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 Le Tolväar est une hydre...

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Nékèpech
Dieu de la Souffrance
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MessageSujet: Le Tolväar est une hydre...   Jeu 23 Avr - 21:24

Hydra of Pain and Sickness

Le tonnerre grondait plus que d'habitude dans la Gueule du Chaos. La panique régnait à Sivgardün, les arbres des Bosquets du Malheur pleuraient comme si le désespoir déchirait leurs écorces, et les complaintes des morts animaient les marécages poisseux du Tolväar. Cette ambiance dramatique était due à la disparition inexpliquée du plus grand de tous les Dieux-Maîtres; Saphomoth, l'Ennemi de tous les Peuples, le Grand Cornu. Partout, les mortels s'affolaient, et les dieux murmuraient... De nombreuses messes basses. Certains se demandaient où était leur Maître. D'autres, plus nombreux, se demandaient déjà qui allait le remplacer. Le dieu de la Putréfaction n'avait jamais été un souverain attentif aux désirs de ses lieutenants. Il n'avait accordé d'attention à aucune autre divinité qu'à Caducie, son idylle inattendue. Même ses plus proches collaborateurs n'avaient jamais été considérés à leur juste valeur. Aussi, peu d'entre eux pleurèrent la disparition de l'idole chaotique.

Nékèpech s'avançait vers l'immense Salle du Trône. Ce n'était pas la sienne, mais celle de Saphomoth. L'endroit était désert, et les bannières, malgré le vent qui s'engouffra dans la salle à l'entrée du Cruel, restèrent immobiles. Chaque pas qu'il faisait créait un résonnement presque exagéré. Le dieu sombre regarda autour de lui, s'arrêtant au centre de cet endroit. Outre le trône imposant du Grand Cornu, les sièges des autres divinités supérieures, sur les côtés, étaient aussi vides que le reste du palais. Nékèpech ne s'était pas assis sur le sien depuis des décennies, et ce parce qu'il préférait sa propre demeure à celle-ci. Mais à présent, il savait qu'il serait amené à s'éterniser par ici. Passant une main gracile sur l'accoudoir de son siège, il repensa à sa discussion avec les autres dieux. Ils ne tarderaient pas à venir, eux aussi.

Et en parlant des loups, voici que certains montraient le bout de leur nez. D'autres pas résonnèrent dans l'immense couloir menant à la salle dans laquelle se trouvait le Prince des Larmes. Celui-ci releva la tête, et sourit en voyant la déesse qu'il avait convoqué. La sulfureuse Jezebbel, flottant en l'air avec une grâce que l'on pourrait apparenter à de la lascivité, s'approcha de la grande silhouette filiforme du Cruel. Elle lui décocha un sourire ravageur, et, avec un petit clin d’œil, lui dit sur un ton enjoué:

"Je crois que je suis en avance, mon beau... Un peu de temps pour moi?"

Nékèpech sourit, secouant la tête. Cette déesse ne semblait pas avoir changé depuis la dernière fois qu'il l'avait vue. Cette vile tentatrice s'était montrée très persuasive, et très douée. Et elle avait réussi à découvrir ce qui faisait plaisir au dieu de la Souffrance...
Mais Jezebbel n'était pas en avance. Pour preuve, d'autres pas retentirent. Le Prince des Larmes savait à qui il avait affaire. Avec une joie non dissimulée, il put voir l'arrivée de deux nouvelles divinités; Hiergon, le dieu des Maladies, et Foleun, celui des Cauchemars. Levant les bras, il déclara:

"Je vous salue, frères et sœur du Tolväar. Vous avez répondu à mon appel, et je vous en suis très reconnaissant. L'heure est grave, et vous l'avez sans doute remarqué; notre "bien aimé" maître n'est plus parmi nous."

Nékèpech pointa le trône vacant de son doigt.

"Sverundi m'a avoué n'avoir que faire de la disparition de Saphomoth. Et Caducie semble se borner à chercher le Grand Cornu elle-même. En résumé, seuls Hiergon et moi-même semblons nous soucier de l'avenir du Tolväar et de sa bonne conduite, alors que nous sommes à deux doigts d'une guerre qui pourrait sceller notre destin. Voici venir le moment de reprendre les rennes du pouvoir, laissé vacant par notre ancien maître. Approche-toi, grand dieu des Maladies!"

Les dieux communs s'écartèrent, laissant passer l'Infection pernicieuse et sa garde rapprochée de mouches pestilentielles. Nékèpech dévoila encore plus ses dents, dans un rictus carnassier.

"Acceptes-tu de diriger avec moi la Gueule du Chaos, et ce en tant que Grand Régent? Nous redresserons ce Royaume et le conduirons à la victoire finale. Qu'en dis-tu, puissante divinité? Le Tolväar est une hydre... une tête a été coupée, deux autres repoussent!"

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Hiergon
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MessageSujet: Re: Le Tolväar est une hydre...   Jeu 30 Avr - 17:03

La rumeur n’était pas nouvelle. Cela faisait déjà quelques temps qu’on en parlait. Simple murmure à peine plus fort que e bruit des âmes errantes et solitaires qui hantaient les marais. Mais peu à peu elle avait pris de l’ampleur. Elle finit par devenir tellement bruyante que même Hiergon, isolé dans son immense tour, perdue au milieu des cimetières livides ne put l’ignorée. La nouvelle, assourdissante était dans toutes les bouches et dans toutes les gueules : Saphomoth avait disparu.  Les lakhans,  ses créations dont il était si fier, furent les premiers à lui rapporter cette rumeur pour le moins singulière. Il n’y prêta guère attention au départ, préférant demeurer entièrement concentrer sur ses recherches et ses expériences, en l’occurrence les infections sur la flore.  Ce n’est que quand Diaval, le plus fidèle et le plus ancien de ses serviteurs, lui fit part de ses doutes qu’il comprit que cette rumeur, désormais plus bruyante qu’un millier d’hommes en armure partant pour le combat était bien plus qu’une simple rumeur.


La disparition du Dieu de la putréfaction, dieu Maître du Tolvaär apporterait inévitablement, et incessamment sous peu des changements que nul n’aurait pu soupçonner, il y a à peine une décennie, ce qui à l’échelle d’un dieu équivaut à peine à une journée !
La place de chef du Tolvaär était libre. Or dans ce domaine chaotique, il n’y a qu’une seule chose plus forte que tout, contre laquelle même les dieux ne peuvent lutter : la soif de pouvoir. C’est la face entière du royaume de la corruption qui s’apprêtait à changer. Et elle entraînerait avec elle tout Vanalheim.


«  Diaval, il est temps. » déclara simplement Hiergon alors qu’il sortait de sa tour. Le manticore l’accompagna pour sa traversée des cimetières livides, conscient qu’il ne reverrait peut être pas celui qui l’avait sauvé il y a de cela bien longtemps.  Ils n’échangèrent aucune parole. La monstrueuse bête aurait souhaité l’accompagner jusqu’à Sivgardün, mais elle savait que Hiergon devait y aller seul. Arrivé à un certain point, Hiergon s’arrêta toujours aussi calme, et alors que son corps se décomposait en une nuée de mouches, il prévint, toujours impassible :


« Ne m’attend pas. »


La bête monstrueuse acquiesça sans un mot. Et observa en silence l’essaim funèbre s’éloigner dans le ciel.
Alors qu’il traversa le Tolväar, sous la forme d’une nuée de mouches néfastes, a une vitesse bien supérieure à celle de drosophiles ordinaires Hiergon réfléchissais, encore plus vite qu’il ne voyageait. Il avait une idée très précise de la suite des évènements. Lui qui avait toujours vécu à l’écart ne laisserais pas une telle opportunité passer. L’appel de Néképèch était de loin de l’avoir pris de court, bien au contraire. Même s’il n’en montrait rien il l’attendait avec impatience.


La fin du règne du grand cornu signifiait à n’en pas douter le début d’une guerre ouverte avec Ydrasil et Silraen. L’infection pernicieuse, si impassible depuis des millénaires sentait l’excitation le gagner dans l’expectative des combats à venir.


D’ordinaire discret, tachant toujours de passer inaperçu, Hiergon choisit en ce jour, une entrée en grande pompe. Il fit bien attention à chacun des vils habitants de la capitale sache que le Seigneur de la pestilence était en ville. Les nuées de mouches déferlèrent sur la ville, l’infâme vrombissement de leurs ailes faisant vibrer l’air malsain de la capitale tolväarienne.


Au bout quelque minutes de ce manège infernal, toutes les mouches noirâtres s’élancèrent vers le trône du chaos. Elles assaillirent la salle du trône où les divinités du chaos étaient réunies. Tourbillonnant un instant elles finirent par former le corps de l’infection pernicieuse. Mais le dieu qui apparut devant ses confrères n’étant pas le même que d’ordinaire.
Une haute et svelte silhouette humanoïde se tenait là, le haut corps entièrement recouvert d’une armure finement ouvragée, et le bas du corps enveloppé d’une sorte de robe de fumée noire. De longues ailes plus noires qu’une nuit sans lune, jaillissaient de son dos, et étaient affublées de mains crochues en leurs sommets. A la place de l’habituel visage d’une pâleur surnaturelle, un crane, tout aussi pale, percé de deux fentes, illuminées d’une lumière funeste. Au-dessus de ce crâne, deux petites pierres flottaient, marquées de runes qui luisaient faiblement, comme si le seigneur des maladies, n’avait pas attendu Néképèch pour s’autoproclamer prince régent.


Hiergon écouta attentivement le discours du Prince des Larmes. Il ne s’était pas trompé. Satisfait il s’avança lentement et annonça :


« Je suis entièrement d’accord avec toi, il est grand temps de reprendre en main notre cher royaume de la corruption. Je serait fier de me placer à tes côtés, en tant que Régent du Chaos. Nous sommes tous deux les successeurs naturels du Cornu. Après-tout, qui mieux que nous pourrait remplacer notre regretté maître du Tolväar ? »


Il se tourna vers les autres dieux en terminant sa tirade aussi haineuse, qu’enthousiaste. Qui s’opposeraient à eux ?  Foleun, qui arri vait à l'instant, ne serait que trop content de voir ses « parents » régner sur le Tolväar… à moins qu’il leur préfère Saphomoth… mais cela semblait peu probable. Il ne l’avait surement jamais rencontré. Jezebbel, la déesse de la luxure se contenterait surement de suivre le pouvoir. Or le pouvoir, il était désormais entre ses mains et celles de Néképèch.  
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Nékèpech
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MessageSujet: Re: Le Tolväar est une hydre...   Mar 5 Mai - 9:32

Jamais Nékèpech n'avait pu un jour admirer la forme qu'arborait à présent le dieu des Maladies, et il se dit qu'il avait dû la revêtir spécialement pour sa "montée au pouvoir". Ils seraient deux à présent, du moins, tant que la guerre régnerait face aux deux autres royaumes. L'unité, voilà ce dont avaient besoin les Tolväaris afin de combattre leurs ennemis communs. Les disputes et autres conflits internes pourraient dès lors reprendre, simplifiés par l'absence d'autres rivaux. La nature dominatrice et querelleuse de chaque dieu, sauf peut-être Sverundi, conduisait inévitablement leurs ambitions personnelles à se confronter, soit entre eux, soit avec leurs cousins d'Ydrasil et de Silraen. Mieux valait dès lors canaliser la concentration des divinités chaotiques contre le problème d'En-Haut. Ces êtres insipides et hypocrites, se prenant pour des parangons de vertu. Les nouveaux Grands Régents leur feraient ravaler cette supposée vertu, par la loi du poing. Avec l'aide de Hiergon, le Prince des Larmes comptait bien décoincer la situation de la guerre, alors que les trois mondes ne faisaient que se regarder en chien de faïence pendant que les Fugolls tentaient quelques actions...

Le Cruel leva une main en l'air, s'adressant aux dieux présents:

"Mes frères et sœurs, à présent, reconnaissez notre principat en nous prêtant allégeance! De par ce geste, notre autorité légitime pourra s'exercer sans contrainte, et sans partage."

Les dieux n'avaient pas besoin de plus ou de moins. Ils se dirigèrent vers les deux Grands Régents, afin de reconnaître leur autorité. Ce fut d'abord Foleun qui rampa jusqu'à eux, leur déversant nombre de flatteries qui amusèrent beaucoup Nékèpech. Ensuite, ce fut le tour de Jezebbel, toujours aussi aguicheuse, même lorsque la situation était cruciale. D'autres dieux firent leurs courbettes, parfois plus hypocrites qu'autre chose. L'absence de Sverundi n'était pas un problème, car elle ne préférait pas être mêlée à cela. Elle n'était pas un problème, et accepterait sûrement l'autorité des nouveaux Maîtres du Tolväar. Mais quant à Caducie, et bien, la réponse n'allait pas tarder...
Un immense froid envahit la Salle du Trône, du gel se formant sur les murs. Doucement mais sûrement, du verglas conquit le sol de l'immense hall, atteignant presque les dieux, qui se tournèrent vers l'entrée. Dans l'embrasure des lourds battants se tenait Caducie, déesse du Gel et du Froid, et accessoirement, la favorite de Saphomoth.

Nékèpech regarda la puissante divinité. Elle semblait courroucée. Apparemment, le remplacement de son amant ne lui plaisait guère. Elle ne tarda pas à le faire savoir à l'assemblée:

"Traîtres! Félons! Le seul pouvoir valide en ce monde est celui de Saphomoth, et non celui de ses pitoyables lieutenants! Arrêtez cette ignominie tant qu'il en est encore temps, et cherchez plutôt un moyen de retrouver votre maître à tous!"

Les dieux sombres regardèrent la Dame des Glaces et son ire. Il fallait répondre à cette provocation et, lorsque le Prince des Larmes jeta un regard à Hiergon, il lui proposa dès lors de se lancer le premier dans la future joute verbale l'opposant à la déesse du Froid. En tant que Grands Régents, ils se devaient de défendre leur pouvoir nouvellement acquis. Chercher le Grand Cornu relevait de la perte de temps, alors qu'il fallait en profiter.

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Hiergon
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MessageSujet: Re: Le Tolväar est une hydre...   Lun 11 Mai - 23:14

Unes à unes, les divinités du Tolväar leurs prêtaient allégeance. Hiergon, simple bactérie à l’origine qui avait dû se battre pour devenir un dieu à part entière était aujourd’hui Régent du Tolväar.  Il était en train de prendre la place de Saphomoth, le grand cornu en personne. Il avait rarement été aussi satisfait.


Co-Régent, pas Régent unique. Néanmoins le Co-Régent étant Néképèch, il ne devrait pas y avoir de soucis. Après tout ils étaient alliés de longue date. L’infection pernicieuse aurait surement mal vu le fait de devoir partager le pouvoir avec tout autre Dieu, mais le Cruel faisait exception. Nul doute que leurs ambitions convergeraient. De plus, il n’aurait pas été assez puissant pour gouverner le royaume de la corruption seul. A l’inverse, tant qu’ils seraient alliés en tant que princes régents, aucune divinité Tolväarienne ne pourrait sérieusement défier leur pouvoir. D’autant plus qu’en tant que dieux de la suffrance et des maladies, ils étaient tout à fait complémentaires.


Personne n’oserait défier leur pouvoir, sauf Caducie. A l’évidence, cette sotte était aveuglée par ses sentiments pour Saphomoth. Hiergon n’avait à la base jamais compris comment une divinité de rend supérieure pouvait s’autoriser de tels sentiments. Pour cette raison, Caducie ne valait guère mieux, aux yeux de Hiergon, que le plus pitoyable des ydrasili.


Elle arriva dans la salle, où tout se déroulait à merveille jusqu’à présent, vociférant et jetant un froid sur leur cérémonie improvisée. Au sens propre comme au sens figuré.


Le Cruel lui lança un regard. Hiergon comprit qu’il devait lui répondre le premier. Il aurait plus que tout adoré attaquer physiquement cette déesse asservie de son propre chef à Saphomoth, mais cela pourrait leur nuire grandement. Les autres dieux risquaient de le voir d’un mauvais œil et leur pouvoir était loin d’être assez sur pour se permettre d’avoir tout le monde à dos. Hiergon s’avança vers elle et choisit donc d’attaquer mais uniquement par la parole. Après tout, il y avait de bien nombreuses manières de détruire un adversaire.


« Caducie, enfin, tu me vexes. Comment peux-tu nous soupçonner de chercher à usurper la place de qui que ce soit. Saphomoth est notre maitre à tous, je l’admets bien volontiers. Bien sûr nous l’avons cherché. J’ai lancé mes meilleurs pisteurs à sa recherche depuis des semaines. Mais si son pouvoir est si important, n’est-il pas normal que nous ne puissions pas le trouver ? La vérité, et je sais que tous, vous en êtes conscient,  c’est que, où qu’il soit,  le cornu ne veut pas être trouvé. Et de fait, il est de notre devoir, nous ses héritiers légitimes, de reprendre le flambeau jusqu’à son retour. Nous sommes les princes régents, en aucun cas, des dieux-maîtres ! Tu nous prête de biens vils intentions. »


Evidemment Hiergon ne pensait un mot de sa tirade. Saphomoth pourrait bien revenir, il ne regagnerait pas sa place. Toutefois il espérait que cela pourrait convaincre les potentiels récalcitrants de les suivre. Caducie ne serait surement pas dupe, mais si elle se retrouvait isolée, elle ne pourrait pas leur faire grand tort. L’objectif était de rallier tous les dieux à leur cause. Seule, elle pourrait bien vociférer autant qu’elle voulait, elle serait incapable de faire plus.


« Saphomoth lui-même tient l’Ydrasil en horreur, et il sera plus que satisfait de voir que nous l’avons anéanti à son retour. Devons-nous nous contenter de le chercher en vain, lorsque s’il a disparu, c’est qu’il ne tient pas à être trouvé ? Non, il nous faut agir contre Ydrasil et ne pas nous complaire dans l’oisiveté. Et c’est cela que nous vous proposons réellement mes  chers dieux du chaos ! »
Il s’adressait cette fois à tous les êtres divins présents.



« Bien que Saphomoth soit absent, nous devons continuer la lutte contre les impies de la lumière. Le Cruel et moi-même,  mènerons cette guerre. Soyez surs que sous notre commandement, c’est vers une victoire écrasante que vous allez ».  Termina-t-il, désignant Néképèch.
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Nékèpech
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MessageSujet: Re: Le Tolväar est une hydre...   Mer 3 Juin - 16:50

Lorsque Hiergon déversa ses paroles emplies d'hypocrisie à la favorite de Saphomoth, cette dernière sembla fortement dubitative à la mention de recherches qu'ils auraient menées afin de retrouver leur Dieu-Maître. La colère déformait encore son délicat visage alors que le dieu des Maladies continuait de parler. Les autres déités, elles, assistaient plutôt passivement aux tirades que se lançaient les divinités supérieures. Caducie était dangereuse, car amoureuse. Elle n'en démordrait sûrement pas, et c'était peine perdue d'essayer de la raisonner. Voilà ce à quoi pensait Nékèpech, observant le second Grand Régent tenir son discours de sophiste à la Dame des Glaces. En y réfléchissant, ils y gagneraient sûrement plus à la dénigrer plutôt qu'à tenter de la convaincre du bien-fondé de leur prise de pouvoir. Aussi, le Cruel prêta une oreille attentive à ce qu'allait répliquer Caducie.

"Tu es bien piètre menteur, Hiergon. Comment pourrais-je croire à un mensonge aux airs si factices? Je sais très bien que nul Lakhan ne parcourt Vanalheim à la recherche de Saphomoth! Et qui plus est, comment peux-tu être sûr qu'il souhaite que nul ne le trouve? S'il avait disparu de son propre chef, il m'aurait sans aucun doute prévenu auparavant. Tu es ridicule dans ton plaidoyer sans queue ni tête."

A ce moment, le Prince des Larmes s'avança d'un pas, et prit la parole, considérant que c'était à son tour de défendre ses nouveaux intérêts:

"Et pourtant Caducie, c'est toi qui es ridicule. Peut-être que d'autres l'ont remarqué ici, mais je peux voir clair en toi. Ton amour t'aveugle, et t'affaiblit. Il t'a rendue vulnérable et t'a désorientée. Tu es à présent l'esclave d'un dieu qui n'est plus là. Nous ne savons point où il se trouve, et même si nous le cherchions, nous pourrions ne jamais le retrouver. Je ne t'empêcherai pas de faire des recherches, cela dit. Néanmoins, sache que, comme l'a si bien dit Hiergon, nous ne devons pas tomber dans l'oisiveté. Le temps de la guerre avec le reste du monde est venu, et Saphomoth le voulait. C'est l'héritage qu'il nous a laissé, et je pensais que toi, sa favorite, tu comprendrais. Quelle monumentale erreur..."

Nékèpech lança un sourire entendu à l'Infection pernicieuse, lui signifiant qu'il pouvait à présent s'asseoir sur son trône. Le Prince des Larmes, quant à lui, s’assoirait une fois qu'il en aurait fini avec Caducie, dont l'aura glacée était encore plus puissante qu'auparavant. La colère froide qui l'animait ne s'était pas arrangée après le monologue du Cruel, et ce dernier commençait à craindre qu'elle ne puisse contenir son ire, la déversant sur l'assemblée ou, pire, sur lui. Pourtant, elle se contenta de dévisager les deux Régents avec des yeux à l'intérieur desquels une lueur de pure méchanceté se révélait en demi-teinte. Avec une voix aussi glacée que ses pouvoirs, elle déclara dès lors:

"Asseyez-vous sur vos trônes. Ripaillez avec vos valets. Faites la guerre aux autres royaumes si vous le voulez. Je chercherai Saphomoth moi-même. Et lorsque je le retrouverai et que je lui expliquerai toute l'histoire, les mots pitié et pardon perdront tout à coup leur sens. Je vous laisse. La simple vue de vos sourires hypocrites me donne la nausée."

Et dans un soubresaut de son pouvoir glaciaire, elle disparut de la salle, non sans en faire baisser la température de quelques dizaines de degrés. Heureusement pour eux, les dieux n'étaient que peu affectés par ces changements soudains. Nékèpech ne fit qu'épousseter le gel apparut sur ses épaulières, avant de se tourner vers l'assemblée et déclarer:

"Ha, l'amour!"

Cette dernière pique provoqua quelques rires mesquins. Mais après tout, le Tolväar n'était que mesquinerie et fourberie... alors pourquoi s'en priver? Il s'assit finalement aux côtés de Hiergon, et lui dit avec son sourire carnassier:

"Préparons donc la guerre. Celle qui décidera du sort du Tolväar et de tout Vanalheim. Préparons donc la victoire."

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Hiergon
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MessageSujet: Re: Le Tolväar est une hydre...   Mar 23 Juin - 15:58

Evidemment, Caducie ne fut pas dupe, et le discours de Hiergon ne fit que l’enrager d’avantage. Hiergon l’observait sans comprendre. Pourquoi s’attacher de la sorte à un être, au point de s’oublier soit même et de stagner de la sorte ? Comment une   déesse pouvait-elle tomber aussi bas, pour un autre Dieu, qui de plus, s’en était allé sans elle, ce qui signifiait bien que pour lui, elle importait peu. Et pourtant elle était, la, vociférant, déversant son venin sur ceux qui voulaient prendre la place de Saphomoth, alors que c’était la conduite logique à adopter dans le Tolväar.

Si son ire avait eu pour origine la volonté de prendre la place de Saphomoth, alors l’infection pernicieuse l’aurait compris et respecté pour cela. Il l’aurait considéré comme un adversaire, mais un adversaire digne de ce nom.

En l’occurrence l’attitude de la reine des glaces était pour ce qu’on pouvait trouver de pire. Ce manque de considération pour soit même l’aurait rendu malade, s’il n’avait pas été le créateur de tous les maux.

Sur un signe de Néképèch, Hiergon se dirigea vers le trône convoité. Sans hésiter, il s’assit, avec une attitude conquérante sur l’immense siège de pierre. Enfin, après toutes ces années, tous ces siècles, il accédait au poste le plus haut du Tolväar. Il n’y avait plus personne au-dessus de lui. Plus aucun obstacle entre lui et le pouvoir. Seul le prince des larmes pouvait rivaliser  avec lui, néanmoins tant que leurs objectifs coïncidaient, il n’y aurait aucune raison pour eux de s’affronter.

Le Prince des Larmes, s’avança pour répondre. Au lieu de mentir comme lui, il choisit plutôt de tourner Caducie au ridicule. Ce qui fonctionna plutôt bien. La déesse glaciale semblait  folle de rage Sa voix froide comme la glace claqua et elle disparut non sans au préalable avoir  refroidie considérablement la température de la salle.

Le commentaire de Néképèch tira quelques rires moqueurs, et le cruel pris place aux cotés de l’infection pernicieuse. Les dieux présents les fixaient avec une certaine appréhension pour certains, enthousiasmes pour d’autres… Tous attendaient avec impatience ce les nouveaux maîtres autoproclamés du Tolvaär  avaient à déclarer sur cette fameuse guerre qu’ils entendaient mener.

« Bien, commença Hiergon s'adressant à l'audience composée des diverse divinités Tolväariennes, maintenant que nous sommes entre divinités en pleine possession de leurs moyens, il est temps que nous nous organisions pour la guerre qui arrive. Cela fait trop longtemps que les choses trainent. Il est temps pour le Tolvaär de partir à la conquête du monde qui nous revient de droit.

Des suggestions quant à la façon d’écraser Ydrasil ? »
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Nékèpech
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MessageSujet: Re: Le Tolväar est une hydre...   Mer 1 Juil - 15:16

Le dieu noir aux sombres attributs écouta la demande de son allié pestilentiel. Avait-il des suggestions ? Beaucoup trop à vrai dire. Beaucoup trop pour être dites en une seule traite. Aussi exposa-t-il les plus intéressantes et les plus efficaces, révélant son intérêt insoupçonné pour la guerre. En effet, cloîtré dans son palais de marbre et de chair, avait-il une seule fois assisté aux conseils donné par Saphomoth sur ses projets pour Vanalheim ? L’intérêt était nouveau. Et, étrangement,  lié à son ascension dans le Panthéon. D’un autre côté, Nékèpech n’avait jamais caché qu’il souhaitait revisiter les belles contrées d’Ydrasil, royaume duquel il avait négligemment été rejeté par une bande de dieux hypocrites et hautains. La lie des mondes, dont la puissance chutera aussi sûrement que le pouvoir du Cruel croîtra.
 
"Ydrasil n’est pas la première étape. Elle est le but ultime, l’objectif final. Ici, nous devrons d’abord envahir les contrées de Meruwan, le puissant Dragon. Il n’est pas aisé de défaire un être aussi fort. Le fils de Sharine défend jalousement ce qui lui appartient. Il sera sûrement notre plus vaillant ennemi. Cependant, j’ai ouï dire d’un être qu’il a créé et affectionné un temps, juste avant de se détourner de lui et de le bannir de son royaume forestier. Un Dragon, tout comme lui, animé d’une haine sans fin à son égard. Il a parcouru les landes du Tolväar un temps. Je sais à présent où il est, et avec qui. Je veillerai à ce que nos intérêts convergent, si vous voyez ce que je veux dire."
 
Se calant un peu plus sur son divin trône, plus confortable qu’il ne l’aurait imaginé, il poursuivit l’exposition de sa vision des choses :
 
"Les Fugolls avancent en territoire silraeni, et ils nous ont déjà rapporté avoir vu des troupes de l’Ydrasil descendre du Pont des Âges. Son gardien en est absent, et ils descendent en masse nous affronter. La clé de ce conflit est Silraen. Nous nous battrons contre les armées d’Anwyn, et nous avons besoin de toutes les ressources disponibles. Les Fugolls, les armées des Hommes, les clans Dwergi, les troupes des Drows… Même les dieux doivent prendre part à ce combat crucial. Je gagerai mes Maux, et j’espère que toi, Hiergon, tu gageras tes Lakhans. Nous devrons nous passer du soutien de Caducie, et de celui de Sverundi. Mais ensemble, nous sommes plus forts qu’eux. Qu’en penses-tu, Infection pernicieuse ? As-tu d’autres vues sur la façon dont nous devrons mener la guerre ?"
 
Un joli plan se dessinait dans la tête de Nékèpech, avide de pouvoir et de souffrance. Cette guerre le renforcerait, quelle qu’en soit l’issue. Et qu’importe le prix, il pénétrerait au Conseil Sacré, et le détruirait de sang-froid de l’intérieur. Nodalie, Adalet, Anwyn, Ohen… Tous devaient disparaître. Ces nuisibles qui avaient osé le bannir, et jeter le discrédit sur sa suprême divinité.

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Hiergon
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MessageSujet: Re: Le Tolväar est une hydre...   Lun 27 Juil - 15:01

Hiergon avait presque oublié la revanche personnelle de Néképèch contre le royaume céleste. Il se souvenait très nettement de la rancœur dont faisait montre le prince des larmes à l’encontre des suivants de Nodalie. Exclus de ce royaume car incompris, il avait toujours souhaité prendre sa revanche. Le cruel pourrait compter sur l’infection dans sa vengeance.

« Je suis pour ma part entièrement d’accord avec notre prince des larmes, et n’ayez aucuns doutes quant à la présence des Lakhans sur le futur champ de bataille.

J’ajouterais par ailleurs, que nous devrions utiliser les fugolls, comme Saphomoth  entendait lui-même les utiliser. S’il est vrai qu’ils ne sont pas les plus robustes leur  nombre important nous donnera un très net avantage. Ils sont bien la preuve que Saphomoth est d’accord avec nous. Pourquoi aurait-il crée ces êtres si violents si ce n’est pour la guerre ? »

En vérité, l’infection pernicieuse ne pouvait s’empêcher de jalouser les créatures de Saphomoth. Lui-même avait longtemps tenté de créer de telles choses, en vain. Si dans une certaine mesure il avait créé Foleun, le dieu des cauchemars, il ne l’avait pas fait seul et surtout il l’avait fait sans s’en rendre compte. Les lakhans, demeuraient redoutables mais trop peu nombreux car incapables de se reproduire entre eux. Longs et complexes à créer, il s’était arrêté à une quinzaine. D’autant plus que s’ils venaient à devenir trop nombreux, ils auraient pu échapper à son contrôle.  Quant à Diaval, plus un compagnon qu’une monture,  il n’avait fait que le soigner et le débarrasser de sa répugnante énergie céleste.  Mais il s’éloignait du sujet actuel, ce qui n’était guère sage. Il reprit, parlant avec assurance

"Il serait en effet souhaitable de rallier ce dragon à notre cause. La vengeance est la meilleure des motivations et si nous lui offrons l’opportunité d’accomplir la sienne et de l’y aider, nous avons de grandes chances de rallier cette créature à notre cause."

Encore une fois, l’infection pernicieuse n’avait rien à redire quant aux projets de Néképèch. Leurs intérêts et les directions qu’ils empruntaient semblaient vouées à se rejoindre. Hiergon enchaina donc directement sur le point qui le gênait :

« Il y a selon moi un problème potentiel au sujet duquel il nous faudra être méfiant.  Nous risquons en effet de devoir nous battre sur plusieurs fronts dans l’hypothèse ou Ydrasil choisirait de défendre effectivement Silraen. Or, nous sommes déjà privés du soutien de Caducie, il serait donc préférable d’être préparés au mieux à une telle éventualité.  A cet égard, Ydrasil reste hors de ma portée dans l’immédiat, la lumière y est trop forte »

 Il marqua une pause avant de reprendre son plan, les mouches tournoyants lentement dans la salle maintenant que la température remontait :

« En revanche pour ce qui est de Silraen, je peux m’attaquer à la flore directement, avant toute réelle action de notre part. En attaquant leurs précieux arbres je suis sûr que nous pouvons affaiblir Silraen considérablement.  En effet par les arbres je pourrais atteindre la terre puis l’eau et ainsi tous les habitants de silren. J’ai une maladie en réserve, mais celle-ci n’est pas encore tout à fait achevée. Dès que cela sera fait je la lâcherais dans les forêts silraeni et nous n’aurons plus qu’à attendre un peu avant de voir Silraen décimé, sans avoir aucun effort supplémentaire à fournir ».

Hiergon s’arrêta, continuant à réfléchir. Quels fléaux pourraient-ils lâcher sur Silraen ? Le gèle aurait également été dévastateur mais il leur fallait agir sans Caducie.
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Nékèpech
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MessageSujet: Re: Le Tolväar est une hydre...   Ven 4 Déc - 11:51

Le Prince des Larmes put sans surprise constater la convergence de ses idées avec celles de Hiergon. Il avait toujours vu en lui un allié fiable, et ce depuis leur rencontre inopinée dans les Cimetières livides, landes oubliées et parcourues de fanges à l’aspect repoussant. Un endroit parfait pour un dieu tel que lui. Si les Grands Régents pouvaient si bien s’entendre, alors l’effort de guerre n’en serait qu’accéléré, pensa Nékèpech. Les autres divinités se rangeaient sous leur bannière, ou sous celle de Caducie, mais dans leur quête du pouvoir, ils avaient rassemblés plus de dieux, prêts à se battre et non chercher en vain leur maître, à présent disparu. Ce fut d’ailleurs avec un certain amusement que Nékèpech écouta Hiergon parler des Fugolls. Se revendiquer de la droite ligne de pensée de Saphomoth était une idée brillante, garantissant leur légitimité sur leurs trônes encore trop nouveaux…
 
Pour ce qui était du dragon, le Cruel n’aurait aucun problème à l’intégrer à ses plans et aux noires desseins du Tolväar. Dans sa tête germait déjà toute une démarche, qui ne pourrait que fonctionner. Parfois, le Prince des Larmes se félicitait d’être aussi malin et aussi sournois. Qui d’autre pouvait prétendre l’égaler pour l’établissement de complots, ou de traquenards ? Il était bien trop doué pour être détrôné. Les dieux eux-mêmes lui mangeaient dans la main, et buvaient ses paroles. Ho, et celles de Hiergon, oui, aussi.
 
Un problème fut pointé du doigt. L’Infection pernicieuse avait vu juste. La faille dans un plan si parfait, mais y avait-il seulement un seul plan qui fut jamais parfait ? Ici, il était question de craindre le surnombre. Nékèpech avait eu plusieurs idées. Certaines très bonnes, d’autres plus bancales. Il avait même songé à faire une alliance avec le Passeur, alors vaincu et terré dans son Marais, mais encore puissant. Cependant, la proposition de Hiergon intrigua autant qu’elle intéressa le sombre dieu des Souffrances. Il parlait ici de maladie, de véritable peste ravageant les forêts et leurs populations. Un poison pour l’eau, un fléau lâché dans les airs, se répandant sur la terre. Pourquoi n’y avait-il pas pensé plus tôt ? En réalité, Nékèpech commençait à entrevoir la véritable utilité de l’Infection pernicieuse à ses côtés. Car au lieu d’être simplement un autre Régent, il s’avérait plein d’idées intéressantes et efficaces. Quelque part, il était un peu… comme lui.
 
Le sourire carnassier du Prince des Larmes s’agrandit, prenant des proportions dépassant les limites normalement imposées par une mâchoire.
 
« Hiergon, voilà une idée fort intéressante. Je ne te cacherai pas qu’elle me plaît énormément, et je pense qu’elle plaira à tous ici. Si tes pouvoirs destructeurs peuvent créer une telle peste, qui pourrait ravager les frontières du Silraen, et affaiblir sa puissance tout en nous donnant l’avantage du terrain, alors, nos armes pourraient être victorieuses. La corruption des forêts de Meruwan sera un spectacle dont je me languis déjà, et où le Tolväar ne pourrait que triompher ! »
 
Il regarda les dieux encore présents. Tous regardaient les deux Régents avec ce regard approbateur. Oui, dans cette merveilleuse aventure, qui mènerait à la perte des mondes, ils seraient suivis. Car tous ici avaient quelque chose à y gagner. Et tous ici gagneraient, quoi qu’il arrive. Nasil avait vu l’avenir, et avait créé Saphomoth. N’était-ce pas là un signe ? N’était-ce pas là la preuve de leur victoire prochaine ? Il se leva, regardant les autres divinités sombres derrière son impénétrable masque d’adamantine.
 
« Nous devons vous laisser, Puissances de la Ruine. J’ai quelque chose à montrer à Hiergon. »
 
Il se tourna vers l’Infection pernicieuse.
 
« C’est dans le Palais de Saphomoth que nous trouverons ce que j’ai à te montrer… Si nous le trouvons, bien entendu. »
 
Car dans ses plus noires pensées, et même au fin fond de son esprit tortueux, il n’avait aucune idée d’où se trouvait cet artefact légendaire, et sensé être plus secret encore que l’origine des Créateurs.

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Hiergon
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MessageSujet: Re: Le Tolväar est une hydre...   Jeu 7 Jan - 17:41

Le Dieux des épidémies fixa les divinités présentes, dont certaines semblaient hésiter après avoir été congédiées de la sorte.  Mais toutes ne tardèrent pas à disparaitre. Les intentions des nouveaux corégents étaient très claires et sans équivoque. Quiconque s’opposerait à eux risquait de passer un très sale quart d’heure. Pour leur tenir tête il aurait fallu Saphomoth ou d’autres dieux  de même puissance eux aussi alliés. Mais Le grand cornu était celui qui avait causé ce changement de pouvoir par son absence et parmi les autres dieux supérieurs du Tolvaär, Sverundi resterait neutre, ce qui laissait Caducie seule et isolée.


Ainsi l’ordre du Prince des Larmes fut suivit, mêmes si certains ne semblaient pas ravis d’avoir été congédiés comme de vulgaires laquais. Hiergon se leva calmement pour faire face à Nékèpech. « Certains ont mis trop de temps à exécuter un ordre simple. Tôt ou tard il nous faudra leur rappeler qui commande maintenant. »


Les mouches qui avaient envahis la salle à son arrivée se mirent subitement à s’agiter puis elles s’envolèrent et rejoignirent Hiergon pour disparaitre dans les plis de son armure.


« Le palais de Saphomoth ? J’ignore ce que tu penses y trouver mais cela risque d’être dangereux. On ne sait rien des pièges qu’il a pu y placer. Ou plutôt je ne m’y suis jamais intéressé. Bien sûr tu as piqué ma curiosité, il est donc évident que nous y allons ! » Conclut-il avec un léger sourire, les pierres flottant au-dessus de crâne luisant d’une inquiétante lueur verdâtre. Il sortit de la salle et pris la direction des appartements de Saphomoth, désormais à l’abandon... en tous cas il l’espérait.


Pénétrer dans les appartements privés du grand Cornu n’était pas très judicieux car nul ne savait ce qui se trouverait derrière. Tous savaient où se trouvait la porte des appartements, mais jamais aucun d’eux n’avaient pénétrer l’antre de la putréfaction, en tout cas pas à la connaissance de Hiergon. En vérité il ne s’était jamais approché de la porte des appartements. Toutefois, le Prince des Larmes avait su piquer sa curiosité et il ne ferait demi-tour pour rien au monde.


Après avoir parcouru le dédale de couloirs et de salles toutes plus sinistres les unes que les autres de la gorge des dieux,  les deux divinités se trouvaient maintenant dans un long couloir, éclairé par des torches placées à intervalle régulier le long des murs de pierre. Le couloir se terminait sur une double porte massive faite dans un bois si noir qu’on aurait dit du charbon.


La surface des portes étaient hérissées de figures rendues difficiles à distinguer par leur noirceur. En s’approchant des portes, le binôme infernal put voir clairement que les portes étaient en réalité couvertes de sculptures d’un réalisme remarquable. Les moulures et diverse gravures racontaient une histoire compris rapidement Hiergon. Celle de Saphomoth. Sa naissance, son combat contre Tumulghor et Nodalie, la création des fugolls et bien d’autres scènes étaient jouées par les statuettes taillées à même le bois sombre de la porte.


En passant cette porte, ils commettraient l’ultime blasphème. Ils violeraient l’intimité de leur ancien maitre, l’envoyant définitivement au rang de souvenir.

D’une main squelettique, l’infection pernicieuse saisie la poignée ouvragée, et ouvrit la porte de l’antre de Saphomoth.
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