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 Adalet - Celle qui Voit

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Adalet
Déesse de la Justice
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Messages : 31
Date d'inscription : 16/04/2015
Royaume : Ydrasil

MessageSujet: Adalet - Celle qui Voit   Jeu 16 Avr - 23:40


 

Adalet

 
Déesse de la Justice

 
HISTOIRE Je me souviens du jour où je suis née. Le jour où accablée, tu m'as créée. Pendant un bref instant, l'instant même de mon apparition dans l'existence, je les ai toutes vues. Toutes les injustices. De la petite fille qui s'était fait voler son jouet aux condamnés à la souffrance concentrée dans le royaume du Tolväar. J'ai vu tous les innocents arrêtés à tort et tous les coupables laissés libres. J'ai vu tous les pauvres paysans soumis à un impôt trop cher et tous les bourgeois profitant du système. J'ai vu les bandits de grand chemin prenant les maigres possessions des pèlerins fatigués. J'ai vu ce couple séparé par le destin qui jamais ne se retrouverait, cette mère hurlant au ciel que son enfant est parti trop tôt, cet homme pleurant en silence le foyer qu'on lui a ôté. Je les ai toutes vues. Et puis j'ai eu un corps, et elles ont disparu. Sur mes joues, deux larmes d'acide ont coulé, creusant dans ma chair des cicatrices éternelles. Je suis venue au monde en pleurant les injustices qui m'y avaient mené.

Adalet fut créée il y a à peu près 2800 ans. Les Royaumes étaient jeunes encore. Née en Ydrasil pour présider le Tribunal et juger toutes les affaires importantes, son rôle était également de réparer toutes les injustices réparables dans les trois royaumes confondus; un rôle, bien entendu, impossible à mener pour une personne seule, fut-elle une puissante déesse. Elle naquit dans une explosion de puissance, debout, nue, les yeux bandés d'un foulard blanc et l'épée Sentence à la main. Elle fut vêtue et accueillie parmi les Dieux comme l'un des leurs. Le monde était jeune alors, mais déjà l'injustice y régnait. Et elle fit de son mieux pour changer cela.

Adalet n'eut jamais le moindre ami parmi les Dieux. Elle respectait et aimait Nodalie et ressentait plus d'affection pour certains que pour d'autres, mais le montrer aurait conduit à plus d'affection encore, et l'affection mène à la partialité. Juge et bourreau du Grand Tribunal, elle pouvait être appelée à tout moment à régler un différent entre plusieurs Dieux, et porter de l'affection pour l'un pourrait fausser son jugement ou, du moins, lui en donner l'envie. Elle était donc destinée à la solitude.

La solitude. Elle a toujours été ma seule compagne. Aurais-je pu avoir ma place parmi eux, même si j'en avais eu le droit ? Aurais-je pu me mêler aux autres, moi, Toute-Voyante dans un monde peuplé d'aveugles ? Ils se jugeaient les uns les autres en se fiant aux apparences, aux paroles et aux actes, persuadés de leur bon sens et de leur capacité à reconnaître le bien du monde. Autant de mensonges. Je suis différente. Lorsque je juge, je juge une âme. Et lorsque je juge, je condamne.

Quatre cents ans s'écoulèrent dans un quotidien monotone. Adalet jugeait, condamnait, exécutait. Lorsqu'elle en avait le temps, elle chercher les petites injustices, celles qui ne mènent pas au Grand Tribunal et qui pourtant méritent considération. Elle vivait seule, et la seule personne à qui elle adressât la paroles en dehors des jugement était Nodalie, pour qui elle avait toujours un salut aussi froid que respectueux. Elle l'aimait profondément comme sa créatrice tant que sa maîtresse, mais un court salut par jour était la seule marque d'affection qu'elle s'autorisât. Les autres s'éloignaient d'elle autant qu'elle s'éloignait d'eux. A défaut d'être heureuse, l'existence d'Adalet était paisible. Vide et paisible.

Pourtant, ma vie ne fut pas toujours si vide. J'ai aimé, une fois. C'était un mortel, un être à l'âme si blanche qu'elle m'éblouissait. Le jeune homme vivait en Ydrasil et dédiait sa vie à s'occuper de celle des autres, à prendre soin d'eux, à aider les défavorisés, vivant dans la pauvreté pour donner aux autres. Son sens de la justice et de l'auto-sacrifice étaient presque comparables aux miens. Il était heureux, toujours heureux, et plus pur que le plus pur des joyaux. Je commençai alors à prendre une forme humaine, celle d'une jeune fille de son âge, aveugle bien sûr. Et, bien sûr, il ne put me voir sans chercher à m'aider, moi dont il croyait que je ne voyais pas. Il pensait être mes yeux quand en réalité j'étais les siens, l'aiguillant discrètement dans sa façon de voir les gens, lui montrant lesquels étaient bons et lesquels étaient mauvais. Et comme cela devait arriver, il tomba amoureux de moi presque autant que moi de lui. Seulement l'amour fait faire des choses inconsidérées même aux meilleurs hommes.

Le jeune homme, souhaitant demander la main de sa dulcinée, commença rapidement à donner moins, gardant de l'argent dans le but de payer un mariage. Il était cependant vraiment pauvre et, un jour, il commença à voler. Adalet vit son âme s'assombrir de jour en jour mais, confuse par son propre amour, refusa de voir ce qui se passait. Et, comme cela devait arriver, de vol en vol, le jeune homme finit par tuer. Son sentiment de culpabilité était si fort qu'Adalet en avait la nausée, cependant il avait commit un crime. Il fut jugé par les hommes et pendu par les hommes. La déesse voulut le sauver, et son sens de la justice l'en empêcha: l'âme de son amour s'était noircie, et il méritait le jugement qui avait été fait. De ce jour où elle compris que l'amour l'avait rendue aveugle, son sentiment de culpabilité s’exacerba jusqu'à la limite du supportable, et elle résolut de ne plus jamais aimer.

Je le vis une dernière fois, le matin avant la pendaison. Il m'offrit une rose qu'il avait cueillie le matin, lorsque les hommes le menaient jusqu'à sa cellule. C'était la dernière belle chose qu'il verrait de ce monde, à part moi, disait-il, et il aurait aimé que je puisse la voir aussi. Je lui ai alors demandé sa couleur, et il m'a répondu qu'elle était rouge. Depuis lors je ne porte plus que des vêtements rouges, et des roses sont répandues partout dans ma chambre pour que toujours je sente leur odeur. Cette odeur ne m'apaise pas, ne me rappelle pas l'époque où j'étais amoureuse et heureuse: elle me rappelle en permanence ce qu'il en coûte lorsque je laisse mes sentiments me rendre aveugle et me faire oublier la justice. C'est une odeur cruelle mais nécessaire, comme mon existence.

Pour compenser le sentiment de culpabilité qui l'accablait plus que jamais, elle se résolut à corriger plus d'injustices encore qu'auparavant, et, pour toujours être au courant de toutes les injustices du royaume dans lequel elle se trouvait, elle créa les Murmures. Ces êtres, en plus de lui chuchoter les injustices à l'oreille, portaient ses messages et voletaient toujours autour d'elle ou bien se perchaient sur son épaule. Leur âme était pure comme celle de tous les animaux, et ils étaient pour elle une compagnie agréable, réduisant sa solitude devenue écrasante.

Adalet vécu de nouvelles années d'apparence paisible. Vêtue de rouge en permanence, elle résidait dans une bâtisse du Domaine des Dieux, un peu à l'écart des autres. Sa demeure était aussi grande que vide, avec de grands espaces ouverts laissant passer vent et soleil, et elle y passait tout son temps libre, entourée de ses Murmures. Lorsqu'elle était appelée à juger, elle ne restait jamais plus longtemps que nécessaire et rentrait rapidement chez elle. Plusieurs siècles s'écoulèrent ainsi, la déesse se complaisant dans ses tourments sans jamais rien laisser paraître.

Lorsqu'elle eut 1800 ans à peu près, Adalet comprit l'erreur qu'elle avait commise toutes ces années. Elle était censée être la juge des hommes et des Dieux, mais elle ne connaissait ni les uns, ni les autres. Bien sûr, elle voyait leurs âmes, mais elle était toujours incapable de comprendre les raisons qui les poussaient à tel ou tel acte et, peu à peu, à force de ne voir que les actes mauvais commis et non la bonté en eux, elle en venait à les haïr, tous, dégoûtée de ce dont ils étaient capables. Les Murmures eux-mêmes lui rapportèrent qu'elle commettait ainsi une injustice, jugeant les êtres auxquelles elle portait une haine elle-même injustifiée. Cette année-là, elle décida donc de se rendre à Ymaldris pour célébrer Bloem en compagnie des Dieux et de tous les autres Ydrasili, mortels et immortels, afin de voir s'ils pouvaient être si bons que ça.

Je me souviens encore de cette fête. Aujourd'hui encore, la célébration de Bloem est la seule à laquelle je daigne me rendre chaque année. 1800 ans que je n'en ai pas loupé une seule. Je suis arrivée à Ymaldris, mal à l'aise de me sentir entourée de tant de monde. Je me suis fait bousculer par la foule deux ou trois fois, j'ai trébuché, ce qui ne m'arrive jamais; dans mes oreilles, les rires, les voix et les chants bourdonnaient, me donnant le tournis. Les Murmures chuchotaient inlassablement à mes oreilles, dénonçant tous les parents interdisant la fête à leurs enfants, tous les pauvres hommes forcés de travailler durant les festivités... Tous ceux ne profitant pas comme chacun le devrait à la belle saison venaient se plaindre à mes oreilles à travers mes Oiseaux Chuchoteurs. Et c'est là que je l'ai rencontrée.

J'ai senti soudain une petite main attraper la mienne, une main rattachée à une âme pure comme seuls les enfants peuvent en avoir une. La fillette me guida hors de la foule dans un coin plus tranquille, inconsciente probablement qu'elle venait de prendre une Déesse Supérieure, Juge et Bourreau du Grand Tribunal, chargée de trier les âmes des morts pour Sverundi... Une des divinités les plus solitaires et les plus craintes d'Ydrasil, que tout être coupable d'un méfait redoutait de voir arriver à sa porte. Elle me guida hors de la foule, me racontant d'une voix chantante tout ce qu'elle voyait et que je ne pouvais voir ni sentir. Elle me racontait les couleurs, les visages, les formes, les sourires, elle me racontait les aisés offrant aux affamés pour qu'ils puissent tous ensemble célébrer la saison, elle me racontait les inconnus s'adressant la parole comme s'ils étaient amis de longue date, elle me racontait tout ce qu'il y avait de beau à voir. Et à travers ses yeux, je le voyais, enfin.


De ce jour, Adalet, bien que restant dans sa solitude habituelle, ne ressentit plus la moindre haine injustifiée. Elle respectait de nouveau les êtres vivants, comprenant que les actes qu'elle jugeait au tribunal n'étaient pas représentatifs de ce dont ils étaient capables. La bonté existait aussi.

Le millénaire qui suivit ne fut pas très mouvementé pour Adalet. Elle avait une nouvelle forme, celle d'une petite fille aux pieds nus et à la robe rouge, et elle commença à prendre soin de quelques rares protégés pour réparer les injustices dont ils avaient été victimes sans qu'elle ne puisse rien y faire. Lorsque les conflits avec le Tolväar s'intensifia, il lui arriva de prendre part directement aux combats pour aider à repousser les envahisseurs de Silraen, car envahir un pays était injuste et menacer l'équilibre; cependant, jamais elle n'accepta l'idée de rendre coup pour coup en allant frapper directement au Tolväar, car cela briserait l'équilibre tout aussi bien.

 

Identité

GROUPE :
Dieu Supérieur
MÉTIER :
/
RACE :
Déesse
ROYAUME :
Yddrasil
AFFILIATION (réservée aux dieux) :
Déesse de la Justice et protectrice des opprimés, elle préside au Grand Tribunal d'Ydrasil, et elle y est juge et bourreau. Elle peut aussi être appelée dans les autres royaumes pour les différents entre les dieux ou toute autre affaire de grande importance, en particulier si cela touche l'équilibre entre les royaumes.
Adalet a aussi pour rôle de trier les âmes à leur mort avant de les mener à Sverundi, afin que leur éternité soit conforme à la bonté de leur âme.
De plus, sans que le rôle ne lui ai été particulièrement discerné, elle s'est fait un devoir personnel de se faire la protectrice de tous ceux ayant subi des injustices qu'elle n'a pu réparer. Elle évite de se montrer directement à eux, mais, pour essayer de réparer les injustices dont ils ont été victimes, elle essaie de mettre sur leur route les bonnes personnes, ou d'envoyer ses fidèles compagnons les protéger de leur mieux.
NAISSANCE/PARENT(s) :
Adalet fut créée par Nodalie à la suite de la Première Injustice, un procès durant lequel la déesse, influencée inconsciemment par l'apparence de deux hommes et le beau-parler du coupable, a incriminé la victime au lieu de son agresseur. Lorsqu'elle se rendit compte, trop tard, de son erreur, Nodalie, ne pouvant réparer la peine ayant été infligée à tort, fut tant tourmentée par la culpabilité qu'elle créa Adalet pour être une incarnation parfaite de la justice qui jamais ne se tromperait de coupable.
ÂGE :
2800 ans.
SEXE :
Féminin.

CARACTÉRISTIQUES PHYSIQUES :

Adalet maîtrise à la perfection sa longue épée à deux mains, nommée Sentence. L'arme, possédant une lame longue de 170cm, lui permet d'appliquer la justice en tant que bourreau aussi bien que juge; elle s'en sert pour décapiter les rares âmes qu'elle condamne à mort d'un coup net et ne s'y est jamais pris à deux fois.

Adalet est aussi capable, bien qu'aveugle, de se déplacer sans hésitations et sans accidents; c'est grâce à ses autres sens, exacerbés par l'absence de sa vue. Ainsi, elle peut percevoir le moindre changement de terrain, la moindre vibration de l'air, le moindre changement dans l'atmosphère, et n'est ainsi jamais surprise par les obstacles. Ainsi, même en pleine forêt, elle est capable d'esquiver absolument chaque racine, chaque arbre et chaque pierre.

CARACTÉRISTIQUES MAGIQUES :

Bien que physiquement aveugle, Adalet est souvent appelée Toute-Voyante ou Celle qui Voit; cela vient de sa capacité magique à voir l'âme de tout être vivant. Elle peut ainsi voir si un être est bon ou mauvais et prendre immédiatement connaissance de tous les actes leur pesant sur la conscience. Ainsi, au lieu de voir l'apparence de chacun, elle voit leurs plus noirs secrets et la couleur générale de leur âme. Elle ne peut cependant pas voir le détail des actes mauvais pour lesquels le coupable ne ressent pas de sentiment de culpabilité; ceux-ci assombrissent tout de même la couleur de leur âme, et même avec plus de force puisqu'ils ne s'en sentent pas coupables, ce qui n'altère pas le jugement d'Adalet. Elle peut aussi sentir si la vie d'un être a été particulièrement injuste, s'il a été victime de beaucoup de malheurs non mérités.


AUTRES CARACTÉRISTIQUES :

Un jour, attristée de constater le nombre d'injustices dans ce monde dont personne n'avait même conscience et auxquelles elle-même ne pouvait rien faire, Adalet décida de créer des êtres capables de connaître toutes ces injustices et de les lui reporter, les lui chuchotant à l'oreille. Elle les nomma "Murmures" ou "Oiseaux Chuchoteurs". Ces êtres magiques, au nombre de sept, sentent les injustices se déroulant partout dans le royaume dans lequel ils se trouvent et les lui reportent. Ils n'ont pas besoin de se trouver sur place pour sentir une injustice et ne s'éloignent donc jamais d'Adalet, sauf si elle leur en donne l'ordre. Elle les envoie parfois surveiller ses "protégés", les opprimés pour lesquels elle s'est prise d'affection, et c'est aux Murmures qu'elle confie la mission de tacher de rendre leur vie plus facile par tous les moyens.

Les Murmures prennent la forme de petits oiseaux, ou plutôt des squelettes d'oiseaux. Ils possèdent bien un semblant de chair, mais celle-ci est constituée d'eau noirâtre tenant par magie dans la forme prévue et ne cache rien de leur squelette. Comme tout oiseau normal, ils sont capable de voler et de pépier; cependant, lorsqu'ils ne pépient pas, ils murmurent, dans un langage qui leur est propre et que seule Adalet comprend, plus par intuition magique que par connaissance réelle de ce langage à part.

Leur apparence inquiétante a fait d'eux un mauvais présage aux yeux des rares humains ayant réussi à en apercevoir un; d'après les légendes courant dans les trois royaumes, voir un de ces oiseaux dans un village ou une maison annoncerait qu'un habitant a commis un acte impardonnable pour lequel la Déesse de la Justice va venir prendre sa vie; l'apercevoir lorsqu'on est seul signifierait que l'on va bientôt être victime d'un grand malheur, d'une injustice qui ne sera jamais réparée. Bien sûr, en réalité, ils ne sont pas source de malheur; ils surveillent ceux dont Adalet se soucie et portent parfois ses messages aux autres dieux sous forme de petits parchemins accrochés à une patte. Ils peuvent aussi recevoir des messages oraux d'autres dieux et les rapporter à leur maîtresse, les lui chuchotant à l'oreille.

Un Murmure:
 

DESCRIPTION PHYSIQUE :

L'apparence principale d'Adalet est celle d'une grande femme à la peau blafarde et aux lèvres pourpres, donc les longs cheveux noirs tombent, lisses, jusqu'en bas de son dos. Elle doit mesurer au moins 1m80, sa silhouette est tellement fine et allongée qu'elle en parait irréelle et elle se déplace avec grâce et assurance comme si elle y voyait parfaitement. Son visage est d'une beauté toute divine, mais légèrement gâché par les deux cicatrices qu'elle porte, une sur chaque joue, et qui lui font comme deux traces de larmes sanglantes partant de sous son bandeau pour descendre presque jusqu'à son menton.

Elle est généralement vêtue d'une sorte de toge rouge; le tissus passe derrière son cou, les deux bandes se croisant à l'avant juste au-dessus de la poitrine pour aller recouvrir chaque sein d'un voile de tissus délicat, avant de se croiser à nouveau dans son dos pour s'y élargir en une longue jupe ouverte sur les côtés, dévoilant ses jambes longilignes. Des rubans rouges s'entre-croisent aussi le long de ses bras pour finir en bandages sur la paume de ses mains.

Adalet porte toujours un bandeau pour cacher ses yeux aveugles; il est généralement rouge lui aussi et s'enroule autour de sa tête, noué à l'arrière, sans pour autant être très serré, et qu'elle décore d'un filet de perles blanches recouvrant délicatement sa tête et se mêlant à ses cheveux. Parfois, elle surmonte le tout d'un voile de satin blanc faisant office de capuchon et de cape. Elle est toujours pieds nus.

Adalet est également toujours équipée de Sentence, son épée à deux mains. Celle-ci est d'une taille impressionnante: sa lame est longue de 170cm et large de 30cm et, en comptant la poignée, elle fait presque la taille de la déesse elle-même. La lame en est d'un noir profond, seulement parcourue d'un liseré argenté au centre; le pommeau, lui, est rouge et noir, surmonté d'un rubis pourpre. Le fourreau, accroché au dos de la déesse, est également noir, parcouru d'un fin liseré rouge sang. A la base de la lame, son nom est gravé en lettre d'argent, suivi de l'inscription "Là où l'homme est aveugle la justice Voit".

La seconde forme favorite d'Adalet est celle d'une enfant aveugle aux longs cheveux noirs et bouclés et à la peau blanche, bien qu'à l'aspect moins irréel que celle de sa première forme. Elle est alors vêtue d'une petite robe rouge et porte un bandeau rouge sur les yeux. Elle va parfois ainsi dans les villages mortels à travers les différents royaumes afin de réparer certaines injustices: de sa voix d'enfant innocente, et change le point de vue d'un groupe entier d'adultes, ouvrant leurs yeux sur les injustices dont ils sont coupables. Dans cette forme également, elle se promène constamment pieds nus. Les villageois sont toujours très surpris et légèrement effrayés par cette enfant mystérieuse qui arrive du jour au lendemain et repart tout aussi vite, c'est pourquoi elle n'utilise pas cette forme trop souvent, de peur qu'elle se fasse trop remarquer et que des rumeurs circulent sur elle.

Enfin, la troisième forme favorite d'Adalet est celle d'un Murmure. En effet, elle est capable elle aussi de prendre cette forme particulière de squelette d'oiseau; elle devient alors semblable à un Murmure en un peu plus grand, la taille d'un corbeau à peu près. Elle ne prend cependant pas leurs pouvoirs lorsqu'elle prend cette forme et n'est donc pas capable de percevoir les injustices à leur manière. Elle les accompagne simplement pour voler dans les différents royaumes, et c'est souvent sous cette forme qu'elle suit ses protégés, se cachant toujours d'eux pour ne pas les effrayer.

DESCRIPTION PSYCHOLOGIQUE :


Lorsque Nodalie a créé Adalet, elle était rongée par la culpabilité et l'effroi de l'injustice qu'elle avait commise. Adalet est née d'elle comme une délivrance, comme un soupir de soulagement après de longues nuits blanches: plus jamais l'injustice, plus jamais même à s'en préoccuper. Mais ces sentiments que Nodalie quittait enfin se sont déchargé dans l'esprit de la toute nouvelle déesse, la surchargeant d'émotions.

Ainsi, Adalet est perpétuellement en sur-plein de sentiments et de ressentis. La culpabilité, d'abord, cette culpabilité qui la ronge et prend le dessus sur tout, car, quoi qu'elle fasse, la déesse ne peut réparer toutes les injustices du monde; son rôle est de faire régner la justice, mais elle ne peut le remplir entièrement. Les Murmures lui chuchotent aux oreilles des injustices se déroulant partout en Vanalheim, des injustices auxquelles elle ne peut rien.

Mais Adalet ressent aussi bien d'autres sentiments. Des émotions et des désirs propres à chaque être humain. Et, dotée d'un sens de la justice et de l'impartialité plus puissants que chez n'importe quel autre être vivant, elle est incapable de les laisser s'écouler. En effet, se laisser emporter par ses sentiments la rendrait moins impartiale, aimer un être plus que tous les autres la mènerait potentiellement à être moins juste envers les autres, l'idée même de préférer une personne à une autre la fait se sentir coupable. Certes, elle a ses protégés, mais ceux-ci sont victimes d'injustices, et les privilégier ne fait que compenser ce qu'ils ont vécu ou continuent de vivre; en revanche, se prendre d'affection pour un être qui ne soit pas une victime lui est impossible. Ou, du moins, il lui est impossible de le montrer.

Elle ne peut pas non plus se laisser aller à ses désirs plus simples, tels que l'envie de repos ou le désir d'oublier ses responsabilités pour profiter de la vie un instant, car il serait injuste envers le monde qu'elle cesse un seul instant de réparer tous les torts commis; elle n'a déjà pas assez de temps pour tout le monde.

C'est pourquoi Adalet se montre toujours froide et impassible envers tout et tout le monde, c'est pourquoi elle ne montre jamais la moindre émotion; tout au fond d'elle, elle est persuadée de ne pas en avoir le droit, persuadée que ce ne serait pas juste. Et pourtant, dans un recoin de sa tête, elle sent que le sort qu'on lui fait subir, que cette vie dédiée aux autres qu'on lui a imposée n'est pas juste elle non plus. Et c'est là la plus grande injustice de toutes, celle que jamais elle ne pourra réparer: l'injustice qui lui est faite afin de pallier à toutes les autres injustices du monde.

SIGNE PARTICULIER :

À propos de vous

 
A présent, nous souhaitons en apprendre un peu plus sur vous ! :)Cette section est libre, vous pouvez y dire que vous souhaitez. Si vous n'avez pas d'idée précise, vous pouvez parler de vos passions, votre occupation, ce qui vous a intéressé pour vous inscrire sur le forum, vous pouvez également nous dire comment vous l'avez connu et nous donner votre avis... Bref, bonne écriture !

Test RP


Le soleil se levait sur Ydrasil, et un de ses rayons vint frapper la joue d'Adalet, qui s'étira paresseusement. Lové entre son cou et son épaule, un Murmure dormait, ronflant doucement. D'un doigt délicat, la déesse lui caressa le dos, le réveillant en douceur. Il s'étira à son tour, bailla, puis commença immédiatement à chuchoter. Celle qui Voit sourit, attendrie par l'oiseau, et tenta au maximum de faire abstraction de toutes ces petites injustices auxquelles elle ne pouvait rien, comme chaque jour. Elle se leva et se vêtit, parvenant à ajuster sa robe rouge sans le moindre problème. L'aisance de l'habitude. Elle passa ensuite dans la pièce principale de sa demeure, dont le plafond troué laissait passer un grand cercle de soleil, et s'assit là, sur le sol, attendant d'être convoquée pour aller rendre un jugement.

L'heure passait, et Nodalie ne l'avait pas encore convoquée. De toute évidence, le Tribunal n'était pas débordé ce jour-là. Ce serait donc une journée paisible et solitaire, comme souvent. Avec un soupir, Adalet se leva et se dirigea vers une autre pièce, une sorte de jardin intérieur où ne poussaient que des rosiers dont elle savait les fleurs d'un rouge profond. Elle s'y promena longuement, inspirant le parfum lourd des roses, écoutant les chuchotements empressés de son Murmure. Il n'y en avait qu'un avec elle en ce moment; les autres étaient en mission un peu partout, surveillant ses protégés ou portant ses messages, excepté un qui se trouvait à la disposition de Nodalie pour la contacter facilement.

C'est d'ailleurs celui-ci qui entra soudain par une des fenêtres grande ouvertes. Elle le reconnut immédiatement; elle les connaissait tous par cœur, chacun des sept, et les reconnaissait au bruit que faisaient leurs ailes, à leur voix, à leur poids, à leur façon de pépier et l'endroit où ils aimaient à se percher... Celui-ci, par exemple, choisit, comme d'habitude, de se percher sur son oreille gauche, se penchant en avant pour lui murmurer son message à l'oreille.

La convocation était tardive, il devait donc s'agir d'un procès organisé à la dernière minute. Un cas exceptionnel. Un cas grave, donc. Adalet se téléporta directement à Ymaldris, où se tenaient les procès ne concernant pas les Dieux. Elle apparut dans une salle attenante à la salle de jugement, arrangea les perles sur sa tête, et fit son entrée. Dès son arrivée, le silence se fit dans la salle, et elle étudia les âmes qui l'entouraient. Elle fut immédiatement marquée par l'âme noire de l'accusé. Elle n'en avait jamais vu une aussi sombre chez un mortel.

D'après le message qu'elle avait reçu, l'homme, un humain, était accusé d'avoir tué sa famille entière ainsi que trois autres personnes, des voyageurs qu'il avait hébergé pour la nuit. Il avait été retrouvé sur les lieux du crime, muni de la hache ayant servi à tuer toutes les victimes, et avait, semble-t-il, avoué les faits sans chercher à se défendre lorsqu'il avait été arrêté. Il avait lui-même réclamé que le procès soit tenu au plus tôt.

Sondant son âme, Adalet y trouva beaucoup de noirceur, bien sûr, mais ce qui la choqua le plus fut de ne trouver aucun sentiment de culpabilité. Rien du tout. Simplement de la noirceur. Réprimant un frisson, elle s'installa sur son siège, président l'assemblée, et pris la parole.

"- Rarod Ludagan, vous êtes accusé d'avoir tué, aujourd'hui même, votre famille entière ainsi que trois voyageurs logeant sous votre toit, et ce avec votre propre hache de combat. Vous avez avoué les crimes et demandé à être jugé au plus vite. Est-ce exact ?

- Oui."

Un simple mot, prononcé avec tout le mépris et toute la morgue du monde. Réprimant un nouveau frisson, Adalet resta stoïque. Elle ne pouvait se permettre de laisser transparaître la moindre émotion.

"- Rarod Ludagan, la peine encourue pour ces actes est la peine de mort. Cependant, cette peine peut être modifiée selon les circonstances de l'acte. Votre vie était-elle menacée par les victimes ?"

Tout en prononçant ces paroles traditionnelle, Adalet sentait qu'il n'en était rien, tout comme elle sentait que cet accusé, différent des autres, ne chercherait pas à se défendre ou à éviter la mort. Elle était incapable de comprendre ce qui l'avait poussé à de tels actes, mais elle était profondément convaincue qu'il ne redoutait pas la peine capitale et, peut-être, même, qu'il la recherchait.

"- Non. J'ai tué ces personnes en toute conscience de mes actes et sans que ma vie ne soit menacée. Aucun d'entre eux ne m'avait fait de tort et je n'ai aucune circonstance atténuante."

Dans la salle, à part elle-même et l'accusé, ne se trouvaient que les gardes et les amis des victimes. Et, à part elle-même et l'accusé, chacun frissonna à ces paroles, plus à cause du ton employé que de l'horreur des paroles elles-mêmes. Et ce sourire narquois qu'elle sentait dans sa voix, toujours cette morgue, ce sarcasme...

"- Rarod Ludagan, je vous condamne à la peine de mort. Si vous le désirez, vous pouvez, sachant que cela ne changera rien à votre sort, expliquer les raisons de votre acte.

- Il y a bien une raison, et la raison c'est vous. Oui, vous, les faux dieux. Vous n'égalerez jamais les dieux sombres dans leur puissance, ni dans leur générosité. Saphomoth promet de grandes choses à quiconque agit dans son sens. Suivez-moi! Le Grand Cornu récompense tous ses suivants!"

Il avait poussé ces derniers mots en s'adressant directement à l'assemblée. La salle entière poussa un cri d'effroi, à l'exception d'Adalet, toujours impassible. Cet homme était fou. Un fanatique de Saphomoth, persuadé que ces meurtres lui accorderaient un place auprès du Grand Cornu lui-même. Mais seule la mort l'attendait, terrible et irréversible, de la main même de Celle qui Voit.

"- Rarod Ludagan, vous êtes condamné à la mort par décapitation. Votre sentence s'appliquera au coucher du soleil. En tant que Déesse de la Justice, je serais moi-même votre bourreau. Je déclare à présent ce procès terminé."

Sans plus un regard pour l'âme noire du meurtrier, Adalet sorti de la sale, sa robe rouge virevoltant autour d'elle comme une coulée de sang. Elle n'avait aucun autre procès à tenir ce jour-là et, dès qu'elle fut sortie de la salle, elle se téléporta loin, bien loin, aux Chutes de l'Espoir. Là, elle laissa le vacarme de l'eau et sa course incessante vers le vide l'emplir et calmer son esprit furieux.

Du fin fond du Tolväar, Saphomoth paraissait une menace bien lointaine; et pourtant, il parvenait à corrompre des âmes jusqu'en Ydrasil, où la paix et la sérénité étaient censées régner. La Toute-Voyante sentait enfler en elle une rage indescriptible, celle que seule peut provoquer la vue d'une âme damnée. Elle passa le reste de la journée assise là, laissant ses émotions se dissiper comme la cascade se jetait dans le vide, chantonnant des airs de complainte en compagnie de ses Murmures.

Au coucher du soleil, elle se rendit de nouveau à Ymaldris. Elle attendit que le meurtrier pose sa tête sur le billot et, impassible, brandit l'épée Sentence au-dessus d'elle, si haut. Sans une hésitation, vide de toute émotion, elle abattit la lame sur la nuque du condamné et trancha net la tête. Elle sentit des gouttelettes de sang lui éclabousser le visage.

Adalet ne pouvait voir la tête reposant au sol dans une flaque de sang. Et pourtant, elle aurait été prête à parier sa vie que, sur le visage privé de vie, s'étalait encore un sourire narquois. Un homme était mort pour avoir pris la vie de huit personnes. Et elle avait beau chercher, la déesse était incapable de voir où avait été la justice dans tout cela.

© _Viviie.
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Nékèpech
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MessageSujet: Re: Adalet - Celle qui Voit   Sam 18 Avr - 13:35

Hola mi amore!

Tu l'as franchement bien trouvé ce personnage. Qu'est-ce qu'on en a discuté sur la CB xD
Déesse bien réalisée, avec une description psychologique que je mets dans mes coups de cœur. Oui, j'aime les êtres torturés au cas où vous ne l'auriez pas encore remarqué! Son dilemme entre vivre pour les autres et ne serait-ce qu'un peu penser à elle... C'est d'un dramatique. Ça me fendrait presque le cœur si ce dernier n'était pas aussi noir qu'un Ethiopien crevant la faim.

Il nous manquait une déesse de la Justice. Et tu l'amènes avec brio. Tu sais la jouer, et tu t'y es attachée très vite, je pense donc que nous n'allons pas chipoter longtemps et te valider, qu'en penses-tu?


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Shäara
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MessageSujet: Re: Adalet - Celle qui Voit   Sam 18 Avr - 20:04

Et bien, une éternité que nous ne t'avions pas vue et quel retour !

Adalet est tout simplement...  superbe. Je ne dis pas ça parce que tu es la petite Fanny à son Nékè mais bien parce que tu nous présentes là un personnage de qualité. Écriture fluide, histoire cohérente, la partie "technique" est comme toujours respectée.

En ce qui concerne l'essence d'Adalet, on sent effectivement qu'elle a été construite avec goût et envie. Je suis réellement impatiente de la voir dans la partie rp. ^^

Bon... puisque Nek l'a déjà fait il ne sert à rien de te valider mais... pour le plaisir de l'utiliser T-T... au moins une fois...




Mouhaha... x)
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Adalet
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MessageSujet: Re: Adalet - Celle qui Voit   Sam 18 Avr - 20:47

Merci Shasha, tes compliments me vont droit au coeur ! On se fera un rp ensemble :3 De toute façon va bien falloir que je la teste ma déesse Very Happy
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MessageSujet: Re: Adalet - Celle qui Voit   

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