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 L'Unique Beauté de la Souffrance ♠ Pv Nékèpech

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Ellena Blakight
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MessageSujet: L'Unique Beauté de la Souffrance ♠ Pv Nékèpech   Mar 23 Déc - 13:25

NB:
 


« Il n’y a que deux catégories d’êtres dans ces mondes.. Les Dieux, et les autres. »


Le Tolväar, cette lande de désolation et de corruption. Aucune lumière, aucun espoir, il faudrait être fou pour vouloir vivre ici. Ou bien ne pas avoir le choix. Ma famille fut de ceux qui n’eurent d’autres solutions que l’exil, loin de l’or et du faste de l’Ydrasil.

Je devrai donc haïr ces terres qui ne sont rien d’autre que le reflet de notre échec. Et pourtant… J’aime cette brume perpétuelle, l’écho des ombres et de la mort qui tinte à mes oreilles. Le froid mordant est aussi doux qu’une caresse contre ma peau nue. Ici le chant funeste de la fin raisonne en chaque être comme une mélopée. Ce monde est un chef d’œuvre. Ce monde sera la porte du chemin qui m’élèvera au rang divin.

La route choisie en ce jour est celle que j’aurai dû suivre dès le début. Chasser, corrompre, mutiler pour mieux savoir, tout ceci n’était qu’une douce perte de temps. La véritable solution se trouvait depuis longtemps à quelques pas de ma demeure. Il ne restait plus qu’à les franchir.

Aujourd’hui enfin, je pousserai les portes de la demeure de celui qui me fascine depuis toujours. Un être dont l’aura noire plane perpétuellement au-dessus de chacun. Un prince de sang et de douleur, un empereur des larmes et de la désolation. Oui, vous avez bien entendu, je parle ici d’une véritable fascination. Où donc croyez-vous pouvoir satisfaire mon âme si ce n’est dans un bain de noirceur à l’état brut ? Il est donc temps…

Ma main se posa contre le métal de la porte. A son contact une étrange sensation de bien-être m’envahit. Le fer et la chair, une harmonie des plus délicieuses. Il ne me fallut qu’une légère pression pour repousser le battant et découvrir un hall immense. Bougies, murmures et surtout cette délicate odeur de sang. Je n’ignorai pas que je devais à la curiosité du Dieu d’avoir pu ainsi traverser ses terres et maintenant franchir les portes de son palais. Un jeu, guère plus.

La beauté morbide des lieux était cependant troublante. Mes doigts glissèrent contre les pierres sombres tandis que mes pieds foulaient pour la première fois le sol de cet antre. Une musique, aussi douce à mes oreilles qu’un chant, accompagna mes pas. Murmures d’agonie, déchirements de souffrance, un véritable régal. Je me surpris même à espérer voir un jour les engins à l’origine de cette mélodie. Mais des bruits sourds sur ma gauche mirent fin à cette extase auditive. Le comité d’accueil arrivait enfin. Deux Drows, sublimes créatures à la peau satinée, apparurent dans mon champ de vision. Si fiers et si nobles, une démarche un rien féline et le regard perçant du tueur. Etait-ce une tentative d’intimidation ? Et ces créatures derrière eux, mes futurs bourreaux ? Je ne pus m’empêcher de sourire, un geste qui surprit cette petite troupe. Après tout, n’étais-je pas censée jouer une faible femme perdue et bien évidemment traumatisée par ce lieu connu de tous comme la demeure du Prince des souffrances ? Une pauvre créature de chair et de forme, emmitouflée dans un manteau de fourrure blanche comme les neiges. N’y tenant plus, je franchis les quelques mètres me séparant de celui qui semblait être le chef. Pas un geste de recul de sa part, seulement un élan de haine et d’envie dans son regard lorsque par inadvertance mon habit glissa, dévoilant une épaule nue.

« Serait-il possible de me conduire auprès du Prince ? »

La formulation était simple, et pour une fois, relativement polie. Mais un sourire  s’afficha sur le visage du Drow, m’apprenant ainsi que mon souhait ne serait jamais exaucé. Par contre, une autre envie risquait d’être assouvie sous peu à même le sol du palais. D’un geste souple, j’approchai encore du Drow et d’un geste autoritaire posai mon doigt sur sa bouche. Mes lèvres effleurèrent son cou et finalement s’arrêtèrent tout proche de son oreille. Un murmure, tout juste audible pour l’Elfe…

« J’accepte ton désir et serai bientôt tout à toi, mais avant… J’aimerai voir ton cœur… »

Les yeux du garde devinrent à cet instant laiteux et la lance qu’il tenait dans sa main glissa au sol avec bruit. Il recula de quelques pas et sortit la dague à sa ceinture. Mon sourire se fit vorace lorsque je vis que la lame ne m’était pas destinée. Sauvagement, le Drow arracha sa tunique et mit son torse à nu. Dans un geste théâtrale, il leva la dague au-dessus de sa tête et finalement la planta avec force dans sa poitrine, juste à côté du cœur. Le spectacle était à la hauteur de mes envies, surtout lorsque le sang se mit à jaillir avec force. Une seule question alors, parviendrait-il à satisfaire mon souhait à temps, au moins cette fois-ci…

Les hommes à ses côtés ne firent aucun geste pour aider leur chef, ils reculèrent, certains d’éviter ainsi sa folie peut être contagieuse. Une folie qui continuait dans un bain de sang et d’agonie. L’Elfe n’était plus qu’un être soumis avec un seul but, satisfaire celle qui acceptait d’être sienne. Lui offrir son cœur en échange, seulement son cœur !

Au bord du précipice de la mort, dans un mélange de chair lacérée et de sang, le Drow continuait d’ouvrir un trou béant dans sa poitrine pour atteindre son trésor. Lorsque celui-ci apparut enfin, son bruit, agonisant, emplit tout l’espace. Un geste alors, un dernier, qui mit fin à ce chant. La lame vint trancher les artères, me permettant ainsi de récupérer l’objet de ma demande. Un geste fatal qui provoqua la chute de cette chose dans le domaine des morts.

Avec délicatesse, je me penchai au-dessus du corps sans vie et saisis le cœur encore chaud. Je le portai alors à mes lèvres et l’embrassai. C’était un cadeau que je ne pouvais dédaigner avant de me rendre auprès du Prince. Et puis, ce fluide rouge contre ma peau aussi blanche que le marbre était un spectacle dont je ne pouvais me lasser. Finalement, j’abandonnai là cœur et corps, de même que la petite troupe encore figée de surprise. Il n’était plus temps de faire attendre le Prince, je suivis donc le chemin menant à la salle du Trône. J’entrai sans plus de cérémonie, déposant à même le sol mon manteau maculé, libérant ainsi mon corps de ce tombeau de fourrure. Une robe noire et or fit son apparition, mélange de soie et de dentelle, finement ajustée pour permettre au regard de découvrir et imaginer à loisir.

Quelques pas encore et finalement je m’inclinai, ne cherchant pas immédiatement le regard du Divin. Pas un mot, pas un geste de plus. Seules quelques mèches mutines quittèrent le cercle d’or et de rubis présent dans mes cheveux pour se balancer mollement devant mes yeux clos. Ma respiration n’avait pas accéléré, de même que mon rythme cardiaque. Je savourai cet instant, unique.
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Nékèpech
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MessageSujet: Re: L'Unique Beauté de la Souffrance ♠ Pv Nékèpech   Ven 26 Déc - 15:28

Is My Palace Pleasing You?

Les Neuf étaient là. Neuf Maux représentants chacun une partie de la Souffrance et du Désespoir, les sbires infâmes du cruel Nékèpech. Ils s'étaient rassemblés dans la Salle du Trône, venant susurrer à l'oreille de leur maître que quelqu'un de spécial arrivait. Ce mot avait d'ailleurs laissé le dieu perplexe et interrogateur. En quoi un mortel avait-il quelque chose d'unique, et plus important encore, qui aurait pu retenir son attention? Peu de personnes pouvaient se targuer d'avoir un jour impressionné le Prince des Larmes. Il y en avait bien eu quelques uns, jadis. Mais le souci avec les mortels, c'est que le mot jadis lui-même est l'épée de Damoclès suspendue au-dessus de leur tête. C'est bien pour cela que les dieux les ont appelés mortels.


Juché sur son trône, ses neuf serviteurs à ses côtés, il attendit patiemment qu'arrive l'être prétendument spécial. Nezaq, l'Engeance de la Délivrance, avait déjà rempli les taureaux d'airain de la salle, sur ordre de Nékèpech. Après tout, à quoi bon être un dieu si l'on ne pouvait pas soigner la mise en scène? Bientôt, les pleurs étouffés provenant de l'intérieur des bêtes métalliques commencèrent à se muer en un concerto de respirations rauques et douloureuses, se terminant par le doux son des mugissements animaliers provenant des cors placés dans les taureaux. Le Cruel pouvait déjà sentir les effluves de souffrance qui traversaient la pièce, remplissant l'air d'une enivrante odeur de chair brûlée mêlée à celle de la sueur. Frétillant, il se mit à l'aise sur son siège.

Les portes étaient ouvertes, aussi une silhouette s'engouffra à l'intérieur de la salle, rejetant un manteau d'un blanc maculé de sang et laissant apparaître des atours noir et or, soulignant la féminité de celle à laquelle appartenaient ces vêtements. Car l'être spécial était une femme, à n'en point douter. L'assurance de celle-ci fit d'ailleurs sourire Nékèpech, dévoilant son effrayante dentition carnassière. Il fallait plus que de la confiance en soi pour épater le dieu sombre, qui la vit alors s'incliner solennellement. Les yeux fermés, quelques cheveux ayant déserté leur poste pour se balancer à leur guise. Le sourire du Cruel, quant à lui, resta à sa place, lorsqu'il se releva et prit la parole, écartant les bras.

"Bienvenue, toi qui n'a point peur de pénétrer en ce domaine de noirceur. Je suis le maître des lieux, Nékèpech le Cruel, Prince des Larmes, dieu de la Souffrance et du Désespoir. Dis-moi, toi celle qui ose se présenter devant moi, comment trouves-tu mon magnifique Palais? La Souffrance éternelle ambiante te convient-elle? Les éloquents et longs râles d'agonie sont-ils à ton goût?"


Les mugissements des taureaux commençaient à s'estomper, laissant place aux râles des mourants, étouffés par le métal de leur prison infernale. La Salle du Trône était immense, et beaucoup de recoins sombres donnaient l'impression, fondée ou infondée, que des silhouettes se mouvaient dans leur fond. Sur cette ambiance sombre et inquiétante, les portes se fermèrent d'elles-mêmes, grinçant caractéristiquement.

Le Prince des Larmes, quant à lui, avait toujours les bras écartés, et le sourire étiré. La partie avait commencé, et c'était au tour de la mortelle d'avancer son pion.

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Ellena Blakight
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MessageSujet: Re: L'Unique Beauté de la Souffrance ♠ Pv Nékèpech   Sam 27 Déc - 10:59

L’odeur, les soupirs, le chant de la souffrance et du désespoir envahissaient ces lieux. La musique était ici encore plus belle mais il manquait quelque chose… Le visuel peut être.

"Bienvenue, toi qui n'a point peur de pénétrer en ce domaine de noirceur. Je suis le maître des lieux, Nékèpech le Cruel, Prince des Larmes, dieu de la Souffrance et du Désespoir. Dis-moi, toi celle qui ose se présenter devant moi, comment trouves-tu mon magnifique Palais? La Souffrance éternelle ambiante te convient-elle? Les éloquents et longs râles d'agonie sont-ils à ton goût?"

A ces quelques mots, j’abandonnai cette posture soumise qui me seyait si peu et regardai le Dieu. Bras écartés, sourire carnassier, la mise en scène était à la hauteur de mes espérances. Quelle prestance et quel choix des artifices avec ces taureaux d’airain. Rien de tel pour effaroucher une jeune femme n’est-ce pas ?

« Votre palais, Prince, est à l’image de mes attentes. L’harmonie de ces lieux est à couper le souffle, j’aurai aimé atteindre un jour ce degré de perfection qui est le vôtre… Dès les premiers pas dans votre demeure, j’ai été conquise. »

Ne voyiez pas là manipulation et minauderie, tout ceci était véritablement sincère. J’étais envoutée par cette noirceur. Rares étaient les lieux à enchanter mon âme, et celui-ci en faisait indéniablement parti.

« J’espère cependant que vous ne me tiendrez pas rigueur de la légère décoration rouge qui orne à présent les dalles de votre entrée. Un de vos gardes a, semble-t-il, perdu ses esprits en me voyant. Le spectacle était tout à fait distrayant mais j’ai bien peur que son cœur ne repose encore dans votre hall. »

Las de me tenir si loin du Prince, j’avançai de quelques pas. Les ténèbres étaient aussi douces que tangibles autour de lui, semblables à un manteau noir. Son masque, image fixe et pourtant si vivante par ses yeux et son sourire, était troublant. Seule son aura attrapait mon regard, peu m’importaient les êtres autour de lui. Dans cette pièce, il n’y avait que ce Dieu d’exception et moi.

« Mais je manque à tous mes devoirs Prince. Je me nomme Ellena Blakight, Comtesse de l’Eternel. Ce nom n’est certainement rien pour vous bien que nous soyons voisins de peine depuis de nombreux siècles. Car oui, les Blakight ont comme vous été chassés des lumières célestes, jugés comme des êtres infâmes et non comme des incompris. Il n’y avait pourtant rien de noir en nous, seulement un jeu du Destin que nous ne pouvions ignorer… Devenir immortel pour tous les moyens. »

Que cette histoire ait été connue du Divin ou non, elle n’en demeurait pas moins nécessaire. Après tout, n’était-ce pas elle qui avait guidé mes pas jusqu’ici ? Quoique… A bien y réfléchir, peut-être pas… J’aurai malgré tout franchis les portes de ce palais un jour ou l’autre. L’envie de côtoyer réellement le mal dans son plus pur écrin, avouez qu’il aurait été difficile de résister à cet appel.

Je gardai à présent le silence, laissant ainsi au Prince le loisir de mener cette conversation tandis que mon âme s’enivrait à loisir. Il était simple de deviner mes attentes et bientôt la sentence arriverait pour m’être montrée si insolente. Ou bien peut être connaitrai-je le goût sanglant d’un pacte avec le Mal. Un sourire se dessina alors sur mes lèvres, séduite à l’idée du jeu qui se mettait en place pièces par pièces face à cet adversaire de choix.
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Nékèpech
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MessageSujet: Re: L'Unique Beauté de la Souffrance ♠ Pv Nékèpech   Sam 27 Déc - 16:50

Cette jeune mortelle semblait maîtresse dans l'art de la flatterie, tant sa verbe flatteuse et ronronnante sonnait doucement aux oreilles de Nékèpech. Il avait particulièrement aimé le mot "perfection" pour le décrire. Pour s'assurer l'attention du Prince des Larmes, les flatteries et les compliments étaient encore un moyen sûr, aussi, le dieu sombre écouta le reste de ce que dit son invitée. Son sourire, déjà bien grand, s'étira encore plus à la mention du crime s'étant déroulé sous son porche. Distraitement, il fit un léger signe de la main, auquel Amal, l'Engeance de la Faiblesse, s'empressa de répondre en s'éloignant du trône, disparaissant dans l'ombre de l'arrière-salle...

La dame vêtue de noir et d'or s'approcha un peu plus de Nékèpech, qui put alors étudier plus en profondeur celle qui se tenait devant lui. Elle ne semblait point craindre l'être surpuissant face à elle, ou en tout cas ne le montrait pas. Mais il était difficile de cacher à un dieu sa peur, laissant alors supposer qu'elle n'en avait pas une once en elle. Se rasseyant sur son trône de marbre noir, il écouta la fin du récit de la Comtesse de l'Eternel, un peu distraitement d'ailleurs. Mais à la fin de celui-ci, le Cruel agita sa main nonchalamment, répondant à la jeune Ellena:

"Les dalles qui composent mon Palais ont été posées dans le seul but d'accueillir le sang des mortels. Qu'il soit ainsi souillé n'est donc rien de plus qu'une banalité pure et simple."


Desserrant son sourire de prédateur, il continua son discours, posant le coude de son bras sur l'un des accoudoirs.

"En ce qui concerne le motif de ta venue, je le trouve à la limite du risible. Penses-tu qu'il suffise de s'introduire dans le domaine d'une puissante divinité, de se présenter comme à la recherche de l'immortalité et de me flatter pour être sûre d'obtenir ce que tu penses mériter de droit? Le simple mot 'mortel' devrait t'ouvrir les yeux sur l'absurdité d'une telle demande. Et, assis sur mon trône, je me permets donc de rire doucement de cette quête plus que banale et manquant d'originalité. Beaucoup m'ont demandé des faveurs, et beaucoup de celles-ci furent entre autres ce que tu recherches."


S'enfonçant un peu plus dans siège, comme pour se mettre un peu plus à l'aise, il continua, joignant les mains devant lui.

"Cela étant, comme tu m'as l'air d'être une jeune mortelle aux mœurs respectables et aux nobles manières, je consens à te laisser me vendre tes prétendues qualités, ou toute autre chose qui pourrait me faire changer d'avis. Qu'en dis-tu?"


Dans le fond de la pièce, une ombre se tortilla, avant de s'extirper des recoins mal éclairés pour venir se placer au côté de Nékèpech. C'était Amal, qui revenait le museau chargé d'un sang qui n'était pas le sien. Comme la sage bestiole qu'il était, il se posa calmement à côté de son maître.

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Ellena Blakight
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MessageSujet: Re: L'Unique Beauté de la Souffrance ♠ Pv Nékèpech   Ven 16 Jan - 9:27

Il n’y avait rien de surprenant dans les paroles du Divin. Nombreux étaient les sots croyant qu’une simple courbette et quelques douceurs verbales suffiraient pour voir leurs souhaits s’exaucer.  Les flatteurs… Je n’ai jamais eu de réelle patience envers eux… Ils sont certes distrayants, mais ils ne sont jamais en mesure d’apporter une vraie valeur à leur demande. Ce qui n’est bien évidemment pas mon cas.

Me penchant en avant, j’attrapai l’ourlet de ma robe et le levai de quelques centimètres. Je saisis la lame fine accrochée à la cheville et la portai au plus près de mon bras. D’un geste un rien théâtrale, je sectionnai sans hésitation l’artère frôlant la maigre peau de mon poignet.

« Oui, je ne suis rien de plus qu’une mortelle. Un être éphémère destiné à succomber dans quelques dizaines d’années. Mais je ne veux pas attendre cette fin, je ne peux guetter patiemment l’épée qui plane au-dessus de ma tête et finira par s'enfoncer dans mon cœur. Il est encore trop tôt, deux mondes ont oublié le sublime chant du sang et des tourments. Et puis… »

Retournant la lame, j’appuyai à présent la partie dépourvue de dents contre ma plaie. Le sang avait fui mon corps à une vitesse folle, apportant un peu plus de pâleur à mon visage de porcelaine. Un léger bourdonnement emplissait mes oreilles lorsque la lame se teinta de bleu. Le flot rouge diminua pour finalement se tarir. Quant à ma peau, elle accepta l’union forcée et vint former une délicate cicatrice qui ne mit que quelques secondes à disparaitre.

« Et puis, je n’hésiterai pas à utiliser toute chose et tout être à ma disposition pour satisfaire à vos moindres désirs, ou encore curiosité. »

Curiosité oui, comme ce petit grain d’intérêt qu’il m’avait semblée deviner derrière le masque du Prince.

« Je n’ignore pas que vos pouvoirs sont quasiment illimités, mais n’y a-t-il rien qui puisse faire de vous le Maitre de mon ascension vers l’immortalité ? Vous parlez de qualités pouvant faire pencher la balance, mais soyons raisonnables et jouons carte sur table. La balance ne penche-t-elle pas déjà dangereusement vers ma fin ? Une mortelle, aussi sournoise et manipulatrice soit-elle ne pourra jamais tenter d’égaler votre superbe dans ces domaines. Je pourrai vous vanter pendant des heures ma passion des chairs meurtries et des cris d’abandon, pourquoi pas aussi l’étendu de mon pouvoir et les délicieuses courbes de mon corps. Mais ceci ne serait guère plus qu’un jeu, pourquoi pas une distraction d’un instant. C’est donc à moi de vous poser cette question, que peut espérer donner un mortel pour faire de vous son Dieu sauveur ? »

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Nékèpech
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MessageSujet: Re: L'Unique Beauté de la Souffrance ♠ Pv Nékèpech   Ven 16 Jan - 17:00

Ce que fit la mortelle avec sa dague attira le regard du dieu noir. Elle se coupa u niveau du poignet, geste qui n'était pas sans rappeler les derniers actes de certains de ses plus désespérées victimes. En effet, Nékèpech n'avait jamais tué personne, du moins, pas directement. Il préférait que ces êtres aillent rejoindre Sverundi par eux-mêmes, délivrés de leur souffrance terrestre, mais par le biais du suicide, condamnés à une éternité de souffrances supérieures. Le Cruel portait bien son nom, et était fier de ses attributions, qui se complétaient à merveille.

Puis, la comtesse de Blakight s'exprima de nouveau, ne faisant que tourner en rond sur son état lamentable d'être éphémère. Cependant, il remarqua qu'elle possédait quelques connaissances magiques, lorsqu'il vit sa plaie se refermer sous l'influence de l'autre côté de sa lame. Une plaie qui se referme... Cette dernière action fit bloquer Nékèpech. Se pouvait-il, que... Mais oui, évidemment. Sa magie représentait bien plus qu'un tour de passe-passe de débutant. Une dimension le rendait plus attirant au regard du dieu sombre; sa blessure avait guéri.

Se penchant plus en avant, et mettant sa tête contre son poing, le bras accoudé, le Prince des Larmes s'exhibait en une posture de curiosité, et d'intérêt croissant. Alors ainsi, elle manipulait l'art de la guérison? Et qui plus est, elle ne se revendiquait pas de ceux souhaitant aider les vivants à alléger leurs souffrances. Passions des chairs meurtries, cris d'abandons. Telles étaient les mœurs et mélodies de son palais, et quelles qu'elles soient, elles plaisaient à n'en point douter à la jeune femme. Nékèpech pouvait aisément deviner le mensonge; celui-ci n'en était pas un.

Avec un regain d'intérêt, l'entité à l'aura maléfique prit de nouveau la parole, avec sa voix sifflante et sinueuse.

"Il n'est pas aisé pour un mortel de me quémander une faveur. Je ne suis pas de ces dieux ydrasilis à la bonté niaise et à la générosité sans bornes. Pour que mes oreilles soient attentives, il faut que mes yeux soient épatés."


La métaphore contenait une pointe d'ironie, puisque celle devant lui ne pouvait point voir sous son masque. Le Cruel ne perdait jamais son humour.

"Et quelque chose dans tes actions semble avoir piqué mon intérêt. Je t'ai vue, lame sur le poignet, te le lacérer avant de refermer la plaie ainsi formée. Et une question me vient donc soudainement; que sais-tu de la guérison?"


Si la question pouvait sembler un peu déroutante, le Prince des Larmes était on ne peut plus sérieux et attentif. Penché en avant, il ne voulait rien rater des révélations de cet être inférieur.

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Ellena Blakight
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MessageSujet: Re: L'Unique Beauté de la Souffrance ♠ Pv Nékèpech   Dim 22 Fév - 11:42

Ainsi donc le Prince était attiré par la guérison. Cette force à mille lieux de la sienne qui pourtant la complétait à chaque instant. Jamais je n’aurai vu en ce fardeau lumineux une aide précieuse, mais puisqu’il en était ainsi…

« Soigner… Personnellement je n’ai recours à cet… art que dans de brèves occasions. Pour faire durer mon plaisir, éviter que ma proie ne succombe trop tôt… Mais si ce domaine vous intéresse tant, j’aurai pour vous un présent. »

L’idée n’était pas déplaisante, seulement risquée. Kaalina, douce et tendre sœur, peut-être allais-tu enfin me permettre d’avancer. Tu as toujours vu en moi un être infâme, sans cœur et je dois avouer adorer ce tableau. Tes yeux ne sont que crainte lorsqu’ils effleurent ma peau, mais tu ne peux me résister petite poupée. Tu céderas, encore, et deviendras la marche finale de mon ascension.

« Ma sœur est une guérisseuse de talent. Craintive à souhait mais définitivement soumise, elle se fera un plaisir de vous aider dans votre quête de l’inconnu. Seulement, il sera difficile pour vous de l’atteindre sans corrompre sa nature lumineuse. Votre vision seule suffirait à la plonger dans les bras de la folie, et vous ne pourriez alors plus rien obtenir d’elle. Je crains que vous n’ayez besoin de moi pour l’approcher. »

Et ainsi, je ne devenais pas une simple entremetteuse. Il aurait été dommage que Kaalina prenne ma place auprès du Prince. Il n’était absolument pas prévu dans mes plans de la tuer si rapidement.

Ma place, oui… Ces lieux m’appelaient, m’enivraient, pourquoi les quitter si l’immortalité me tendait les bras. Pourquoi me priver de cette douceur de chaque instant, ignorer les appels chavirant des damnés qui caressaient mon âme. Quant au Maitre de cet œuvre…

Rares étaient les êtres capables de me fasciner avec autant d’intensité. Rares pour ne pas dire quasiment inexistants, il n’y avait que le Prince pour me faire cet effet. Même Saphomoth n’était pour moi qu’une simple marionnette divine, incapable de franchir les limites de la Souffrance avec autant de goût.

Immobile, les yeux à présent rivés sur le Maitre des lieux, j’attendais. Ma généreuse poitrine se soulevait avec davantage de difficulté, mais rien qui ne soit perceptible à l’œil nu. Nulle animation de peur, seulement un frisson de plaisir mêlé à un rien d’impatience. La damnation éternelle était proche et pourtant il n’y avait que le Prince qui obsédait mes pensées. L’effet de cette rencontre sur ma personne était encore plus extrême que celui escompté initialement. Cet être m’enivrait de secondes en secondes.

Une idée germa alors dans mon esprit, tout d’abord fragile et éphémère, ballottée parmi le flot de mes pensées. Une idée qui finalement prit place dans mon corps et s’imposa avec délice. Une idée qui se fit violente et nécessaire, vitale même. Une obsession que seul l’éclat dans mes yeux pouvait trahir…

Je serai prête à tout pour franchir les derniers mètres me séparant encore de cet Être de perfection.
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Nékèpech
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MessageSujet: Re: L'Unique Beauté de la Souffrance ♠ Pv Nékèpech   Sam 28 Fév - 17:15

Nékèpech écouta les révélations de la Comtesse de Blakight. Ainsi, elle comptait dans sa famille une experte dans ce mystérieux domaine qu'était la guérison? Le dieu trouvait cela très intéressant. Un sourire grandissait à vue d’œil sur son visage. La possibilité de comprendre cet art si abstrait s'était érodée dans son esprit maléfique, depuis quelques temps. Mais peut être que cette fois, il tenait un nouveau moyen entre ses griffes? Nékèpech n'était pas dupe. Il voyait bien que la jeune mortelle tentait de s'attirer ses faveurs en se rendant utile. Mais, d'un autre point de vue, il y avait quelque chose en elle qu'il trouvait digne d'intérêt. Ce n'était sûrement pas la beauté éthérée d'Ellena, car son statut divin le plaçait au-dessus de telles futilités. Mais un trait d'esprit, peut être...

Quoi qu'il en soit, l'offre était intéressante. Il y gagnerait peut être une nouvelle pierre à la construction de l'édifice de sa connaissance de cette énigme. Édifice qui n'avait pour l'instant pas encore dépassé le stade des fondations, et ce malgré les siècles qui s'écoulaient. La Tour Interdite allait sûrement se remplir de nouvelles choses, ou bien constituer la prison d'une jeune captive aux dons extrêmement précieux. La Comtesse pourrait bien entendu y séjourner à son gré, afin de ne pas froisser sa sœur, catalyseur d'une connaissance dont Nékèpech était vivement assoiffé.

Avec lenteur, il fit signe à la jeune mortelle d'approcher, ses deux doigts remuant à un rythme désespérément nonchalant. Lorsqu'elle franchit les quelques mètres la séparant de la grande silhouette nappée d'une noire aura, cette dernière posa un doigt gracile et griffu sous la gorge d'Ellena. Son visage se rapprocha également, et il put alors lui susurrer:

"Ta sœur me serait, ma foi, fortement utile. Je pourrais lui réserver un quartier dans la Tour Interdite, endroit dans lequel tu pourrais également séjourner afin de garder une certaine emprise sur elle. Je me dois tout de même de t'avertir, mortelle. Je ne suis point divinité que l'on trompe et escroque. A la moindre fourberie, au moindre mensonge, mon art que tu sembles tant apprécier te paraîtra des plus désagréables pour ta personne. Et je suis, à proprement parler, un expert en la matière."


Le Prince des Larmes lâcha un petit ricanement mesquin. Elle était prévenue. Si sa sœur ne satisfaisait pas sa soif de connaissance, elle aussi serait à jamais torturée en ce lieu maudit, où toute espoir semblait s'être évaporé depuis des éons. Le Cruel n'adoptait aucun traitement de faveur à qui que ce soit, encore moins à un être de condition inférieure. Chuwl, engeance de la Torture, renifla bruyamment à la mention des souffrances éternelles.

"Va donc me chercher celle que tu appelles ta sœur et que tu es prête à vendre à la divinité la plus noire de ce monde. Un dessein plus que noble, n'est-il pas?"


Le sourire de Nékèpech atteignait des proportions gargantuesques, et ses innombrables dents pointues lui donnaient un air vorace et carnassier qui aurait donné froid dans le dos à un dragon...

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Ellena Blakight
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MessageSujet: Re: L'Unique Beauté de la Souffrance ♠ Pv Nékèpech   Dim 12 Avr - 10:59

Le Prince m’invita enfin à franchir les derniers mètres me séparant encore de sa divine présence. Une proposition, une menace, mais avant tout ce contact… Il me fallut faire un effort surhumain pour parvenir à saisir chaque mot prononcé tandis qu’une véritable vague de chaleur se déversait dans mon corps. L’équivalence de cette charmante torture qui consiste à nettoyer l’intérieur d’un homme avec de l’huile bouillante, bien évidement sans cette douce part de douleur.

Le message était clair, il me fallait revenir en ces lieux avec ma chère sœur et l’obliger à dévoiler son savoir. Il semblait évident qu’il n’y aurait aucun véritable échange, mis à part mon salut contre la connaissance. Nous étions alors bien loin de mon but premier, réaliser la prophétie des Blakight. Mais ceci arriverait tôt ou tard, j’étais confiante en l’avenir. Pour une fois, un peu de patience serait de mise. 

Lorsqu’enfin cet être du pure Souffrance ôta ses griffes de ma gorge, m’invitant ainsi à aller chercher Kaalina, je sentis une vague déception pointer dans mon cœur. Quitter cet endroit serait une véritable torture, semblable à l’abandon du paradis. Je reculai néanmoins de quelques pas, m’imprégnant une dernière fois de la céleste présence.

« Oui, un dessein des plus nobles s’il peut mener à votre satisfaction. Kaalina sera vôtre, il n’y a aucun doute à ce sujet. Mais peut-être ne sera-t-elle pas la seule à s’offrir à vous ce jour-là… »

Un léger sourire sur les lèvres, je m’inclinai une dernière fois et quittai finalement le Prince. J’eus alors l’impression d’être bannie des cieux, surtout lorsque la grande porte se referma dans mon dos. Il n’y eut plus que brume et silence, bien loin de cette douce poésie qui flattait mes sens quelques minutes auparavant. Malgré le froid mordant, ma peau refusait de frissonner, comme inerte. Tout mon corps était déconnecté de cette réalité, si fade et si amère. La vie véritable était à présent derrière moi et je l’abandonnai pour quelque chose de si… insipide. Revenir ne signifierait pas simplement accomplir ma promesse, c’était une nécessité. Un besoin vital et impérial.

Une dernière fois je posai mes doigts contre le métal de la porte, sentant courir dans mes veines cet appel si voluptueux de la Douleur.

« Il est en ces mondes mille et une créations, parfois aussi vides d’existence qu’une erreur, mais vous Seigneur… Vous êtes l’incarnation même de la perfection… »

Oui, ces quelques mots s’échappèrent de mes lèvres, bien loin des oreilles du Prince mais tellement vrais de sens. Enfin mes doigts acceptèrent de quitter le battant de la porte et mes pieds, tels des pièces autonomes, prirent la route du manoir des Blakight. Quant à mon esprit… il resterait prisonnier de ces lieux pour l’éternité.



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Nékèpech
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MessageSujet: Re: L'Unique Beauté de la Souffrance ♠ Pv Nékèpech   Jeu 16 Avr - 12:41

La Comtesse de l’Eternel lui assura sans crainte que sa sœur ferait partie de ses rares invités à la Tour Interdite. Une perspective appréciée par Nékèpech, trop content d'avoir une chance de faire la lumière sur cette question lui brûlant l'esprit depuis si longtemps... Le Prince des Larmes ne croyait pas au hasard. Nasil avait vu, dans la destinée du monde, la Vérité. Or, s'il y était parvenu, le hasard n'existait donc pas. La mortelle devant lui était l'un des engrenages que la fortune avait prévu pour l'édification de son plan. Une pièce maîtresse, peut-être? Bien que cela serait déroutant, car le dieu sombre avait du mal à concevoir qu'un être de rang inférieur soit d'une telle importance sur la grande toile du Destin. Mais après tout, pourquoi pas...

Lorsque la Comtesse se retira et que les battants de la Salle du Trône se refermèrent dans un bruit monumental et caverneux, Nékèpech se rassit confortablement sur son siège d'adamantine tapotant de ses doigts graciles ses accoudoirs. Il en avait appris beaucoup aujourd'hui, et ce rien qu'en laissant s'approcher de son aura maléfique cette jeune mortelle, qui lui avait susurré nonchalamment le désir qu'elle éprouvait. Des sentiments étranges animaient cette femme, comme si le Prince des Larmes exerçait une attraction forte sur elle. Le Cruel était plutôt flatté de savoir cela, et se demandait d'ailleurs pourquoi une telle créature n'avait pas encore rejoint les rangs de ses piteux fidèles. Peut être était-ce dû à la seconde chose qu'il avait apprise sur Ellena Blakight; sa grande indépendance, et son insoumission. Même face au dieu, elle avait su rester digne.

D'habitude, la sombre divinité qu'il était ne laissait aucune place aux fortes têtes, montrant sa supériorité à tous ceux qui tentaient de sortir du rang. Malgré cela, la Comtesse de Blakight n'avait pas eu à souffrir une remise en place. Elle avait su rester digne tout en flattant et en acceptant la primauté du grand Nékèpech. Une mortelle intelligente et... qui avait quelque chose de plus que tous ceux qu'il avait rencontré jusqu'alors. Mais le Prince ne pouvait mettre le doigt dessus.

Amusant. Oui, amusant à quel point les mortels pouvaient encore surprendre le Cruel. Il les tenait en bien piètre estime, et pourtant, voilà qu'une des leurs avait capté son attention. Sa sœur était précieuse. Mais quelque chose lui disait qu'elle aussi aurait un rôle à jouer, qu'il soit secondaire ou crucial.

"Je percerai tes mystérieux secrets, Ëvolýn. Dussé-je m'y acharner toute l'éternité."

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L'Unique Beauté de la Souffrance ♠ Pv Nékèpech

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