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 La malédiction du Passeur

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Saphomoth
Maître du Tolväar
Dieu de la Putréfaction
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Messages : 94
Date d'inscription : 07/03/2014
Royaume : Tolväar

MessageSujet: La malédiction du Passeur   Dim 27 Juil - 22:10

Rampant sous une énorme racine tordue, une bestiole à l'allure d'un gigantesque ver nous accueillit, moi et Oclingoth. Un trou hideux entouré de dents crochus s'ouvrit à notre approche, un souffle putride fit râler le spectre mais ce fut la créature qui se mit soudainement à soubresauter, à émettre des sifflements d'agonie alors que ce qui lui servait de bouche se mettait à fondre contre une couche invisible. L'horrible chenille se retira dans les ténèbres suivie d'un sillage vaporeux aux senteurs d'acide, et ses piaillements se turent.

 « Elles sont dégoûtantes », commenta mon conseiller fantôme.

Voletant au-dessus du sol flasque, il esquivait tout de même la vase qui dégoulinait des branches avec dégoût, comme un vestige de son ancienne personne. Il ne s'approchait pas non plus de moi, trop angoissé à l'idée de se frotter à mon aura de putréfaction qui réduisait en poussière tout ce qui entrait dans mon espace vital. A une longueur de bras, j'étais immunisé de toutes attaques physiques. Au-delà de cette carapace invisible, des particules magiques voletaient dans mon sillage, prêtes à se jeter sur un éventuel adversaire comme une volée d'abeilles pour le pénétrer et le liquéfier de l'intérieur. Elles étaient le plus souvent guidées par le mouvement de mes bras, ne déclenchant leur attaque conjointe qu'avec un geste brusque des mains. Le tout était enveloppé d'un bouclier en perpétuelle rotation dont j'étais le seul à percevoir son oscillation. Il me permettait de stopper tout ce qui approchait de trop près et d'infliger de menues blessures. Le cancrelat géant en avait d'ailleurs fait les frais. Cette protection était instable, même pour moi qui en bénéficiait. Je ne pouvais contrôler son potentiel de destruction, je ne pouvais qu'admirer et contempler les dégâts de ma propre essence sur la Nature lorsque je quittais mon repère.

Les marais du Passeur s'ouvrirent devant nous dans un labyrinthe de mangroves, de lianes pendantes, d'arbustes compacts hérissés de ronces, et de silhouettes sombres qui s'enfuirent dans un concert de bruits feutrés. Des perles jaunes méfiantes et craintives nous suivirent au détour des troncs caparaçonnés. Des vagues de brume recouvraient avec légèreté les étangs stagnants. Nul vent, ni brise ne venait troubler le silence immaculé de ses lieux odorants. La forte odeur de vase et de décomposition à certains endroits était parfois si implacable qu'il fallut que nous déviions du chemin initial.

Par ailleurs, le bestiaire de la bourbe réunissait les individus les plus curieux qu'il puisse exister en ce monde. Des choses aux jambes longilignes enjambaient tranquillement les cratères de boue et les ruisseaux. Une horde de créatures rondelettes et bondissantes traversèrent la clairière en couinant ; l'une d'elle tourna sa tête ravagée par on ne savait quelle substance. Il ne lui restait qu'un œil, l'autre avait l'orbite rongé jusqu'à l'os. Là-bas, une ombre massive proche de la taille d'un ours se mouvait précautionneusement sur un talus où poussait une végétation précaire. Oclingoth leva la tête et émit un chuintement admiratif. Je suivis son regard. Un être immense se découpait dans le ciel, avançant lentement – ou alors d'une vitesse qui était normale pour lui tant sa taille était titanesque. Campé sur quatre pattes aussi épaisses qu'un palais entier, il ne se souciait même pas de la vie en contrebas. Des écailles aux nuances miroitantes avec une majorité d'indigo se discernaient sur la plaque ventrale. Il mit quelques instants à disparaître dans l'horizon des cimes décharnées, mais un de ses congénères le suivit de près avec la même démarche placide.

« Ont-ils seulement des noms pour les désigner ? » fit Oclingoth en effectuant quelques arabesques aériennes.

« Je verrais bien ces géants se nommer les Titans de Névéa. » L'inspiration était subite.

« -Névéa ? » interrogea le conseiller, pris de court par la spontanéité de la réponse.

« Névéa était la seule femme seigneur qui ait existé à Sigvardùn », soupirai-je. « On la disait grande, forte et affublée d'une épée bâtarde aussi longue qu'un homme. Elle découpait ses ennemis en deux et c'était même devenu son loisir. Plutôt que de faire régner la justice en son fief, elle dépeçait systématiquement les criminels par seule envie de les voir en deux morceaux. À croire qu'elle voyait dans ses tueries une sorte d'art obsessionnel. »

-Je ne saisis toujours pas le rapport avec ces géants... », avoua l'Engeance spectrale avec circonspection.

Je haussais simplement les épaules, reprenant notre longue et pénible progression dans les bois purulents des marécages. Le sol devenait spongieux et visqueux au fur et à mesure de notre avancée. La fange prenait des nuances crasseuses. De part et d'autres du sentier que nous suivions, des bulles éclataient avec des claquements creux à la surface des eaux tourbeuses. De plus, le sol qui se flétrissait sur mon passage paraissait de plus en plus tiède. Oclingoth, dans ses voltiges discrètes, ne se rendait pas compte du changement. Les bois se clairsemaient tout en se rétractant peu à peu sur eux-mêmes. Les troncs semblaient s'être retranchés suffisamment loin pour délivrer un passage assez large pour laisser passer une troupe de fugolls.

« Nous ferions mieux de les attendre ici. » dis-je en m'arrêtant en plein milieu du chemin.

Le conseiller se montra plus sceptique. « Ici ? Mais nous ne sommes pas trop à découvert ? 

-Je ne me soucie guère de savoir qui pourrait nous surprendre. 

-Même pas...Le Passeur ? » suggéra-t-il sans prudence.

« C'est bien pour lui que nous sommes là. »

Par-delà la ligne des cimes biscornues semblables à des bras désarticulés, une masse de nuages noirs roulait dans notre direction, dévorant le ciel grisâtre et poussant un grognement de haine.
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Foleun
Dieu des Cauchemars Perfides
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Royaume : Tolväar

MessageSujet: Re: La malédiction du Passeur   Lun 28 Juil - 16:53


La sensation de sa jambe s'enfonçant tout à coup dans un sol mou ne parvint pas à détourner l'attention d'un Foleun, sous sa forme humanoïde, de l'être gigantesque qui lui passait lentement au dessus de la tête, le plongeant un temps dans dans une obscurité presque complète, habitée par les bruits de la faune corrompue des marécages. La boue l'avait aspiré jusqu'à la taille lorsque le Dieu s'intéressa à sa situation. Adopter sa forme de Ver eut facilité ses déplacements... Discrétion en moins. Et c'eut été dommage que de ne pouvoir observer sans trop perturber les créatures d'un lieu qu'il ne visitait guère. La faute au Passeur & à son caractère destructeur. Créateur ou pas, il était des plus inhospitalier.

Sur les épaules du Dieu embourbé poussèrent des bourgeons de chairs qui crûrent, s'étirèrent, se dotant d'articulations et ainsi de suite, jusqu'à ce que leur extrémité atteignent les arbres tordus le surplombant et s'ornent de mains. Celles-ci s'agrippèrent aux branches, et les bras cauchemardesques se contractèrent et se tordirent jusqu'à ce Foleun soit tiré de sa gangue de boue. Après quoi ses nouveaux membres se ratatinèrent pour se fondre dans sa chair... Et le Dieu des cauchemars reprit son vagabondage sautillant, dans une maigre végétation épineuse & suintante à l'odeur rance, son sujet de curiosité titanesque allant dans une autre direction que la sienne.

Car c'était le Dieu de la Putréfaction qui l'attirait en premier lieu. Une présence qui ne s'ignorait pas facilement... D'autant qu'il était l'un des rares dieux du Tolväar a avoir remarqué les activités du Ver - avec quelques siècles de retard par rapport à son "apparition" -. Cela s'était traduit pas des encouragements fort appréciés. Et sa présence sur le terrain du Passeur, voilà qui était singulier. Aussi Foleun allait-il à sa rencontre. En tant que simple observateur dans un premier temps... Et poseur de questions.

Faune comme flore s'opposèrent à sa progression, en intrus qu'il était. Un prédateur bondit... Sur un adversaire invisible, qui d'après les gémissement du vivant, dut le dominer dans la lutte. Des insectes tentèrent de se nourrir de ses fluides, de se greffer à lui... Ils ne demeurèrent pas accrocher bien longtemps et tombèrent, bientôt dévorés. Le Dieu des cauchemars ne trouvaient nulle jouissance, dans ce qui équivalaient plus ou moins à des "songes", en ces créatures insignifiantes. Quand aux plantes, il s'arma quelques fois d'une mâchoire de ver pour les grignoter un peu de l'intérieur. Avant de continuer sa route dans le bois obscur.

Mais l'un de ses "détours" le mena tout de même à Saphomoth... Ce qu'il sentit d'une manière très désagréable en s'approchant plus que de raison de la divinité. Bondissant en arrière dans un cri de surprise - mauvaise -, Foleun finit dans un buisson craquant. Se redressant, hérissé d'épine, il s'inclina vers le Maître du Tolväar, ses multiples yeux détaillant avec une certaine avidité son physique et ses réactions.

"Foleun a trouvé. Et Foleun se demande bien pourquoi le Créateur de toute Putréfaction a tourné ses yeux vers l'habitant d'en bas plutôt que ceux d'en haut. Le Créateur aurait-il mal au cou ?" baragouina-t-il, sa chute ayant légèrement déplacé sa mâchoire.

Il la remit en place dans un claquement mou.
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Nékèpech
Dieu de la Souffrance
et du Désespoir
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Date d'inscription : 27/04/2014
Royaume : Tolväar

MessageSujet: Re: La malédiction du Passeur   Ven 1 Aoû - 12:32

The Path in the Swamps

Une forme noire et suintant le même liquide sombre qu'à son habitude serpentait dans les marécages, faisant s'écarter sur son passage les bestioles apeurées habitant le marais. La forme était celle d'une long serpent, sans réelle tête. Comme une longue créature filiforme couleur d'encre qui se déplaçait à travers les végétations et les mangroves. Derrière elle, neuf horreurs de la nature se déplaçaient à la même vitesse, quoique traînant leurs pieds et n'affichant aucune expression sur ce qu'on pouvait appeler leur visage. Les Neufs Maux, engeances maléfiques engendrées par la sombre magie d'un dieu tolväari, suivaient d'un pas lourd le serpent noir qui se frayait un chemin dans les marais.

Lorsque le grand tuyau noir arriva en vue de l'énorme créature qu'il venait de repérer, celui-ci s'arrêta net et, lentement, se redressa de tout son long. Un petit groupe de créatures apeurée passa à proximité, et le serpent put entendre un bruit de couinement venant de derrière lui, suivi d'un bruit de mâchoire cisaillant la chair sans merci. Nezaq venait encore de faire honneur à son attribution.
La forme sombre commença alors à se transformer; des membres se dessinaient, ainsi qu'une tête qui commençait à s'affubler d'un masque cauchemardesque, malheureusement trop connu. Le corps du serpent se métamorphosait; des muscles secs se dessinaient sur la forme, jusque-là à la texture poisseuse et rugueuse à la fois.

Après la métamorphose, la créature souffla un murmure de satisfaction. Celle-ci n'était autre que Nékèpech, le Cruel.

Regardant derrière lui, le Prince des Larmes fit un signe de tête à ses Maux, qui le suivirent d'un pas toujours aussi traînant. Apparemment, c'était aujourd'hui le tour de Ya'ash de déterminer l'humeur du petit groupe d'engeances, ce qui fit sourire Nékèpech. Il s'arrangerait pour que cette idée stupide soit abandonnée une fois rentré au Palais. Pour l'instant, se sachant proche du point de rendez-vous, il avait retrouvé sa forme originelle afin que son Maître puisse le reconnaître.
Il ne fallut d'ailleurs pas longtemps au dieu de la Souffrance pour retrouver le grand Saphomoth, maître du Tolväar, en compagnie de son éternel serviteur, Oclingoth, et de Foleun, le magnifique Ver dont Nékèpech avait entendu parler, mais n'avait jamais réellement vu en personne. Il était d'ailleurs plus que ravi de constater l'apparence du dieu, qui donnait à présent du sens à son surnom.

Esquissant un gigantesque rictus avec sa mâchoire aux dents tellement nombreuses qu'elle ferait rougir de honte n'importe quel carnivore, le Prince des Larmes clama:

"Je vous salue, grand Maître Saphomoth, dieu de la Putréfaction. Quel plaisir de vous voir de nouveau en personne."


Puis le Cruel se tourna vers le Ver et, le regardant de sous son masque d'adamantine rendant ses yeux invisibles, il déclara:

"Je te salue également, Ver. Ta réputation est parvenue à mes oreilles, tant mes prisonniers semblent un doux nid pour tes activités oniriques."


L'heure, pourtant, ne semblait pas aux longs discours. Car lorsque la tête de Nékèpech se leva au ciel, une sombre chose était en marche. Les nuages n'étaient pas annonciateurs de bonnes choses. Le dieu sombre pouvait le sentir dans l'air.

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Hiergon
Dieu des Maladies
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Date d'inscription : 06/07/2014
Royaume : Tolväar

MessageSujet: Re: La malédiction du Passeur   Jeu 7 Aoû - 12:00

J'arrivais enfin au dessus des marécages du passeur, assaillit par l'odeur nauséabonde des lieux malgré l'altitude. 

Saphomoth m'avait appelé, nous avait appelé, dieux du Tolväar, à la bataille. Ce n'était pas un appel explicite, mais plutôt une sensation diffuse dans toute mon essence divine. Le Dieu de la Putréfaction m'appelait à combattre. J'aurais pu ignorer son appel et rester dans ma tour, mais la curiosité était trop forte. Qu'est ce qui amenait le dieu cornu si loin dans le Tolväar ? Qui était assez inconscient pour le pousser à partir en guerre de la sorte ? C'est arrivant dans les marécages que j'avais compris : le Passeur. 

Sous ma forme humaine, entouré d'une aura verte et de mes mouches, avec mon éternelle capuche rabattu sur mon visage diaphane, j'avais saisis ma faux et mes saïs et quitté la Tour Purulente, suivant l'appel de Saphomoth. Juché sur le dos d'un Diaval silencieux, je survolais ces marécages puants. Nous volions rapidement, propulsés par les puissantes ailes membraneuses du manticore.
 Derrière nous, une petite quinzaine de Lakhans avec leur gueules hérissées de crocs et leurs bras de mantes repliés sous eux, nous suivaient, l'air vrombissant sous les battements de leurs ailes de mouches. 

Les muscles de Diaval se tendirent sous mes cuisses alors que nous passions sous de gargantuesques créatures écailleuses, qui se déplaçaient au travers du marais, imperturbables. 

Le ciel en face de nous, était empli de lourds et menaçant nuages, qui avançaient à une allure bien trop rapide pour que leur avancée soit naturelle.

Enfin j'aperçu Saphomoth, au sol, dans une zone découverte. Nékèpech et Foleun étaient là également, je n'étais donc pas le seul à avoir sentis l'appel du seigneur du Tolväar. Diaval atterrit, à une distance respectable du dieu maitre, de manière à éviter tout contact avec son aura de putréfaction. Les Lakhans se posèrent un peu en retrait, derrière le manticore. Je descendais de ma monture, pour saluer Saphomoth et les Dieux présents. Parmi les mouches qui m'accompagnaient inévitablement, celles qui volèrent trop près du dieu de la putréfaction furent instantanément réduites en cendre. 

" Maitre du Tolväar et de la putréfaction, c'est un plaisir de pouvoir une nouvelle fois, profiter de votre auguste présence".


"Nékèpech" ,saluais-je en inclinant subtilement la tête.

" Foleun, dis-je en me tournant vers le dieu des cauchemars, qui avait sa forme humanoïde, il semble que nos chemins se croisent à nouveau. J'en suis ravi".
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Vheïrom
Fureteur turpide
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Royaume : Tolväar

MessageSujet: Re: La malédiction du Passeur   Ven 8 Aoû - 2:59

Il les avaient vu en songe, les herbes qui se flétrissent dans la terre en un large sillon menant jusqu'au domaine du Passeur. À son réveil, l'inexorable désir de suivre la trace de son Maître avait eu raison de lui. Il sentait ses fibres musculaires enveloppées d'une chaire qui n'était pas la sienne, celle-ci lui dictait le chemin et il allait, comme magnétisé, à l'encontre de son créateur. Précédant une dizaine de ses comparses, le Vil en ses fonctions d'éclaireur s'arrêta à la frontière des marais, percutant un mur invisible de perdition. Un fugoll chétif s'immobilisa à sa droite, la gueule lacérée de vilaines blessures cicatrisées.
 
- Karnh n'a pas entendu l'appel du Maître, grogna-t-il sur un ton suspicieux, Karnh n'ira pas dans ces marais, il ne veut pas mourir.
 
Vheïrom lui répondit d'une grimace édentée sans même le regarder, ne sachant s'il devait se réjouir d'avoir été un exclusif ou craindre les dessins sibyllins de son Créateur. L'odeur fétide de la lande à ses pattes était porteuse de mauvaises augures et s'il n'avait écouté que ses sens, jamais il n'aurait pénétré un territoire évité des siens. Mais l'exhortation de son dieu était au-dessus de tout, de son instinct et de sa logique, si bien qu'il pataugea bientôt dans les eaux stagnantes des marécages, suivit par quelques confrères lui vouant une confiance aveugle.
 
Notre Vil était sous l'emprise d'un charme qui le dépassait, mais il n'était pas stupide. Il s'était entouré de semblables le considérant ou lui devant une chandelle, de ses plus proches intimes. C'est au moment de les trahir qu'ils lui seraient utiles. Ceux qui ne soupçonnaient pas sa fourberie étaient les plus aisés à se laisser duper. Car Vheïrom percevait un bouleversement proche, cette intuition lui crochait les tripes depuis son réveil d'automate. C'était comme sentir la pluie avant qu'elle ne vienne, avant que le ciel ne se couvre, avant que la brise ne se lève. Une ombre lente passa au-dessus de leurs têtes, affreusement indifférente de leur existence.
 
- Rentrons au nid, supplia soudain l'un de ses frères que la panique animale venait de saisir
 
Il avait planté ses poignets dans le sol mou, lançait des coups d'œil hagards aux environs. Dans la brume langoureuse qui s'accoquinait à la terre, des masses noires et difformes se mouvaient avec lenteur. Elles s'élevaient pour les épier et s'évanouissaient comme des mirages dans les leurres des tourbières. La peur gagna rapidement tout le groupe et l'un des plus jeunes se mit à geindre comme un chaton égaré en s'agitant de soubresauts nerveux. Vheïrom rebroussa chemin pour venir à l'encontre du promoteur de cette angoisse collective, s'en approcha mielleusement, l'échine basse et, lorsqu'il fut tout près, il se redressa sur ses pattes arrières et happa brusquement l'épaule de son frère. Il enfonça ses griffes dans le cartilage croustillant et son cadet qui poussa un hurlement plaintif, bientôt secondé d'un concert de gémissements effrayés de la part du groupe. Tous reculèrent en roulant des yeux, montrant les crocs à leur voisin, rétablissant soudainement l'ordre hiérarchique précaire de leur peloton.
 
Il n'y a plus d'unité, il n'y a plus de frères, restes avec moi, ou meurt, gronda le Vil, menaçant et caverneux en enfonçant un peu plus ses longs doigts dans la chaire juteuse

Le petit groupe de fugolls resta silencieux un court instant, tous trop sots pour analyser la situation. Après une longue minute, l'un d'eux décida tout simplement de détaler comme un lièvre, le dos rond comme une balle. Quelques mètres plus loin, une étendue d'eau bouillonnante l'engloutit brutalement comme si une main de titan l'avait tiré sous la surface, et la bête disparu sans même avoir le temps de pousser un gargouillis. Insensible à la perte de l'un de ses proches, Vheïrom lâcha son cadet dans un grognement lourd de sous-entendus, et continua sa route. Ils étaient tout près. Le Créateur, et d'autres entités puissantes. Leurs auras oppressantes et leurs nombres d'années vénérables alourdissaient l'air comme une humidité collante. Lorsqu'il se retourna, le Vil vit ses frères agglutinés les uns aux autres, le suivant de très loin et sans grande ambition.

Il passa une barrière de ronces, se faufila au travers d'un rempart d'arbustes épineux, et d'hautes silhouetts se dévoilèrent à ses billes luisantes. Les profils étaient tous respectivement accompagnés de leur sous-fifres et Vheïrom n'eut nul mal à reconnaître les Maux, des engeances qu'il exécrait, des âmes idiotes et fermées à toute négociations, n'écoutant que leur Roi. Des abominations sans utilité qu'il aurait souhaité ne pas croiser à nouveau. Le fugoll s'approcha prudemment du quatuor, courbant l'échine et aplatissant ses oreilles pointues sur son crâne. Écrasé par l'occulte, il arriva aux pieds de ses supérieurs, gardant néanmoins une distance respectueuse -et sécuritaire-, et laissa les poils de son menton tremper dans l'eau boueuse.

- Prince, ronronna-t-il en relevant brièvement les yeux vers Nékèpech

Puis, se tournant vers son dieu dont-il n'avait encore jamais croiser le regard.

- Maître...

Sa bouche se déforma en un rictus fort peu convenable, donnant l'impression à sa mâchoire d'être déboîtée. Le fugoll osa un rapide coup d'œil vers les autres divinités dont il ignorait la nature et il se coucha un peu plus dans le boue, laissant dorénavant le devant de son poitrail s'imbiber de la tiédeur du marais. Ses frères s'étaient dissimulés dans le taillis d'épines, l'épiant comme de petits insectes.
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Saphomoth
Maître du Tolväar
Dieu de la Putréfaction
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Royaume : Tolväar

MessageSujet: Re: La malédiction du Passeur   Mer 13 Aoû - 21:29

Le silence discourtois ne dura que peu de temps avant que ne se présentèrent un à un dans une parfaite fréquence d'arrivée les Abominations Divines.

Avec une certaine ponctualité plaisante et une démarche décalée, Foleun nous rejoignit et courba l'échine devant moi, son voile de chair glabre pendant de son visage avec insolence. Je ne l'avais encore jamais vu dans sa forme humanoïde et le résultat n'avait rien de comparable avec ce qu'on pouvait voir dans les cauchemars qu'il tisait dans son imagination monstrueuse. Les mesures et les proportions dérangeantes de son corps inspirait forcément la peur, car la peur pouvait faire reculer n'importe quel ennemi. Ce qu'on ne comprenait pas ne pouvait être vaincu. Bien que Foleun me permettait de converser dans les songes avec les fugolls, son apparence me perturbait légèrement car elle ne pouvait être appréhender dans quelque forme de compréhension que ce soit. Mais ma magie fit beaucoup plus que ça, car il dut se recroqueviller sur lui-même pour éviter la coquille invisible de mon monde personnel en putréfaction continue. Je me gaussai de sa maladresse.

« J'espère que ce n'est pas toi qui ait mal au cou. Je te veux en pleine possession de tes capacités. »

Un peu plus tard, plusieurs ombres émergèrent des fondrières alentour, se mouvant avec précaution, courbant l'échine au fur et à mesure de leur approche pour se prosterner. Seul le plus dépareillé semblait ne pas être affecté outre mesure par une aura d'affliction. Je plissai les yeux à son arrivée, dévisageant son accoutrement et ses manières quelques peu mesurées. Il avait tout l'air du personnage qui ne laissait rien au hasard, que ce soit dans ses mots ou dans ses gestes. Il se mouvait comme une ombre mais son aura était assez forte pour être remarquée. Il se présenta comme Nékèpech, tout en politesse et en courtoisie. Cela était tout à son honneur mais le dernier souvenir que j'avais de lui n'était qu'une bribe de magie issue de la souffrance de milliers de cobayes torturés. De leur écho commun d'agonie, le Dieu du Désespoir avait émergé en poussant un orgasme de puissance. Depuis ce moment-là, j'avais oublié de suivre son cheminement et ses actes en Tolväar mais il ne fait nul doute qu'il est  déjà l'objet de vénération de nombreuses sectes avides de se plonger dans sa science.

Des petits jappements accompagnèrent la troupe des Neuf Maux de Néképech : les Lakhans de Hiergon. Semblables à des manticores dotées d'ailes, ils avaient toutefois bénéficié des améliorations magiques de leurs maîtres et étaient incomparablement moins nombreux que mes sbires. Le Dieu des Maladies en était toutefois tellement fier que ses créatures le suivaient partout où il allait. Comme le reste des invités, ils évitèrent singulièrement la poche invisible qui me protégeait. Partagé entre l'agacement et la résignation, je finis par dissoudre l'enveloppe protectrice afin qu'ils n'aient pas à s'éloigner par couardise. Les insectes se posèrent de concert sur la terre fangeuse, calmant leur vrombissement.

A nouveau, il fit preuve d'une indéfectible bienséance à mon égard.

« Je ne suis pas un Roi mes chers enfants. » soulignai-je en les regardant un à un sans la moindre ironie dans le voix. « Je suis votre Maître, vous êtes mes élèves. Je vous ai fait venir ici pour un simple travail pratique. Et comme vous l'avez entendu dans mon appel, il s'agit du Passeur. »

Un craquement retentit dans les alentours et une paire d'yeux jaunes curieux apparut dans l'obscurité des feuillages. D'autres lucioles dansant par deux s'allumèrent a fur et à mesure et en progressant vers nous, elles révélèrent plusieurs centaines de corps chitineux dressés sur des pattes fines aux extrémités griffues. Avec la souplesse de chats, les fugolls avancèrent prudemment, intimidés par la présence des Dieux réunis. Jamais de toute leur vie de parasite, ils n'ont pu apercevoir les Êtres Divins et ils ne les verront sans doute plus après cette rencontre. Car cela ne serait qu'une situation provisoire. Avec la défaite du Passeur, tout le monde rentrera au bercail, et il faudra que des falaises s'écroulent et que des lacs s'assèchent pour que se produise à nouveau une réunion avec Dieux et mortels. Le plus leste et le plus pâlot de carapace d'entre eux fut celui qui avait eu le mérite de s'attirer mes grâces durant une bataille qui opposa son régiment à une armée d'hybrides. Son nom était Vheïrom, il n'avait été qu'un soldat lors de notre entrevue psychique, mais je le soupçonnais d'être monté au grade de sous-fifre désormais.

« Bien, Nékèpech, tu sembles déjà connaître ce petit Fugoll. Pour les autres, voici Vheïrom. Je n'avais pas pensé à créé des créatures intelligentes mais celui-ci semble être passé au-dessus des gênes de ses congénères pour réfléchir par lui-même. Une fierté, si je puis me permettre le mot. »

Le reste de la cohorte fugollienne se sentit plus en confiance sous l'égide de Vheïrom, ainsi ils le rejoignirent en l'entourant instinctivement. Un signe de respect chez eux. Cela ne les empêcha pas de jeter des regards angoissés aux trois divinités et à leurs suivants.

« Revenons à nos moutons. Vous devez savoir à qui nous avons affaire avant de tenter quoique ce soit. Sachez qu'il est originellement le frère de Sverundi, qui aurait du être présente si le Passeur n'avait pas déséquilibré sa magie de son côté. Sa stratégie semble être de m'importuner sur tous les fronts en espérant que je puisse l'affronter seul à seul. Et mes chers disciples, je ne vais pas vous le cacher : il a accumulé tant de puissance en ces deux derniers millénaires que je regretterais presque de ne pas avoir déchiré moi-même son enveloppe charnelle à sa naissance. Nous allons ainsi rencontrer le premier problème qui est tout aussi incertain qu'imprévisible : il est aussi fort que vous trois réunis. Cependant, comme j'aurai du m'y attendre, vous avez preuve d'ingéniosité en faisant appel à des forces extérieures tout comme je l'ai fait en apportant mes fugolls. Avec Sverundi indisposée par sa récolte d'âmes en perte, nous avons un handicap car elle seule connaît sa magie et ses points faibles. Le deuxième problème, et pas des moindres : pour nous faciliter la tâche, votre nouvel ami a lui aussi fait appel à ses propres forces... »

Je marquai une pause en me rendant compte que je faisais déjà les cent pas.

« Imaginez ou essayez de dénombrer le nombre de personnes mortes en deux millénaires. Divisez cela par deux en partant du principe que Sverundi a pu guider leurs âmes. Vous avez alors une estimation relative des forces dont dispose votre prochain adversaire, ici, dans ses jardins. Ce sont que des esprits en quête de vengeance, et emplis de haine. Ils n'hésiteront à vous sauter dessus pour déchiqueter tout ce que vous constituez. » Un remous dans la foule de fugolls me montra quelques uns des leurs en train de flancher. « Je peux cependant éviter cela. Je vais négocier avec lui, cerner ses attentes et y répondre avant de limiter les pertes. Il n'est pas question de lui céder une parcelle de terrain en plus, les marais sont suffisamment grands pour lui mais il est possible de faire un compromis et je vous ai fait venir pour cela. Qui est mieux placé que vous pour comprendre ses souhaits, pour comprendre son ambition démesurée ? Je compte sur nos pour-parlers pour empêcher qu'une guerre intestine ne se produise sur mes terres alors que la conquête du Silraen n'a jamais été autant à portée. Les fugolls harcèlent tant les silraeni qu'ils vivent désormais sur le qui-vive. Je vois des armées entières qui ne dorment plus, je vois des châteaux frémir à l'évocation du nom des fugolls...de VOS noms. » lançai-je en les désignant tous trois. « Une fois que le Passeur se sera régalé de ce que nous avons à lui offrir, nous ferons bien pis que cela. Nous DETRUIRONS leurs armées, nous ferons TOMBER leurs châteaux de bois et de pierre ! Et j'irai personnellement botter le  gros cul paresseux de Meruwan... », gloussai-je.

L'orage imminent était presque au-dessus de nos têtes. Un arc électrique fendit les masses nébuleuses en produisant un grondement sinistre. Des cliquètements rebondirent autour de nous avant qu'une fine pluie nous tomba dessus.

«  J'allais omettre le dernier point...Le Passeur est une Engeance. Il a abandonné tout ce qui faisait de lui un Dieu...Pour devenir quelque chose de plus. Du moins l'espère-t-il. Ne lui laissez pas la moindre occasion de vous montrer sensible à sa force. Peu importe ce qu'il vous fera subir, sachez que cela ne fera que rassasier sa haine, et à travers celle-ci, sa puissance. »

« Saphomoth. »

Je fis volte face à l'adresse de cette voix caverneuse dépourvue de vie.

« Tu me connais tellement bien. Où as-tu eu toutes ces informations sur moi ? Est-ce Sverundi qui t'a tout raconté? »

Le Passeur n'était pas quelqu'un, c'était quelque chose. Un humanoïde guidé par l'essence de la magie du Tolväar. Ce qui venait de surgir derrière le rideau de l'averse n'était qu'une marionnette mais une marionnette tellement dangereuse. Son allure était celle d'un cadavre ambulant, aux articulations décalées, aux bras et aux jambes filiformes terminées par des doigts mués en longues aiguilles cramoisies. Au fond du puits sombre de ses orbites luisaient deux charbons rougeoyants. La pestilence qui se dégageait de son être était une insulte à mes pouvoirs. Tout en lui était créé pour s'opposer directement à moi. La lanterne bleutée se balançait à sa hanche en émettant un cliquètement perceptible malgré la pluie ambiante. Son aura encerclait l'objet mais pas sa chair. Tout me laissait à penser qu'il avait trouvé un phylactère ailleurs pour plus de sûreté.

Spoiler:
 

« Ou Caducie peut-être ? », ajouta-t-il en imitant un ton suave.

Une bouffée de colère incontrôlée m'envahit. Il s'en gaussa ouvertement.

« Trois cent cinquante deux fugolls, le Dieu Supérieur des Maladies, dix-sept lakhans, le Dieu des Douleurs, aussi appelé Prince des larmes et ses neuf Maux. Foleun, Dieu des Cauchemars Perfides. Et toi. Contre moi. Mais c'est déloyal ! »

Son crâne délabré se fendit d'un sourire mortuaire.
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Lakhsry Van Heaven
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MessageSujet: Re: La malédiction du Passeur   Dim 24 Aoû - 11:13

Dans un nuage de fumée et de poussière, l’armée Tolväari continuait une progression assuré vers le marécage du passeur, réputé impénétrable et d’une dangerosité extrême, là ou même l’âme ce perds et que la raison ce voit annihiler.

Ce n’est qu’il y a deux jours que le général avait eu sa vision, Saphomoth lui-même avait envoyé la vision du marécage ainsi que des explications bien précises.

C’est avec une armée titanesque que le seigneur de guerre approcha des marécages, non seulement composé de guerrier de toute races mais également de prêtre, d’assassin, de bretteur et de rôdeur, tous marchant sous les grandes bannières de leur dieux, chaque dieux voyait leur étendard flotter au vent et nombreux était leur fidèle a marcher sous ceux si, que ce soit prêtre, guerrier-pieux, pseudo-paladin ou même ‘’templier’’, des mages avaient été également réquisitionner ainsi que des alchimiste et des créatures de cauchemars complétait le puissant cortège infernale.

Tout en s’approchant du marécage, la troupe commença alors à ce dispersé autour de l’étang géant, formant un véritablement mur d’être vivant de tout sorte, les campements furent érigé, les tours de gardes montée et des palissade furent dressée, tout sa était pour repoussé un éventuelle assaut ou voire même sortie des créatures vivant dans le marécage et non pas combattre l’entité elle-même.

Alors que les tours de garde était de simple tour monté en à peine 3 heures, la palissade elle était quelque chose de plus ‘’étrange’’, composé d’une soie étrange, la palissade était fait de fil d’araignée tressé par les Drows, connu pour être résistante au choc et aussi gluante que la bave des limaces Tolvaäari, emprisonnant quiconque tenteraient de les franchies et retenant les armes qui aurait eu l’audace de les mordre.

Une fois les positions défensives effectuée grâce au génie de construction Duergar, les préparatifs divin ce mirent en place, ce fut au tour des prêtres de ce mettre ne place. Nord, Sud, Est et Ouest, les quatre points cardinaux étaient les hôtes des cercles et pentagramme divin, les prêtres marquant leur territoire a l’aide de symbole tout aussi insolite qu’ésotérique.


Les prêtres de Saphomoth étaient les plus nombreux et les plus puissant, revêtant leur longue robe de couleur de sang, leur visage était peint de nombreux traits noir et rouge, leur peau avait été traité pour donner une effet blancs cadavériques, tout en s’avançant au centre des pentagramme maudit, il brandirent leur bâton cornu et lame acérée, c’est alors que l’ambiance ce fit plus pesante, générant une odeur de putréfaction et de mort, alors que le corps des prêtre s’éleva dans les air d’à peine 30 centimètre, les incantation ce muèrent en chant puissant et ce n’est qu’après quelque secondes qu’il frappèrent le sol de leur bâton, dressant un puissant dôme d’une aura rouge sang, quiconque entrera à travers le ‘’Dôme putride’’ ce verra immédiatement réduit a l’état de cendres.


Une fois le dôme mit en place, cella était au tour des prêtres de Néképeche, récitant prièrent sous forme de cri de plainte et dégainant leur lames acérée, c’est en s’ouvrant le corps et la peau, en déversant sang et boyaux que leur magie céleste prit forme, tous en s’ouvrant une plaie a un quelconque endroit voyait en sortir un long filet noir d’ébène, ce filet viendra taché le sol tel de l’encré versé dans l’eau, s’approchant du marécage en augmentant leur vitesse, avant que la brume terrestre ne commence a envahir le marécage, les prêtre orientèrent leur mains en direction du marécage et hurlait mille supplication pour qu’elle ne pénètre pas en les terres fangeuse, comme mué d’une conscience propre, la brume funeste s’arrêta net mais continuait en onduler sur le sol, mouvante et meurtrière.

Quant au disciple de Foleun, ceux si étaient vêtue de leur traditionnel bandage, ressemblant vaguement a des momies, nul ne savaient comment ils pouvaient se mouvoir dans la réalité, mais ce que tout le monde savaient c’est qu’ils n’étaient plus de cette réalité, dans un somnambulisme perpétuelle, ils ne cessent de concevoir des cauchemars et font en sorte que ceux si aient un impact sur la réalité, les prêtre onirique s’assirent en tailleur et plongèrent encore plus profondément dans le monde onirique de leur dieux et déclenchant ainsi leur pouvoir mystique, une aura sombre commencèrent a émané de leur bandage avant de fondre a quelque mètre des prêtre en direction de la forêt putride, une fois a une bonne distance, une second mur vint ce calquer au mur putride, donnant ainsi une deuxième épaisseurs au mur incandescent, quiconque viendrait a pénétré ce mur ce verra paralysé par la peur et le ‘’Dôme putride’’ ferait le reste, tout en murmurant dans leur songe et leur rêves, les prêtre onirique continuèrent a maintenir le dôme en copie au puissant prêtre de Saphomoth qui n’avaient toujours pas touché terre.

Alors que tous les prêtres incantaient leur rituel, les prêtres de Hiergon furent les plus crains, s’approchant des lieux de culte quasiment nu  ,si ce n’est habillé d’un vulgaire pagne ,mais surtout leur corps est entièrement dévoré par les maladies et autres fléaux, les prêtre-lépreux commencèrent leur incantation sans préliminaire, de leur bouche sortaient mouche et de leur plaie sortait toute sorte d’insecte purulent, alors que le torrent de parasites s’écoulaient de leur différent orifices, les incantation prirent la forme d’une nuée insectoïde, se ruant à la lisière de l’étang, quelque insectes eurent le malheurs de toucher le mince filet noir qui s’étendait sur le sol au-delà de la barricade de soie et ce virent littéralement dévoré par le dit filet sombre, les prêtre avaient grands mal à retenir cette horde d’insectes, ne demandant qu’a ce repaitre d’arbre et d’être vivant qui sommeillaient paisiblement à l’intérieur du marécages.

Même les prêtres de Caducie étaient présent, ils incantérent mais comparé à leur homologue mystique et divin, rien ne se passa réellement, de leur longue barbe blanche et de leur yeux d’un bleu extrêmement profonds, ces prêtre avaient tous des vieux mages et donnant une puissante sensation de respect, ne parlant que quand il faut parler, les propos de ces prêtre au sang de glace étaient toujours cassant et glacial, comme le tempérament de leur déesse.

Une fois les propriétés magique établies, le général ira trouver les bataillons qu’il avait formés, De nombreux guerriers, que ce soit les maître d’art martial Dorws, les guerriers Duergar, les mage de bataille Lok’thor, les barbare Ogre ou encore les chevaliers Drakeides. Tous n’attendant que l’ordre divins pour fondre dans la forêt et provoqué mort et Chaos, C’est en levant la tête que le général verra le compagnie des ‘’Chevaucheuse d’araignée’’ les ‘’Chevalières’’ Drows ainsi que le bataillon d’arbalétrier Duergars  D’élite, redoutable face a toute créature ayant un cuir trop grands, et enfin, les Nega.

Créature D’horreur créés par le Prince des larmes, elles s’avouèrent être d’une redoutable efficacité sur le champ de batailles, rapide et meurtrière nommé par les soldats sous le doux nom de ‘’traque-Cauchemars’’ , ce seront les premiers a pénétrer dans le marécage pour tuer tout ce qui pourrait être vivant, ou non.

Alors que le général prenait la direction d’un lieu de culte pour s’entretenir avec un de ces supérieur divins, il surprendra des traqueurs Drows débattre de qui ramènera la tête d’une de ces créature titanesque qu’ils voyaient sortir des marécages et avant d’un pas nonchalant et presque absent.
Une fois arrivé sur les lieux de culte, il manda un prêtre de Hiergon pour communiquer avec les dieux en présence, au centre même des lieux putrides.

Un des prêtre-lépreux s’approcha de celui-ci et vomit un torrent de mouches qui vinrent ce coller au corps du général, embrassant et calquant les différente formes de ce derniers, allant même à l’intérieur de sa gorge, laissant une sensation très désagréable, elle finirent par ce retirer du corps et foncèrent a toute ailes en direction du centre du marécages.

Les bataillons ainsi que les préparatifs divins étaient fin prêt, le désire de Saphomoth de faire en sorte que rien ne s’échappe de la forêt ni n’y pénètre a été exécutée a la lettre, en voyant tous les moyen offert, le général ce disait que la guerre, même si il était à un contre deux, avait toute les chances d’être remporté par les guerriers Tolväari.

Virevoltant à travers les forêts et les lianes. Les mouches vinrent enfin à traverser l’endroit infecté de maladie et de mort, ce regroupant au centre des divinité, elle formèrent un tourbillons avant de s’unir pour faire apparaitre la forme du général, cela fait, là l’être formé de mouche commença a parler parmi les nombreux bourdonnement, tout en mettant genoux a terres.

Lak : Mes seigneurs, je vous salue.

Il relèvera la tête et orientera ce qui devait probablement ressembler a des yeux sur vers Saphomoth.

Lak : Maitre-dieux, mon seigneur, tous les préparatifs militaires et divins ont été terminés, nul n’entre et nul ne sortira, un mot et vos plus grands fidèles se précipiteront pour semer chaos et mort en votre nom !

Alors que le pseudo-général s’inclina, le vrai ce permettrai de s’installer là où il pouvait avoir une vue d’ensemble des troupes et des marécages, il ce permit également un verre de vin pour faire partir cette horrible sensation de mouches dans sa gorge.
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La malédiction du Passeur

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