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 Quand les opposés s'attirent...des complications (PV Faïra)

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Eleya
Déesse des Eaux Douces
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MessageSujet: Quand les opposés s'attirent...des complications (PV Faïra)   Dim 20 Avr - 22:22

Je n’avais pas tardé à réagir lorsque j’avais entendu le cri d’alerte de mes sœurs. Une rivière avait été souillée par le sang d’innocents ainsi que par des créatures immondes : les fugolls. Connaissant ce lieu, je savais pertinemment ce qui allait se produire. Ces morts n’étaient que les premiers avant le petit village qui se trouvait non loin. Laissant les miens à l’abri, je leur avais juste demandé de récupérer les morts et de les traiter avec dignité. Pendant ce temps, mon chemin me mena sur la terre ferme, bien décidé à stopper ces créatures avant qu’il ne soit trop tard. Certaines naïades avaient voulu agir mais aucune d’elle n’était taillée pour le combat. Mon peuple ne savait pas se battre, il était pacifiste. C’était très risqué pour lui de se lancer dans une telle folie même si, au vu des derniers événements, beaucoup commençaient à y penser et même à réagir lorsque cela était possible et nécessaire. Je m’étais vêtue d’une robe bleue avec un long pan et des manches pendantes, et ce fut déterminée que je me dirigeai vers le village.

En chemin, je croisai des fugolls qui semblaient se délecter de leurs victimes. Avec force et brutalité, l’eau les étouffa, noyant leur cœur noircit. Je n’avais aucune pitié pour ce genre de créature, tuant et massacrant sans vergogne. Les apparences étaient trompeuses, personne en me voyant la première pouvait douter une seule seconde de quoi j’étais capable. Il ne fallait pas s’en prendre à mon peuple, ni à ceux habitant Silraen. Je ne protégeais pas uniquement mon peuple et mon territoire, je protégeais tout le royaume du mal et je le protégerais au péril de ma vie. Il était hors de question de laisser cette terre entre les griffes des créatures du Tolväar. Je savais me montrer cruelle et froide lorsqu’on provoquait mon courroux. Aucun fugolls qui se mit sur mon chemin ne survécut mais la horde avait déjà atteint le village. Les cris et le bruit des armes se faisaient entendre, résonnant dans la plaine.

Je fis alors apparaitre des épais filaments d’eau, attrapant les fugolls, les étranglant, les jetant comme de vulgaires chiffons.

-Eh, attaque-toi à quelqu’un de ta taille, fis-je à l’une des créatures qui voulait défoncer la porte d’une maison dans laquelle venaient de se réfugier une mère avec son enfant.

-Tu es jalouse ?

Avec un sourire amusé, je répondis :

-Viens, je t’attends.

Quelle folie de s’attaquer à une Déesse. Il avait vraiment cru réussir à me vaincre ? Cependant, ils étaient nombreux et l’unique solution qui me vient à l’esprit était de tout inonder. Le problème était ces innocents que je ne pouvais pas sacrifier. Il fallait pourtant agir rapidement et le coup de main vint d’une créature à laquelle je ne m’étais pas attendue : le phénix de Silraen. J’abandonnai donc mon idée, voyant là le moyen d’éviter des morts inutiles. A nous deux, il était possible de faire fuir ces bêtes immondes et je n’allais pas provoquer le phénix en le noyant involontairement, ce serait bien idiot. Il était un allié de taille sur ces terres. Cependant, c’était assez délicat pour moi de faire agir mon pouvoir, face à l’eau, le feu ne faisait pas…long feu. Nous étions deux créatures avec deux pouvoirs totalement opposés mais devant combattre côte à côte. Autant dire que le hasard aurait pu faire les choses plus simplement, non ? Mais pourquoi faire simple quand nous pouvions faire compliqué ?

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Faïra Le Phénix
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MessageSujet: Re: Quand les opposés s'attirent...des complications (PV Faïra)   Lun 21 Avr - 14:39

Le conseil était inquiet depuis plusieurs jours et Faïra était aux premières loges pour ressentir leur angoisse. Les attaques de fugoll se faisaient plus courantes, plus violentes et plus meurtrières à chaque fois. Un jeune immortel, elfe sans doute, venait quelques instants plus tôt de franchir les portes du conseil pour crier haut et fort l’attaque d’un petit village. Faïra attendait derrière les portes en compagnie du jeune elfe terrorisé qu’elle n’essayait pas de rassurer. Comment aurait-elle pu le rassurer ? En lui promettant la survie des siens ? Il y avait peu de chance qu’ils survivent tous. A côté, le conseil débattait de la solution à adopter et, comme toujours, ils étaient trop longs à se décider.

- Faïra ! appelèrent-ils finalement.

La phénix, sous son apparence humaine, entra dans la salle du conseil d’un pas précipité, contenant difficilement son impatience. Elle savait ce qu’ils avaient du décider et elle avait hâte de leur obéir, mais si elle voulait un jour intégrer le conseil, elle devait refouler toute imprudence et toute impatience. Après une explication, bien trop longue au goût du phénix, le conseil décida d’envoyer Faïra nettoyer la zone.

- L’utilisation du feu purificateur ne doit se faire qu’en tout dernier recours, prévinrent-ils. Sauvent les gens et, si tu le peux, sauve le village. La mort des fugoll ne doit pas être notre priorité. Cependant, détruire leur nid serait appréciable pour Silraen.

Faïra inclina la tête en un salut respectueux, puis elle se transforma en oiseau de feu et prit son envol vers le village nommé. Le trajet lui parut interminable. Bientôt, cependant, elle entendit et sentit l’attaque. Les cris et les odeurs se mêlaient dans un ensemble répugnant. Les fugolls étaient d’horribles créatures, laides et à l’odeur pestilentielle. Elle prendrait un malin plaisir à les griller les uns après les autres.

Les corps jonchaient déjà le petit chemin conduisant au village. Faïra repéra quelques naïades qui se penchaient sur les morts, sans doute pour leur donner les derniers hommages. Si les naïades étaient de sorties… sans doute la déesse elle-même s’en était-elle mêlée ? Faïra ne connaissait pas personnellement Eleya, elle n’en connaissait que la réputation. Le seul inconvénient à sa présence était… l’eau. L’eau et le feu n’étaient pas réellement les éléments les plus amis. Cependant, cette aide inespérée permettrait peut-être à Faïra d’éviter un grand nettoyage en profondeur. Survolant le village, elle n’eût pas à aller bien loin pour repérer la déesse.

Comment Faïra l’avait-elle identifiée ? Etait-ce à cause de la chevelure bleutée ? En réalité, la déesse Eleya ne passait pas inaperçue en raison du fugoll qui se débattait mollement dans les eaux qui l’étranglaient. Le phénix plongea vers un autre fugoll, non loin de la déesse, et lui cracha une boule de feu qui enflamma le jeune idiot. Si les fugolls résistaient mieux au feu que les humains, ils ne l’appréciaient pas pour autant. Faïra devait juste mettre plus de puissance dans ses attaques. Ce qui, potentiellement, l’épuiserait un peu plus vite si elle n’y prêtait pas garde.

Reprenant forme humaine, Faïra vint salut Eleya d’un signe de tête courtois.

- Déesse des eaux douces Eleya, je présume ? Je vous salue et vous propose mon aide avec l’appui du conseil de Silveride. Veuillez m’excuser si je ne respecte pas tout le protocole en matière de civilité, mais la situation ne s’y prête guère…

A peine avait-elle terminée sa phrase que Faïra envoya une nouvelle boule de feu ralentir un fugoll un peu trop intrépide. Ce dernier hurla de douleur et tenta d’éteindre le feu, en vain. Sa mort serait lente et douloureuse. Deux autres s’attaquaient à une maison à coup de griffes, une dizaine d’autres commençaient à s’organiser pour encercler les deux femmes. Quelles stupides créatures… Faïra ne put retenir un petit rictus. Elle savait cependant qu’il ne fallait pas les sous-estimer, certains d’entres eux pouvaient se montrer plus intelligents et surtout plus mortels.

- Vu votre présence, Dame Eleya, je peux espérer ne pas retenir mes coups. Votre pouvoir devrait suffire à éteindre les flammes qui ne manqueront pas de s’attaquer aux cabanes, qu’en dites-vous ?

Faïra, ignorant les fugolls qui tentaient de les encercler, envoya son feu s’attaquer à ceux qui tentaient de forcer la porte. Le conseil avait ordonné de sauver des vies en priorité. Elle n’était pas là pour s’amuser… Enfin, pas seulement.

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Eleya
Déesse des Eaux Douces
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MessageSujet: Re: Quand les opposés s'attirent...des complications (PV Faïra)   Sam 3 Mai - 18:09

Sa présence ne me dérangeait aucunement. Au contraire, le nettoyage se ferait avec plus de rapidité et d’efficacité, et plus d’innocents seraient épargnés. Je haïssais ces créatures qui osaient désormais pénétrer sur nos terres. C’était là une preuve du pouvoir grandissant du Mal et que le Tolväar n’allait pas s’arrêter à ses propres frontières. J’éprouvais de la tristesse face à ce que mon peuple devait subir, face aux changements qui s’opéraient en lui. Jamais nous n’avions pu imaginer qu’il soit prêt à combattre, lui qui a toujours été pacifiste, refusant la violence comme unique issu. Pour le moment, je le maintenais à l’écart mais j’avais conscience des agissements des miens, des naïades contraintes d’agir pour leur bien ou pour celui d’un innocent. Les mener à la guerre ? Non, pas pour l’instant, mais si elle était déclarée et qu’une armée devait se lever, j’emmènerai avec moi uniquement les volontaires. En attendant, il fallait se concentrer sur ce que j’avais sous les yeux : un village menacé et des innocents à sauver.

Je souris lorsque le phénix parla de protocole. Je n’étais pas à cheval sur ce sujet, surtout pas dans un moment pareil. Le principal pour moi était d’avoir un appui, d’avoir une aide.

-Ne vous inquiétez pas pour le protocole. Je ne vous ferai pas de procès,
plaisantai-je. Ne vous retenez pas, des naïades se trouvent non loin, elles s’occuperont d’éteindre les flammes.

Si le village était partiellement détruit, cela m’importait peu. Le plus important était de se débarrasser de ces hideuses créatures avant qu’elles ne s’aventurent plus profondément en Silraen. Après avoir achevée un fugoll, je m’appropriai un arc et des flèches, visant et tirant. Dans les yeux, dans la gorge, là où ces bêtes crèveront lentement par hémorragie si ce n’était pas sur le coup. Je n’avais aucune pitié. Qui aurait pu croire qu’une femme aussi douce et passionnée pouvait être aussi cruelle, qu’elle pouvait tuer sans état d’âme ? Les apparences étaient trompeuses. Des fugolls fuirent, voulant s’échapper en s’éclipsant dans la forêt. Il ne fallait en aucun cas qu’ils filent entre nos mains, ils attaqueraient encore et encore. Lâchant mon arme, je fis appel à l’eau de la rivière. Elle monta, inonda les berges avant de se lancer telle une avalanche dévalant les montagnes. L’écume forma d’immenses chevaux, grondant et avalant les fugolls sur son passage.

Relâchant mon pouvoir, les eaux se calmèrent et retournèrent tranquillement à leur place. Le corps des fugolls avaient été entraînés sur plusieurs kilomètres, se heurtant à la terre, aux rochers, se déchirant sous la force de cette nature sauvage. L’eau était considérée comme pure, douce, source de vie, mais elle savait être dévastatrice, semant la mort sur son passage. Une fois lancée, personne ne pouvait l’arrêter. Elle était comme moi en réalité, enfin, j’étais comme elle. Une fois le danger écarté et les dernières créatures abattues, je m’occupais d’éteindre les incendies causés par le phénix.

-Merci de votre aide. Il faut être sûr qu’aucun ne s’est échappé ou ne se cache dans une maison. Certains attendent que la tempête se calme avant de surgir. Ils sont vicieux.

Je serais plus rassurée après avoir fait le tour et de m’être assurée qu’il n’y avait plus aucun danger, ici en tout cas. Je ne doutais pas qu’il y aurait d’autres attaques. Elles s’intensifiaient de jour en jour et cela devenait critique.

-Vous êtes Faïra, c’est cela ? Nous nous ne sommes jamais rencontrées mais j’ai entendu parler de vous. Et je dirai que je suis enchantée de faire enfin votre connaissance.

Et c’était vrai, malgré tout ce qui nous séparait : elle contrôlait le feu et moi l’eau, autant dire que tout nous opposait mais pour moi, la magie ne faisait pas nos différences. C’était l’individu qui les faisait lui-même.

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Faïra Le Phénix
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MessageSujet: Re: Quand les opposés s'attirent...des complications (PV Faïra)   Dim 4 Mai - 15:25

Eleya semblait douce et calme, mais Faïra reconnut en elle quelque chose qu’elle possédait elle-même : cette capacité froide à tuer lorsque la situation l’imposait. Faïra, contrairement à ce que son élément aurait pu révéler, était froide au quotidien, comme si le feu qui l’entourait n’était là que pour tenter de dégeler son cœur que rien ou presque ne semblait pouvoir atteindre.

La déesse de l’eau la rassura sur le protocole et Faïra ne perdit pas plus de temps en paroles. Chaque minute qui passait entraînait la mort d’un nouvel innocent, de ce peuple qu’elle ce devait de protéger. Il était hors de question de laisser les fugolls bâtir un nouveau nid. Elle ne voulait pas avoir à nouveau la mort d’innocents sur la conscience lorsque le conseil l’enverrait brûler le village jusqu’à ce qu’il ne reste plus que de la poussière. Elle ne désobéirait pas, mais elle voulait l’éviter. Chaque village ainsi détruit lui tiraillait le cœur, seule preuve d’une sensibilité latente chez le phénix de Silraen.

Laissant Eleya se débrouiller avec l’eau et avec une arme de fortune qu’elle s’était procurée, Faïra se prit d’une danse mortelle, tournoyant et incendiant, détruisant chaque ennemi et secourant un maximum de personnes. D’un mouvement gracieux des doigts, elle traça un mur de protection pour séparer les fugolls d’un petit groupe de rescapés, le temps pour ces derniers de s’enfuir. Un autre pas de danse et Faïra traça un cercle autour d’un groupe de fugolls. Ses manches semblaient s’embraser comme si ses ailes de phénix étaient à nouveau apparues. Les fugolls commencèrent à hésiter à s’attaquer au duo. Faïra profita de leur hésitation pour en tuer quelques-uns avec un sourire carnassier. Sa danse se poursuivait, tuant et incendiant au gré de ses envies et des appels à l’aide.

Un hurlement d’enfant la fit vibrer et elle quitta son champ de bataille pour se précipiter dans la cabane qu’elle venait d’embraser quelques minutes plus tôt. Une fillette coincée sous une armoire pleurait et suffoquait. Faïra n’avait aucune force physique… Que pourrait-elle faire ? Si elle brûlait l’armoire, l’enfant mourrait aussi. Elle tenta de libérer l’enfant en soulevant l’armoire, en vain, puis en tirant les bras de la fillette mais sans plus de succès. A quoi bon être aussi puissante si elle était incapable de sauver une petite fille de ses propres flammes ? Faïra chercha rapidement une idée. Elle se saisit finalement d’une chaise de bois et l’utilisa comme un levier. La fillette se dégagea péniblement, puis le phénix la prit dans ses bras et sortit de la cabane avant que cette dernière ne s’écroule. Elle n’avait pas encore posé la fillette qu’elle reçut une douche froide.

Eleya avait terminé son ménage et elle s’était mise à éteindre les feux que Faïra avait allumés. Cette dernière, trempée, posa un regard noir sur la déesse avant d’éternuer d’une manière très peu gracieuse. Elle avait horreur de l’eau… C’était froid et mouillé… La fillette sembla se remettre du choc en émettant un petit rire. Il fallait dire que Faïra, une fois mouillée, ne ressemblait plus à rien. Ses cheveux ne brillaient plus de la même lumière et tombaient en cascades drues devant ses yeux, sa robe bouffante n’était plus qu’une tenue de soirée moulante dégoulinant d’eau d’un rouge foncé et son regard trahissait un certain agacement qui aurait fait rire les plus moqueurs… mais étrangement, les survivants préférèrent se retenir d’irriter le phénix qui déjà semblait au bord de la crise de nerfs. Essorant rapidement sa robe, ses manches et ses cheveux, Faïra retourna auprès d’Eleya, l’air boudeur. C’était elle qui avait demandé à Eleya d’éteindre les feux, elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même. Et Eleya n’avait très certainement pas fait exprès. Comment aurait-elle pu prévoir qu’elle inonderait la cabane au moment où Faïra en sortirait ?

-Merci de votre aide. Il faut être sûr qu’aucun ne s’est échappé ou ne se cache dans une maison. Certains attendent que la tempête se calme avant de surgir. Ils sont vicieux.

Faïra hocha la tête, peu d’humeur bavarde quand ses pouvoirs étaient ainsi au plus mal. Pour le moment, elle risquait de ne faire guère plus de dégât qu’un pétard mouillé, mais elle tenterait malgré tout. Il fallait empêcher les fugolls de se répandre à nouveau.

-Vous êtes Faïra, c’est cela ? Nous nous ne sommes jamais rencontrées mais j’ai entendu parler de vous. Et je dirai que je suis enchantée de faire enfin votre connaissance.

- En effet, se présenta la concernée, flattée que la déesse ait entendu parler d’elle. Je suis Faïra, phénix de Silraen et vous rencontrer est un honneur pour moi.

Faïra effectua une révérence et tint la position un petit moment. Ce n’était pas tous les jours qu’elle croisait une déesse… Si le conseil de Silveride était puissant, il n’était rien face aux divins. Et si eux n’étaient rien, alors elle, en humble servante, était bien moins encore. Elle ne devait pas oublier qu’elle était sa place dans ce monde. Cependant, la déesse Eleya avait entendu parler d’elle… Faïra sentit une bouffée d’orgueil la saisir. Que c’était bon d’avoir un début de réputation chez les divins ! Enfin… tout dépendant la réputation qui lui était associée.

- Les fugolls deviennent de plus en plus entreprenants , osa Faïra. Nous aurons besoin du peuple pour les affronter, connaissez-vous de bons guérisseurs pour soigner efficacement les blessés ? C’est loin d’être ma spécialité et je souhaiterais que nous ayons un maximum de survivants.

Elle n’osa pas expliquer que c’était en grande partie pour sa carrière qu’elle souhaitait voir un maximum de vies sauvées… Et pourtant, tout au fond d’elle, elle réentendait le rire de cette petite fille à qui elle venait de sauver la vie. Ce n’était pas désagréable de venir en aide aux gens… quand ces derniers n’essayaient pas de la tuer. Le phénix était encore aujourd’hui une proie de choix pour les chasseurs les plus hardis. Le trophée mystique que personne ne parvenait à attraper… Elle savait qu’un jour l’un d’eux la tuerait certainement. Du moins pour un siècle ou deux.

Faïra repéra quelques survivants qui semblaient un peu agar et elle les interpella. Depuis l’évènement avec la fillette, elle savait qu’un peu de force physique ne serait pas de trop en cas de problème. Trois hommes armés d’arc et de lances s’avancèrent et s’agenouillèrent, intimidés par les deux femmes qui leur faisaient face.

- Accompagnez-nous, ordonna Faïra. Nous aurons sans doute besoin de votre force pour secourir les vôtres.

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Eleya
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MessageSujet: Re: Quand les opposés s'attirent...des complications (PV Faïra)   Sam 12 Juil - 23:40

L’arroser n’avait pas été volontaire. En aucun cas je me serai amusée à tremper le phénix de la sorte. En réalité, je ne l’avais repéré que trop tard pour lui éviter ce désagrément. J’espérais seulement qu’elle ne m’en tiendrait pas trop rigueur. Je m’excusais bien entendu, loin de moi l’idée et l’envie de lui lancer cette eau. Sans parler que je n’avais pas l’habitude de combattre aux côtés d’un être telle qu’elle, où je devais me dire « fais attention ». C’était la première fois que j’étais aux côtés d’un être de feu, d’un phénix surtout, créature rare et puissante. Je souris en la voyant faire sa révérence, je n’en avais pas besoin. C’était inutile. J’admirais les grandes créatures légendaires et pouvoir enfin rencontrer Faïra était de voir un rêve d’enfant s’accomplir. Je ne disais rien à ce sujet, pas de cette manière en tout cas. Cela aurait donné l’impression d’une gamine qui croisait son idole. J’étais une Déesse, être supérieur à elle, mais ces rares créatures étaient formidables même si certaines pouvaient être fortement dangereuses. Concernant Faïra, c’était en bien que j’avais entendu parler d’elle.

-Vous êtes une créature magnifique. Il ne faut pas spécialement être un Dieu pour avoir de grandes qualités. Certains d’entre nous ne méritent même pas cette place.

Mais je ne donnai aucun nom bien que j’en avais en quelques-uns en tête. Cela n’allait pas à tout le monde. J’en avais croisé des créatures ou même des hommes qui valaient bien plus que certains de nos Dieux, cependant, cela ne se disait pas. Il ne fallait pas aller critiquer un Dieu en lui sortant en pleine face qu’il ne méritait pas sa place et qu’il serait bien mieux en étant un simple mortel, peut-être que cela le ferait réfléchir et changer de comportement. Nous ne naissions pas Dieu, nous le devenions. C’était ma philosophie.

-Je n’ai pas le pouvoir de guérison mais l’eau est pure, elle désinfecte. Cela nous fera gagner du temps. Il y a un village plus haut, un guérisseur s’y trouve.

Et il fallait le faire venir ici. Je m’approchai de la rivière et une naïade sortit la tête de l’eau. Je lui demandai de faire quérir le guérisseur du village voisin, qu’il sache ce qui venait de se passer et que nous avions besoin d’aide pour les blesser. Ma sœur hocha la tête et plongea, nageant à toute allure vers sa destination. Puis, je revins auprès des survivants et de Faïra.

-J’espère qu’il ne sera pas long à venir, en attendant, il va falloir se débrouiller seuls.

Me tournant vers les trois hommes, je fis :

-Rassemblons les blessés et les morts, après, nous irons voir dans les maisons s’il y a des survivants. Pour les morts, il faudra les brûler afin d’éviter la naissance d’une quelconque maladie. Il ne faut prendre aucun risque. Nous n’avons pas besoin d’une épidémie. Faïra,
fis-je en me tournant vers elle, si cela ne vous dérange pas, j’aimerais que ce soit vous. Votre feu permettra d’éradiquer le danger, et de le faire plus rapidement que si le faisons de nos propres mains.

Après, elle n’était pas obligée d’accepter mais cela serait bien pratique. Puis, nous nous mettions au travail, chacun allant voir les blessés afin de les amener à l’auberge du village. Ils pourraient s’y restaurer un peu. Les morts étaient, quant à eux, emmenés à l’écart.

-Maudits fugolls ! fis-je en voyant le corps de deux enfants.

Il fallait les éradiquer ces créatures du mal. J’étais pourtant quelqu’un de calme, mon peuple l’était, voulant la paix et refusant la violence. Cependant, depuis quelque temps, cela changeait.

-Les Hommes d’ici ne sont pas des guerriers et beaucoup de peuples magiques restent chez eux, par peur ou par désintérêt. Mon peuple est un peuple pacifique à la base mais depuis un certain temps, nos agissements sont tout le contraire et il se sent parfois un peu seul dans ce combat. Ce n’est guère facile d’allier les différents peuples, chacun mène sa propre vie. Cependant, si nous nous unissons, sans doute que des avis changeront. Que dîtes-vous de travailler ensemble ? Les Hommes sont prêts à se battre mais que peuvent-ils seuls contre ces créatures ? Il faut montrer que, peu importe nos origines, l’union fait la force. Silraen tremble et nos ennemis en profitent, il faut faire cesser cela.

Puis, je continuai plus discrètement :

-Meruwan n’interviendra pas, ou que trop tard. Il ne mesure pas la gravité de la situation. Si plusieurs créatures s’unissent, peut-être ouvrira-t-il les yeux afin d’aider les terres de Silraen.

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Quand les opposés s'attirent...des complications (PV Faïra)

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