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 Il est temps d'ouvrir les yeux (PV Nodalie)

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Eleya
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MessageSujet: Il est temps d'ouvrir les yeux (PV Nodalie)   Mar 8 Avr - 20:36

Je nageai à vive allure après avoir donné quelques consignes à ma naïade la plus fidèle. La Déesse Nodalie d’Ydrasil était en visite à Silraen. Elle ne venait jamais par hasard, il y avait toujours une raison et je me devais de saisir cette occasion. Sœur de notre Dieu-Maître Meruwan, elle était la seule à pouvoir lui faire entendre raison. Meruwan était bon, un noble protecteur mais pacifiste, ne se mêlant à aucun conflit. Sur les sujets extérieurs à notre royaume, je n’avais pas mon mot à dire, cependant, je craignais que son caractère paresseux, il fallait l’avouer, finisse par nous porter préjudice. En effet, des fugolls avaient été vus sur nos terres. C’étaient des êtres immondes, des hommes à moitié chacal. Bien qu’il ne s’agisse que de petites hordes à l’écart des villages et se terrant dans les montagnes ou les profondes forêts, ces créatures attaquent des voyageurs et des fermes isolées. Vivant proche des Hommes, connaissant les habitants demeurants près d’une source d’eau, j’ai entendu leurs inquiétudes et mon peuple s’inquiète également. Une de mes naïades a échappé de peu à la mort. Il y a toujours eu des prédateurs et des proies, mais ces bêtes doivent être chassées maintenant avant qu’elles deviennent plus nombreuses. Il serait alors trop tard pour agir et beaucoup d’êtres mourraient. Ce royaume n’était pas le leur.

En arrivant au Sanctuaire Sacré, je sortis de l’eau, abandonnant mon physique de sirène pour celle d’une femme humaine. Cela ne me déplaisait pas mais je préférai être dans l’eau. Je me vêtis d’une robe bleue ciel tout à fait légère, sans manche, et dont le tissu était accroché sur les épaules grâce à deux petites broches en forme de coquillages. Et comme d’habitude, je préservais le bleu de mes cheveux et de mes yeux. Une couleur en accord avec l’eau. Peut-être qu’un jour, je changerais, mais pour le moment, je resterai ainsi. Pieds nus, j’avançais sur le chemin menant au Sanctuaire où j’attendis l’arrivée de la Maîtresse d’Ydrasil.

A sa vue, je m’inclinai, saluant la Déesse avec respect.

-Majesté, je me nomme Eleya, Déesse des Eaux Douces de Silraen. Si vous me le permettez, je vais vous conduire à Meruwan.

J’avais déjà croisé la Déesse Nodalie, et c’était un honneur aujourd’hui d’être à ses côtés afin de l’escorter auprès de notre Maître. Cependant, cette initiative a été de ma propre volonté. Aucun ordre n’avait été donné, aucune demande formulée. En la sachant ici, c’était pour moi l’occasion de transmettre un message du peuple de Silraen. Meruwan savait s’occuper de ses terres, pourtant, il était trop inactif face à ce qui se produisait depuis un certain temps. Entre frère et sœur, entre Dieux-Maîtres, j’espérais un changement.

-Pour tout vous avouer, ma présence n’a pas été demandée. J’ai pris seule cette initiative afin de pouvoir vous parler si vous acceptez. Je ne suis pas ici uniquement pour mon peuple, mais pour tous ceux vivant à Silraen. Des fugolls pénètrent sur nos terres sans résistance, attaquant des fermes isolées dans les montagnes ainsi que des voyageurs. Il ne s’agit que de petites hordes mais je crains, qu’à force de rester passif, que leur nombre augmente.

Nos deux mondes étaient bien différents même si nous avions des ennemis communs. Pendant longtemps, nous sommes restés en retrait, pensant que nos terres seraient protégées. Je n’ai jamais cru à une protection éternelle et j’ai cru que Meruwan pourrait prendre les dispositions qui s’imposeraient…en vain. Il pensait sans doute que ces créatures étaient isolées mais j’en doutais fortement. Ce n’était que le début pour moi.

-Mon peuple est prêt à se battre pour défendre ce royaume et ce, avec ou sans l’accord de Meruwan. La vie de mon peuple et de ce royaume m’importent plus que l’obéissance.

Je vouais un immense respect pour lui, il ne fallait surtout pas croire le contraire mais des choix devaient être faits, même s’ils étaient en contradiction avec d’autres. En plus de deux millénaires d’existence, c’était la première fois que je remettais en cause les décisions de Meruwan, enfin, son aptitude à ne pas en prendre et de rester pacifiste, comme si tout allait s’arranger naturellement.

-Je sais que nos deux royaumes ne s’entendent pas sur tout, mais aujourd’hui, ce Mal dont nous avions tous pensé être épargnés a franchi nos frontières et je demande votre aide afin que Meruwan prenne conscience de la situation. Nous ne pouvons plus vivre en ignorant le Mal à Vanalheim, un Mal qui n'a pas de frontière.

C’était peut-être égoïste de demander cela lors que jamais Silraen ne s’était mêlé des conflits extérieurs. Le royaume d’Ydrasil gérait tout. Je voulais malgré tout faire comprendre que le peuple de Silraen n’était pas inconscient du danger et que l’inactivité du Dieu-Maître des lieux risquait de lui porter un grand tort. J'étais une Déesse, mon devoir était de protéger les miens et les terres de Silraen. C'était mon devoir qui me poussait à agir.
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Nodalie
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MessageSujet: Re: Il est temps d'ouvrir les yeux (PV Nodalie)   Mar 8 Avr - 23:05

« Il est temps d’ouvrir les yeux »
Eleya & Nodalie


Le soleil était haut dans le ciel lorsque j’arrivai près du Sanctuaire Sacré, niché en plein coeur des Hauts Bois silraeni. La chaleur d’un après midi ensoleillé ajoutée au parfum des bois que j’appréciais particulièrement et si typique de Silraen ne rendaient pour autant mon humeur plus joviale qu’à l’accoutumé. Pire que cela, je n’étais pas franchement très enthousiaste à l’idée de rendre une visite à mon frère, Meruwan, ce dragon têtu et fainéant qui ne daignait pas quitter sa tanière. A maintes reprises, j’avais du me déplacer jusque ici moi-même afin de régler quelques questions primordiales concernant nos deux mondes. Et jamais en retour, Meruwan n’avait daigné faire un pas en dehors de Silraen en guise d’implication contre la guerre que nous menions contre notre frère, Saphomoth. Cette fois-ci était de trop, et je comptais bien le lui faire remarquer.

J’avais délaissé mon habituelle tenue de cérémonie pour une armure plus légère, dépourvue d’artifices et de plaques trop imposantes qui auraient gêné mes mouvements. Une cape d’un blanc immaculé était venue remplacer le vêtement bleu que j’arborais en permanence, et j’avais relevé la capuche afin de dissimuler légèrement mon visage. La discrétion était de mise pour ce voyage, et je ne comptais pas fanfaronner au milieu d’une escouade bruyante, bien trop désireuse de préserver ma vie autant que celle de mes sujets. Chaque visite à Meruwan était ainsi, toute en discrétion et dans l’anonymat. Or, j’ignorais pourquoi mais aujourd’hui, le sort en avait décidé autrement.

Une femme – déesse sans aucun doute étant donné la magie qui émanait d’elle et ses traits d’immortelle – se tenait à l’entrée du Sanctuaire et semblait m’attendre. Elle s’inclina à mon arrivée alors que je rabaissai ma capuche, révélant mes cheveux blonds qui accrochaient la lumière. Je la fixai de mes yeux azur, durs comme le fer, et l’écoutai patiemment se présenter. Je hochai simplement la tête lorsqu’elle indiqua son désir de m’escorter jusqu’à mon frère, bien que je n’y voit aucune utilité. Je connaissais parfaitement les lieux, et le Sanctuaire Sacré était l’un des endroits les plus prémunis contre l’invasion du Chaos. Il était simplement impensable qu’un tolvarii se dissimule parmi les ombres dans un endroit aussi pur.

Pensive, je la suivis donc, jusqu’à ce qu’elle décide de me révéler la raison de ses agissements. Je ne m’étonnais guère de cette révélation. En revanche, l’insistance dont elle me fit part concernant la sécurité de nos deux mondes me serra le coeur. Cette femme était sérieusement impliquée, ce qui était bien loin d’être le cas de son seigneur. Je soupirai, attristée à cette idée. Que fallait-il donc à Meruwan pour qu’il daigne considérer les choses comme étant graves ? Ou plutôt primordiales ? L’inquiétude de la déesse me touchait, même si je prenais bien garde à n’en rien montrer. Un masque froid se peignait sur mon visage impassible, comme à l’habitude. Pourtant intérieurement, je bouillonnais. L’envie de remuer sérieusement Meruwan l’endormi me démangeait.

Je stoppai le pas, désireuse d’en apprendre plus sur la situation actuelle de Silraen. Meruwan n’était bien entendu pas le mieux informé du royaume et étant donné l’inquiétude d’Eleya, le chaos semblait s’étendre davantage. Je plantai mes yeux céruléens dans les siens et la dévisageai.

« Meruwan n’est qu’un inconscient qui semble davantage attiré par le repos et la tranquillité, quitte à se voiler les yeux sur la réalité. Malheureusement, il possède ces défauts en dépit de sa puissance surnaturelle. Ce qui fait de lui un dieu que personne ne pourrait défier mais qui n’est pour autant pas fait pour son rôle. Ce qui est regrettable. Pourtant, nous pouvons y voir un avantage… sans doute évite-t-il des morts inutiles. »

Autour de moi, je sentais la magie de la nature irradier telle une énergie vivante. Celle de Meruwan. Le dragon n’était pas loin, et le souffle de vie qui émanait de lui rendait l’atmosphère irréelle, chargée d’une magie bienfaisante et complaisante. Malgré moi, je m’y sentais extrêmement bien. Je poursuivai :

« Voilà la démonstration de son pouvoir. Malgré sa réticence, il émane de lui un cercle de vie qui maintient le Silraen ainsi. Mais pour combien de temps restera-il ce havre de sérénité ? Je l’ignore. »

Mon visage s’assombrit.

« Mais je suppose que si les choses continuent ainsi, le Silraen est condamné. L’Ydrasil combat le Chaos comme il le peut, mais nous ne pouvons assurer la protection de deux mondes bien différents. »

Je retrouvai un léger élan de gaieté et mon regard se fit moins dur.

« Cela dit, je ne laisserai pas Saphomoth poursuivre sa tâche, et si je ne puis intervenir directement dans les affaires du Silraen, je compte au moins remuer sévèrement le royal fessier de ce dragon. Votre peuple comme quiconque d’autre ne mérite pas cela. Je te conseille néanmoins de ne pas te dresser contre Meruwan, car même s’il fait preuve d’une passivité à tout épreuve, il n’en reste pas moins intelligent. Le problème désormais est de lui faire entendre raison, et pour cela, je n’ai pas la moindre idée de comment procéder. Peut-être pourrais tu m’y aider… »

Je me mis à réfléchir à toute vitesse, et lui fit part de mes pensées par la même occasion.

« Meruwan n’est pas stupide. Il sait reconnaître le danger lorsqu’il le voit. Les mots ne l’atteindront pas, en revanche… le mettre devant le fait accompli devrait le réveiller. Et c’est ce que nous allons faire. Connaitrais-tu une personne, un lieu, la moindre preuve physique qui pourrait prouver à Meruwan la gravité de l’avancée du Chaos ? Tu a mentionné des villages et des voyageurs… »

Nous tenions là un moyen de prouver au dragon la gravité de la situation. J’en souriais intérieurement. Et plus ce que nous allions lui montrer témoignerait de la corruption du Tolväar, plus les chances qu’ils le prenne au sérieux seraient importantes. Restait à trouver le sujet qui se présenterait à lui en tant que preuve.


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Eleya
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MessageSujet: Re: Il est temps d'ouvrir les yeux (PV Nodalie)   Sam 12 Avr - 22:08

J’étais écoutée avec sérieux et intérêt. Cela me rassura ma pire crainte a été de me retrouver face à une Déesse se moquant de Silraen et ne se battant que pour son propre royaume. En un sens, j’aurai compris cette décision. En quoi les habitants de Silraen avaient-ils le droit d’aller demander de l’aide après tant de millénaires sans lever le petit doigt pour les autres, ne se préoccupant que de leurs affaires et sans se soucier des problèmes extérieurs ? Les Dieux-Maîtres sont censés veiller sur Vanalheim et le protéger. L’un veut la destruction et un autre ne désire que sa tranquillité. J’admirai leur sœur Nodalie pour son courage et sa force de lutter pour le bien de tous. J’étais venue à elle sans savoir quelle serait sa réponse, si j’allais être écoutée ou rejetée. Ses paroles me firent chaud au cœur et je me sentis soudainement moins seule face à ce Mal qui se répandait lentement mais surement.

Meruwan n’était pas un Dieu à défier, aucun ne devait l’être. Malgré son caractère incompatible avec son rôle, il était puissant. Etait-ce donc de l’inconscience ou du courage que de vouloir braver son autorité si la vie des miens était en danger ? A un moment donné, qu’il le veuille ou non, les habitants de Silraen agiraient. Il était dans la nature de chacun de se défendre, de se battre pour sa vie et pour sa liberté. Je savais pertinemment ce que je faisais et je serais prête à affronter son courroux si c’était pour défendre les miens, ainsi que les autres. Mais en attendant, j’allais me taire sur ces pensées, préférant voir le déroulement de la situation avant de prendre une décision définitive.

-Je le sais puissant et j’ai trop de respect envers lui pour le provoquer. Mais parfois, franchir la limite est nécessaire. Je n’ai pas le don de voir l’avenir mais l’eau frémit, je la sens trembler. C’est la première fois que je la sens ainsi et c'est un message, un message de détresse. Elle voit ce que beaucoup ne voient pas. Je comprends que vous ne pouvez pas assurer la protection des deux mondes, surtout seule, et ce n’est pas ce que je demande.

Il était impossible que la sécurité de nos deux royaumes ne se fasse que grâce à un seul d’entre nous. Chacun devait y participer. Chacun le ferait à sa façon, en fonction de son mode de vie, de ses traditions, mais le principal était d’agir pour une cause commune et non de se laisser sombrer.

-Il faut s’unir. A plusieurs, nous sommes plus fort. Rester divisés, c’est provoquer notre perte à petit feu et Saphomoth le sait, il va utiliser cela contre nous. Il le fait déjà d’ailleurs. Nous avons un but commun : protéger nos terres, et un ennemi commun. J’ai vu au plus près certaines horreurs et je viendrai avec vous afin d’apporter ces preuves au Seigneur de Silraen.

Et des preuves, il y en avait. Dire le contraire serait mentir. Le tout était de savoir où aller pour les trouver. Les villes, les denses villages n’étaient pas touchés. Il fallait aller dans les montagnes ou dans les grandes plaines dont les villages étaient espacés avec de nombreuses routes. J’ai vu la mort dans les yeux d’un enfant, un enfant innocent qui devait rassembler le bétail avant de rejoindre sa famille, de dîner avec elle en toute quiétude. J’avais senti son sang dans la rivière, ce qui m’avait alerté. Etrangement, il était encore en vie à mon arrivée mais baignant dans son propre sang. Avec dignité, je l’ai remis sur la berge, essayant de calmer ses angoisses afin qu’il puisse partir en paix. Son inquiétude pour les moutons m’avait fait sourire. Il était aux portes de la mort mais il s’était inquiété pour ses animaux dont certains avaient été massacrés. Ce souvenir était le pire en moi. La mort d’un enfant ne devrait pas être permit.

Me ressaisissant, je répondis à la Déesse :

-Des villages dans les montagnes sont brûlés. Les paysans ont été enterrés sur place. Ce sont des traces que nous ne pouvons pas effacer. D’autres sont désormais abandonnés. Les Hommes ont fui vers des endroits plus sûrs, les villes notamment. Et j’ai ramené le corps d’un enfant sans vie à ses parents. Si nous leur demandons, je pense que certains pourraient témoigner, surtout qu’il y a quelques survivants. Peu certes, mais leurs témoignages nous seraient utiles, sans parler des conséquences aussi bien psychologiques que physiques, la plupart sont gravement marqués.

J’ignorais si toutes les créatures accepteraient, certaines étaient assez solitaires, isolées, préférant gérer leurs problèmes seules plutôt que de s’allier à d’autres. Cependant, je connaissais bien les Hommes pour les fréquenter depuis bien longtemps.

-Dîtes-moi ce que je peux faire et je vous aiderai. Si Meruwan refuse de nous accompagner, nous ferons venir les preuves jusqu’à lui et je me porte garante que certains accepteraient de témoigner.

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MessageSujet: Re: Il est temps d'ouvrir les yeux (PV Nodalie)   Dim 13 Avr - 17:28

« Il est temps d’ouvrir les yeux »
Eleya, Meruwan & Nodalie


Les menaces dont me parlait Eleya était sérieuses et graves. Comment Meruwan pouvait-il fermer les yeux sur la souffrance de son peuple ? Le dragon était puissant et robuste, il avait la faculté de balayer les fugolls d’un jet de flammes. Sa paresse était la seule limite à son pouvoir impressionnant. J’approuvais entièrement les dires de la déesse lorsqu’elle parlait d’union. Évidemment, le Silraen et l’Ydrasil à eux deux devaient sans nul doute avoir la capacité de renverser le Tolväar. Mais aucun des deux royaumes n’était assez uni pour cela, et la diversité des races accentuait davantage cette division.

Eleya était troublée par cette discussion et je devinai qu’elle se remémorait des incidents dramatiques. Des villages incendiés, des mortels massacrés… voilà qui n’avait rien de réjouissant pour une femme pacifique. Je comprenait sa douleur, et mon visage était assombri par la révolte. Saphomoth était vil et bien qu’il soit mon frère, le fait d’envisager ses armées de créatures immondes massacrant des innocents me donnait envie de lui arracher les yeux. Que Meruwan reste passif face à ces évènements m’indisposait plus encore, et j’avais plus que jamais le désir de le tirer de sa torpeur, violemment s’il le fallait.

Je hochai doucement la tête en approuvant l’idée d’Eleya.

« Nous mènerons Meruwan face à ces hommes et s’il refuse de nous suivre, ce seront eux qui viendront à lui. Dans le second cas, je ne pourrai me charger moi-même de cette escorte. Des affaires pressantes en Ydrasil m’empêchent de m’attarder trop longtemps ici. Mais je ne doute pas que vous et vos soeurs soyez assez prudentes et bienveillantes s’il fallait amener ici une ou deux victimes de Saphomoth. »

Mon visage se ferma et mes yeux fixèrent le vide. D’une voix cassante, je tranchai :

« Et qu’importe. Je délogerai Meruwan de sa demeure afin qu’il se rende lui-même sur les lieux de massacre. Par la force, s’il le faut. »

Je me tournai vers l’entrée du Sanctuaire. Les arbres gigantesques encadraient l’ouverture en arche qui s’élevait sur plusieurs mètres de haut. Je fis un signe de tête à Eleya, et m’avancai vers l’arche.

« Il est temps. »

Nous traversâmes l’intérieur du Sanctuaire. Ce lieu était un ode à la nature qui régnait ici en maîtresse, sauvage et indisciplinée. Des lianes parcouraient les murs et des bourgeons à deux doigt d’éclore poussaient doucement dans les creux des murs de pierre. L’herbe mousseuse couvrait le sol du Sanctuaire, lui donnant des allures de jardin sauvage. J’avancai jusqu’à une porte en bois nichée dans un recoin de la salle principale, et la poussai sans ménagement.

La clairière qui s’offrit à notre regard était tout simplement splendide. Au beau milieu des bois, une douce lumière dorée venait éclairer ce lieu où la magie se respirait à pleins poumons. Un immense chêne, le plus imposant de tout Silraen, trônait au milieu de la clairière, et envahissait la surface mousseuse de branches serpentant sur le sol tant son envergure était impressionnante. A son pied, un énorme dragon aux écailles émeraude était assoupi. Le rythme régulier de sa respiration berçait le lieu telle une mélodie calme et reposante.

Je jetai un oeil à Eleya. J’ignorai si elle avait déjà rencontré Meruwan mais si tel n’était pas le cas, la surprise risquait de se révéler intéressante. Je m’approchai sans aucune hésitation du dragon qui ne semblait pas avoir perçu notre présence. Sa corpulence couvrait une bonne partie de la clairière et sa robe verte se fondait parfaitement dans ce décor naturel et enchanteur. Je m’arrêtai finalement tout près du crâne qui faisait au moins vingt fois ma taille et d’une voix sèche, j’interpellai la créature, le regard froid et autoritaire :

« Meruwan, mon cher frère. Je suis enchantée de voir que tu vas bien et que tes habitudes sont restées les mêmes au cours de ces quelques millénaires. »

Je restai plantée face au dragon en ignorant parfaitement le risque de me prendre un coup à son réveil. Après tout, la discussion s’annonçait en elle-même musclée.

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Meruwan
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MessageSujet: Re: Il est temps d'ouvrir les yeux (PV Nodalie)   Lun 14 Avr - 17:27

Dans les fastes du Sanctuaire demeurait le dragon. Engagé dans un combat paisible, rien ne semblait pouvoir le distraire dans sa lutte acharné au nom de la tranquillité. Et pourtant, il fallut qu'une voix sèche résonne en écho dans son esprit pour qu'il daigne ouvrir un oeil. Le reste de son immense corps resta immobile, semblable à un arbre profondément enraciné à la terre. Sa pupille enflammée mesura silencieusement la situation. Seul sa respiration saccadée et lente combla le calme ambiant. Enfin, sa grande tête triangulaire s'éleva les dominant, puis se fut le reste qui se dressa, faisant légèrement tremblé le sol par le poids en mouvement.

Détournant son attention de deux femmes qui l'attendaient, il se mit en marche. Ondulant comme un serpent, ce dernier s'éloigna d'elles pour disparaître derrière le gargantuesque chêne contre lequel il était blotti un peu avant. L'angle était tel qu'on le croyait avalé par l'imposant tronc. De bien longues minutes s'écoulèrent avant qu'il ne réapparaisse de l'autre côté sous forme humaine. Foulant une racine noueuse d'un pas léger, il se glissa gracieusement sur la terre ferme. S'il avait troqué son apparence divine pour une autre, tout sa splendeur et sa dignité demeuraient concentrés dans cette petite enveloppe.

Il apparaissait dans un léger revêtement de soie d'un vert pastel. Une lourde cape blanche comme un parterre de neige vierge de toute empreinte lui couvrait les épaules. Un rubis scintillé à sa gorge pareil à un fruit mûr gorgé de saveurs interdites. Son visage se faisait impartial malgré la sagesse de son regard. Meruwan était apparu, prêt à subir les frasques des deux déesses.

J'ai entendu votre appel, il résonnait comme glace dans mon palais mental.

Le maître de Silraen s'approche brièvement et s'inclina légèrement en guise de salutation.

Ma soeur pourquoi donc troublez-vous mon repos ? Il y a bien un temps que je n'ai eu guère loisir de votre présence. Mes occupations vous préoccupent-elles ? N'est-ce donc point une pointe d'ironie que je décèle en vos paroles ? Vous n'êtes pas venue seule... Eleya, Déesse des Eaux Douces. Votre présence semble intruse. Quelle est donc la raison de votre venue à ses côtés ?

Sa voix se faisait douce comme la brise titillant les champs de blés. Le dragon se faisait patient malgré le fait qu'on l'avait délogé de sa méditation. Il espérait que cela ne lui serait pas bien long. Les visites ne l'enchantaient guère, mais il savait se tenir et être cordial. Son visage ne trahissait point un quelconque agacement. Il semblait tout disposé à les écouter sagement malgré les mots tranchants qui l'avaient accueilli.
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Eleya
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MessageSujet: Re: Il est temps d'ouvrir les yeux (PV Nodalie)   Mar 15 Avr - 17:10

La Déesse d'Ydrasil approuva mon idée, comprenant à quel point il était devenu urgent d'agir. Si nous ne faisions rien maintenant, il ne faudrait pas longtemps pour qu'il soit trop tard. Elle obligera son frère à nous suivre afin qu'il puisse voir de ses propres yeux le malheur qui commençait à s'abattre sur ses terres. Même si je craignais la colère du Dieu, je ne reculerais pas. Nul doute qu'il risquerait d'être point ravi de nous voir, surtout pour troubler sa tranquillité, mais j'aimais trop Silraen pour rester en retrait, pour éviter le courroux le Meruwan. Après tout, Nodalie était présente, je la laisserais gérer son frère au début. Je n'étais pas apte à réveiller le fier dragon paresseux. Elle était déterminée et moi aussi. A nous deux, j'étais convaincue que nous parviendrions à faire quelque chose du Maître de Silraen.

Je suivi la Déesse dès qu'elle reprit la route vers le refuge de son frère. Au début, je marchai à ses côtés, admirant le Sanctuaire. Il n'y avait pas plus beau lieu en ce monde. Sa nature si sauvage était une merveille à protéger et à respecter. Personne n'y pénétrait jamais, sauf ceux désirant voir le maître des lieux et ils n'étaient que peu nombreux. J'avais déjà eu le privilège de venir ici, après des prières où je demandais conseil. C'était il y avait bien longtemps, à l'époque où j'ai pris la place de ma mère. Même si j'avais appris à être Déesse et à diriger à peuple, personne n'était à l'abri du doute, parfois, il fallait demander conseil. Certaines de mes prières avaient reçu une réponse, d'autres non et je n'avais jamais insisté. Non, je n'avais jamais insisté auprès de notre Dieu-Maître. Lui, ainsi que sa sœur, était là pour nous guider mais il fallait aussi comprendre que sa vie ne se résumait pas à attendre nos paroles. Jamais je n'avais manqué de respect.

Meruwan avait être paresseux, aimant son repos et sa tranquillité, il savait se montrer agacer et mécontent. Dans ces moments-là, la meilleure chose à faire était de partir sans rien demander. Mais aujourd'hui, personne ne partit, au contraire. Je restai en arrière, observant cet immense dragon qui m'impressionnait toujours. Il était si majestueux et puissant qu'il était presque impossible de concevoir un tel caractère, mais c'était pourtant le cas. Je préférai que ce soit Nodalie qui lui fasse face, non pas par peur mais elle était la mieux placée pour le contrôler si nécessaire. Je ne doutais pas que notre présence l'agace et il fallait faire attention avec un dragon tel que lui.

Puis, il disparut derrière le chêne avant de réapparaitre à nous sous sa forme humaine. Je m'inclinai en signe de respect lorsqu'il m'adressa la parole avant de m'approcher. Il n'allait pas nous croquer, c'était déjà une bonne chose.

-Mon Seigneur, les terres de Silraen sont menacées, et j'ai demandé à votre sœur de l'aide pour vous montrer ce qui se passe ici. Des fugolls pénètrent sur nos terres et le nombre d'attaques grandit de jour en jour. Nos prières sont restées sans réponse, alors j’ai pris la décision de vous voir en personne. Il faut que vous agissiez.

Non, ce n’était pas un ordre, je n’oserai jamais face à un Dieu-Maître mais je n’hésitai jamais dans mes paroles, même si je savais les mesurer.

- Vous êtes notre guide, notre protecteur et Silraen a besoin de vous.

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MessageSujet: Re: Il est temps d'ouvrir les yeux (PV Nodalie)   Dim 20 Avr - 11:24

Le dragon ne perdait pas de sa splendeur même lorsqu’il apparaissait sous sa forme humaine. Meruwan avait toujours été impressionnant et j’avais l’impression qu’il en jouait avec ses interlocuteurs. Il m’avait répondu avec ce qui ressemblait à de l’indifférence. J’étais déroutée et je me calmai aussitôt. Il fallait croire que l’animosité qui s’était enclenchée en moi après ma discussion avec Eleya était malvenue, et j’avais la très mauvaise sensation d’être parfaitement impolie. Je m’étais attendue à ce que Meruwan réplique quitte à me remettre à ma place mais bien au contraire, il restait complètement imperturbable. Il ne paraissait pas agressif mais plutôt lassé par la discussion à venir. Après des millénaires et malgré le lien familial qui nous liait, je le connaissais donc si peu… Et la politesse exagérée qu’il employait nous concernant ne faisait qu’élever cette barrière d’incompréhension. Je ne savais décidément pas comment m’y prendre avec lui, et je laissai l’opportunité à Eleya de lui exposer directement ses inquiétudes.

Elle se montra prudente mais franche et je pensais qu’il s’agissait bien de la meilleure façon de communiquer la situation à Meruwan. Il fallait lui expliquer son point de vue sans détour et sans artifices. Je haussai un sourcil en souriant lorsqu’elle lui adressa ce qui ressemblait à un ordre dissimulé. Mais je l’approuvais. La situation n’était plus aux paroles futiles.

Je renchérissai afin de la soutenir :

« Meruwan, l’inquiétude de ton peuple est grande et grave. Jamais un silraeni n’était venu me trouver avant Eleya pour me faire part de ses inquiétudes. Il faut que les choses changent. Il y a quelques jours encore, j’ai croisé des patrouilles de fugolls dans les Hauts Bois. Il s’agit pourtant des terres les plus sacrées de tout Silraen, le coeur même de ton royaume qui en renferme la capitale. »

Je tentai de me montrer douce, laissant ma rancoeur derrière moi. Ce qui se révélait particulièrement difficile en raison de mon tempérament de glace. Je secouai doucement la tête en repensant au Chaos qui progressait sur ces terres si belles, berceau de la nature, berceau des mondes.

« J’ai suffisamment de préoccupations avec l’Ydrasil. Je ne peux pas venir en secours à ton peuple en plus du mien, du moins pas suffisamment pour endiguer l’avancée du Tolväar. »

Je plantai mon regard dans la sien.

« Tu dois faire quelque chose. Tu es le Dragon. L’être sûrement le plus dangereux de nos mondes. Les villages sont en feu, des silraeni sont massacrés. Le peuple d’Eleya qui est entièrement pacifique et non préparé à la guerre est même prêt à se battre pour sauver le Silraen. Tu dois mener une répression contre le Tolväar et débarrasser ces terres de leur présence infecte. Je t’y aiderai. »

Après ce discours, j’ignorais quoi lui dire de plus afin de le convaincre. J’étais prête à l’épauler afin que nous nous débarrassions de nos ennemis. Lui seul désormais avait les clés du destin du Silraen. Et s’il refusait, que pouvais-je faire d’autre ? Le convaincre par la force était une idée stupide qui n’amènerait à rien. Et s’il n’avait pas l’intention de se déplacer de lui-même pour voir l’étendue des dégâts et rétablir l’ordre, comment pouvais-je inciter un Dragon non consentant ? De sa réponse dépendrait le sort de tout son peuple. J’espérais simplement qu’il se rende compte de l’importance de notre demande.
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Meruwan
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MessageSujet: Re: Il est temps d'ouvrir les yeux (PV Nodalie)   Jeu 1 Mai - 12:11

La simple évocation de "menace" le rendit maussade. Cependant, Meruwan allait écouter jusqu'au bout les deux déesses. Comme toujours il se montrait patient et ne souhaitez par les interrompre pour en terminer au plus vite. Ne pouvant rester stoïque plus longtemps, il fit les cent pas devant elles. Le rythme se faisait lent. Le bruit quasi-inexistant. Des fugolls ? Pourquoi iraient-il jusqu'à nous ? Voilà bien une chose qui lui échappait. Si le mal rampait depuis longtemps à leur porte, c'est seulement maintenant qu'il entrait. Pourquoi lui dire si tardivement une telle chose ? Si son peuple souffre depuis un moment, cela n'est sans aucun doute de passage. Ou peut-être n'était-ce qu'une provocation pour faire sonner la guerre en toute légitimité ?

- La violence ne résoudra rien ma soeur. Elle ne fera que précipiter le Chaos. Pouvons-nous nous permettre une telle chose ? Si elle touche Silrean, elle touchera Ydrasil. Est-ce donc une chose que vous souhaitez ? Entraîner vos sujets dans les vices de la guerre ?

Dans un second temps, il était en présence de sa soeur cadette, chose qui bien entendu affichait une certaine gravité. Longtemps son quotidien ne fut pas bousculer par celle-ci. Meruwan devait prendre en compte son intervention. Et il avait cette autre déesse qu'il n'avait que trop peu vu, mais en connaissait tout de même le nom. Il les regarda toutes deux, muré dans un silence songeur.

Malgré son visage neutre et sa voix blanche, le maître de Silraen était tiraillé par ses nouvelles. Non sans pour autant être paranoïaque, il songeait à tous le pourquoi des événements. Si une chose lui tenait à coeur, c'était bien celle d'éviter une nouvelle confrontation. Il valait mieux attendre que tout cette agitation se dissipe peu à peu, comme toujours. A force, ils vont devoir se lasser de ne rencontrer aucune résistance sur le chemin et retourner sur leurs terres désolées. Cela lui semblait logique. Le dragon s'arrêta alors de marcher et tourna son visage vers ses deux interlocutrices. Un quart de sourire était apparu sur ses lèvres. Pas de joie, de moquerie, de tristesse, rien de tout cela...
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Eleya
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MessageSujet: Re: Il est temps d'ouvrir les yeux (PV Nodalie)   Jeu 8 Mai - 19:58

Il ne ferait rien. Le grand dragon de Silraen ne bougerait pas ses grosses fesses. C’était clair et net. Je n’avais qu’une seule envie, c’était de le prendre par la peau du cou et de le secouer comme un prunier. Bien que la vision fût plaisante, ce geste était totalement impossible. Jamais je n’oserais un tel comportement vis-à-vis de mon Dieu-Maître, cependant, je n’en pensais pas moins et si j’en avais eu le pouvoir, je n’aurais pas hésité. Malgré l’intervention de Nodalie, il ne changerait pas d’avis. Il resterait cloitrer dans ses idées jusqu’à ce qu’il soit trop tard. J’ignorais comment nommer un tel comportement : de l’égoïsme ? De l’inconscience ? Je l’ignorais totalement.

-J’avais confiance en vous. Vous préférez tourner les yeux à la souffrance de votre peuple plutôt que de décider de prendre les armes ? Vous le perdrez, soyez-en sûr. Je fréquente les humains et je peux vous confirmer que beaucoup se posent des questions : les avez-vous abandonnés ? Si vous restez dans votre tanière, vos sujets vous tourneront le dos et feront ce que vous vous n’aurez pas fait. Des villages ont été désertés par crainte, d’autres fument encore de l’attaque de fugolls. Les avez-vous vus ? Avez-vous vu ces corps sans vie d’innocents brûlés vifs ? Avez-vous entendu les pleurs des survivants et des orphelins ? Ils espèrent tous une aide. Viendra-t-elle ?

Jamais je n’aurai cru être capable de parler de la sorte à un Dieu-Maître mais ma peur était grande. J’avais peur pour mon peuple, pour tous ceux demeurant en Silraen. C’était la mort qui nous attendait et il ne semblait pas la voir. Il voulait préserver nos vies en évitant une guerre mais quoi qu’il fasse, elle était inévitable. Elle était là, à notre porte, et se cacher derrière nos murs nous détruirait tous. Il était un dragon, sa simple présence suffissait à semer la crainte dans le cœur des êtres vivants. Il pouvait aisément faire comprendre aux sbires du Tolväar qu’ils n’étaient pas les bienvenus sur nos terres. Les citoyens ne seraient pas obligés de prendre les armes et ils auraient à nouveau confiance envers Meruwan.

-Je vous voue un profond respect, n’en doutez pas. Mais n’imaginez pas que cette situation va s’arranger, au contraire. Plus nous attendrons, moins nous pourrons agir et les pertes seront alors terribles. Il sera trop tard pour réagir, pour protéger nos frontières et nos peuples. Ydrasil ne pourra pas nous protéger. Il ne peut pas protéger deux royaumes en même temps, bien que, j’espère que les peuples de Silraen pourront y trouver refuge si le pire devait arriver, fis-je en me tournant vers la Déesse Nodalie.

Si Silraen tombait, le Royaume des Cieux serait le dernier lieu où aller.

-Montrez qui vous êtes. Montrez que nul ne peut pénétrer ici dans le but de semer le sang et la mort. Vous ne voulez pas de violence ? Faîtes au moins fuir ces créatures immondes de vos terres, que cela soit un message pour le Tolväar.

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Eleya
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MessageSujet: Re: Il est temps d'ouvrir les yeux (PV Nodalie)   Mer 15 Oct - 19:52

Bonsoir Smile

Voilà, vu la date du sujet et de la dernière réponse, je le considère comme abandonné (pour ma part en tout cas). Il reste en attente en attendant votre réponse.

Bonne soirée,

Eleya.

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Il est temps d'ouvrir les yeux (PV Nodalie)

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