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 Libre | Rien que de la nourriture pour Ver

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Foleun
Dieu des Cauchemars Perfides
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MessageSujet: Libre | Rien que de la nourriture pour Ver   Ven 25 Juil - 13:42

Un cri inhumain tranche bientôt le silence mort du dédale. A l'immobilité des cristaux succèdent bientôt la destruction d'un corps massif se tordant de douleur, venant percuter les parois sans âge... Et y pulvériser les petits corps qui s'accrochent à ses chairs. Ses dizaines de petites pattes - en comparaison de l'être entier - frétillant à l'unisson, s'acharnant à le propulser, le Ver s'enfonce parmi les veines de pierre, alors que des mortels se cramponnent à lui, aux lames qu'ils ont enfoncé en traître dans ses anneaux gigantesques.

Brusquement, le ver se contorsionne, faisant rouler son corps musculeux. Des ennemis hurlent une dernière fois leur rage avant de finir écraser dans le cataclysme, laissant une minuscule trace écarlate se mêlant au venin suintant de la peau épaisse, et leur petite aiguille l'ayant transpercée. L'un des survivants parvient à asséner de nouveaux coups à l'aide d'une seconde arme qu'il n'a pas lâché, faisant jaillir un peu plus de sang noirâtre.

"Je te tuerais, pitoyable ver ! Je donnerai ton cœur pourri aux miens ! POUR SAPHOMOTH, ET LE CLAN...
- TU PIQUES, AGAÇANTE PETITE CHOSE. CE QUE TU PIQUES.
" tonna la voix du dieu.

Les tympans déjà meurtris par la puissance vocale de la créature géante, le guerrier n'en continua pas moins de frapper. Seuls le cuir et les bandages dont il était couvert lui épargnait les effets du venin du ver, là où d'autres de ses compagnons avaient succombé, écrasés ou gisant endormis quelque part, plus loin dans le sillage de la chevauchée folle. Soudainement, la créature se souleva, tordant son corps monstrueux vers l'arrière, effleurant de ses pattes agitées le plafond de minéral obscur. Le ver se fit anneau de chair vibrante. Avant de se laisser retomber.

Des mortels périrent, pressés entre des anneaux, à la fin d'une chute de plusieurs dizaines de mètres... Mais certains trouvèrent le salut dans ce corps qu'ils avaient attaqué, atterrissant sur le ver. Faute de prise, couvert du venin suintant de la peau, n'ayant plus leurs armes restées enfoncées, les derniers hommes & femmes en vie hurlèrent en glissant jusqu'au sol. Là, le Ver les domina. Et les illusions assaillirent leurs sens. Luttant, implorant, gémissant, ils baignèrent dans le liquide soporifique qui emplissaient le bassin formée par la créature entourant ses victimes. Qui bientôt tombèrent dans le monde des songes.

L'esprit agacé par ses quelques infimes blessures, dans lesquelles les armes demeuraient, à réveiller à chaque mouvement ses petites douleurs, Foleun se resserra autour de petit groupe d'endormis, son influence violant leur inconscient, les mettant face à leur faiblesse, se régalant de la fange d'émotions qu'elle éveillait... Je vais rester avec vous. Dormez, dormez ! Petits fous apeurés...

Dans le dédale de pierre morte, veinée de minéraux froids, le Ver se nourrit, après avoir été détourné de son errance curieuse par quelques fous avides de gloire.


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Hiergon
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MessageSujet: Re: Libre | Rien que de la nourriture pour Ver   Dim 27 Juil - 13:36

Hiergon volait. Sous la forme d’une nuée de mouches, il pénétrait désormais dans les  dédales inconnus. Pourtant, il quittait rarement la tour Purulente. Si le Dieu casanier était sorti aujourd’hui, c’était pour traquer un groupe d’humain. En effet un de ses chers lakhans avait été retrouvé mort, sa tête manquante, une lance plantée au travers de son corps. 

Il y avait bien longtemps qu’aucun de ses lakhans n’avait été tué. Hiergon passait tout son temps enfermé dans sa tour, perdue au milieu des Cimetières Livides. Ainsi il avait peu d’ennemis et donc peu de raisons si ce n’est aucune, d’envoyer ses lakhans au combat. D’autre part, les lakhans demeuraient de redoutables bêtes dotées d’une certaine forme d’intelligence. Il avait fallu des siècles et des siècles de tests et d’expérience au dieu des infections pour les créer, et en faire des créatures viables et puissantes. Aussi ils n’étaient guère aisé de s’en débarrasser, surtout lorsqu’on était mortel.
 
Les nombreuses questions sans réponses qui découlaient de cette mort, avaient tirées Hiergon, dieu des maladies en dehors de la Tour Purulente, à la recherche du coupable. Sous la forme d’un essaim de mouche, il avait quitté la tour pour se rendre à l'endroit ou d’autres lakhans avaient découvert le corps de leur camarade. Les sens drosophiles permirent à Hiergon de trouver la trace des coupables, et toujours en essaim, il se lança donc à leur poursuite. Ils semblaient se diriger vers les Dédales Inconnus.
C'était mauvais signe. Ces grottes et ces couloirs de pierre formaient un vrai labyrinthe, si les hommes qu'il poursuivait savaient ce qu'il faisaient, il lui serait quasiment impossible de les retrouver dans ce dédale à l'ordonnancement chaotique. 

Les mouches entrèrent dans le dédale faisant légèrement vibrer l'air du vrombissement de leurs ailes. L'essaim se séparait dans les tunnels puis se retrouvait, sans comprendre quel chemin lui avait permis de retrouver entier. Sa quête allait s'avérer vaine, lorsque des bruits de lutte se firent entendre. Remontant jusqu'à leur source, il fut surpris et l'essaim s'arrêta net, lorsqu'une voix puissante, à coup sur, divine, tonna :
"TU PIQUES, AGAÇANTE PETITE CHOSE. CE QUE TU PIQUES."

Les ondes sonores, menèrent l'essaim droit au propriétaire de la voix et dans le même temps, aux hommes qu'il recherchait. En effet après avoir descendu le long d'un immense couloir vertical, il tomba sur une immense cavité au centre de laquelle se trouvait un gigantesque ver, duquel semblait suinter un liquide noirâtre. 

Les hommes tant convoités étaient aussi présents. Certains paraissaient endormis, d'autres gisaient, morts, surement écrasés par la masse imposante du ver géant. Le ver était véritablement cauchemardesque. Long et épais, il semblait surveiller le sommeil des humains encore vivants. Le liquide qui suintait du corps du ver pouvait passer pour du sang, cependant celui-ci ne semblait guère être normal. Un tel ver était forcement une créature immortelle, voir un dieu, si on se fiait à la puissance qui en émanait. Ce n'était qu'une question de secondes avant que cet espèce de  cauchemar vivant ne sente sa présence. Les mouches se mirent ainsi à tournoyer. Dans le sens inverse des aiguilles d'une montre et s'agglutinèrent les une aux autres jusqu'à former une silhouette humaine.  La silhouette devint un homme grand et fin, encapuchonné et vêtu de capes noires, entouré d'un halo verdâtre, fixant de ses yeux malsains, la scène qui déroulait devant lui.
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Foleun
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MessageSujet: Re: Libre | Rien que de la nourriture pour Ver   Dim 27 Juil - 18:56

Qui est cette femme, qui te fait tant verser de larmes ? Et le ver le sut, alors que dans son monde onirique, l'homme se jetait au pied du spectre et s'y faisait poignarder. Qui sont ces hommes qui te poursuivent tout en maudissant ton nom ? Et le ver le sut, alors que sa victime tombait sous les coups de ses poursuivants. Et quelle est cette maladie qui te ronge, pourrissant tes chairs de ton vivant ? Il le sut de même, tandis que le corps mental noircissait, se gorgeant de pu & de créatures grouillantes... Et Foleun le sentit. Une présence qui n'était pas , avec ceux qu'il observait se débattre dans la fange de leurs cauchemars.

La créature monstrueuse cligna de ses nombreux yeux blancs. Et vit, tout en ressentant sa puissance, la silhouette aux capes sombre. Ses petites pattes s'agitèrent sous l'effet de sa curiosité... Et du doux sentiment qui enflait dans sa large carcasse : la reconnaissance. Connaître sans l'avoir guère vu, et pourtant se sentir lié... Le Ver avait devant lui l'un ceux dont les songes l'avaient nourri.

"AAAAAAAAHHHH... soupira-t-il de joie. UN CRÉATEUR EST VENU VOIR FOLEUN."

Et avec la lenteur d'une baleine, la grâce en moins, Foleun salua de son corps gigantesque l'observateur, alors que l'un des hommes hurlait dans son sommeil... Et ces êtres aimés qu'il voit dévorés par les flammes... Et il n'y peut rien. L'appel du monde des songes le fit frisonner. Mais c'eut été dommage de dénigrer l'être présent. D'autant qu'il ne peut savourer ce plaisir-la...

"OU EST-CE AUTRE CHOSE QUI T'A ATTIRE ?"

Question idiote. Et le Ver frémit. De la chair de ses anneaux s'extirpèrent plusieurs minuscules bras squelettique, tressautant, avant de palper les mètres de peau les entourant. Refermant leur poigne sur les lames & les poignées, ils retirèrent les agaçants jouets des mortels de leur étaux vivant. Alors même les armes tombaient, le Ver rapetissa, les membres se rétractant encore plus vite. Le métal tinta sur la pierre alors que se tortillait une larve à la chair pourrissante. Là, d'innombrable yeux tournoyaient. Et de cette masse, des membres jaillirent, des mains saisissant des pans de peau pour les assembler et les coudre à toutes allures. Quelques infimes instants de couture, et le corps tint debout. Foleun farfouilla dans sa masse de globes oculaires pour en faire sortir la mâchoire, puis sautilla vers son aîné Tolväar.

"Les mortels ? Pourquoi, créateur ? Et puis-je connaître ton nom ? Comptes-tu les tuer, ou trouves-tu ton plaisir autrement ? " l'interrogea-t-il d'une voix caquetante, son regard aux multiples miroirs se fixant tour à tour sur le dieu lui-même, les voiles l'entourant qu'un courant d'air sec agitait, ou encore les ondulations de l'aura verdâtre l'entourant, comme s'il était possible à Foleun d'y apercevoir quelque chose.


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Hiergon
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MessageSujet: Re: Libre | Rien que de la nourriture pour Ver   Lun 28 Juil - 13:26

Le ver aux dimensions démesurées, leva sa grosse tête vers Hiergon et poussa une exclamation qui ressemblait a de la joie : 

"AAAAAAAAHHHH... UN CRÉATEUR EST VENU VOIR FOLEUN"

Créateur ? Pourquoi l'appelait-il créateur ?  Et puis pourquoi cette joie soudaine ? Hiergon sortait peu de sa tour mais il était certain que rares étaient les êtres qui ressentaient de la joie a sa vue... Sauf Diaval peut être. Le ver inclina le haut de son corps, dans une étrange imitation de salut. Il le respectait, il semblait même le connaitre. Et le connaitre personnellement pas uniquement en tant que dieu. 

Un des hommes endormis hurla. Le ver parla :

"OU EST-CE AUTRE CHOSE QUI T'A ATTIRÉ ?"

A peine sa question finit, que le maitre des infections pu admirer avec une fascination morbide des bras rachitiques jaillir du corps du ver pour en retirer les armes humaines plantées dedans.  Avant qu'elles ne touchent le sol. La larve gigantesque se tortilla en tout sens tout en rapetissant à vue d'oeil. La masse de chair grouillante finit par atteindre une taille humaine et des membres en sortirent, accompagnés d'une multitude d'yeux globuleux. Les membres se mirent a coudre les pans de chairs entre eux. 

Devant Hiergon se tenait une créature humanoïde qui n'avait rien à envier au ver quant à son allure cauchemardesque. La où aurait du se trouver un visage des dizaines d'yeux étaient maintenus ensembles par un fils, qui semblait menacer de lâcher à tout instant.  Une mâchoire, avait on ne savait comment, trouvé sa place au milieu de tous ces globes oculaires. Le corps le la créature était constitué de pans de chairs cousus entre eux. Au milieux de la poitrine un oeil le fixait. Ses jambes étaient finie par des piques de bois. 

Immonde. Prodigieusement immonde. 

Sautillant sur ses pieds de bois, la créature s'approcha de lui : "Les mortels ? Pourquoi, créateur ? Et puis-je connaître ton nom ? Comptes-tu les tuer, ou trouves-tu ton plaisir autrement ?"

Hiergon était la pour les lakhans, mais le ver paraissait tout a coup être bien plus important que tout le reste, sans qu'il sache réellement pourquoi. L'être aux cent yeux devenait soudain bien plus intéressant que ses créations et il avait réussi à piquer la curiosité du dieu des maladies. 

La créature semblait déjà le connaitre sans savoir quelles étaient ses fonctions, aussi le dieu ne vit il pas intérêt a lui mentir : 
"Je suis Hiergon, Dieu des Maladies et Maître de la Tour Purulente. Nous verrons plus tard si je suis intéressé par ces humains, poursuivit il, dis moi plutôt qui tu es. Je ne t'ai jamais rencontré et pourtant tu semble me connaitre et ne pas savoir qui je suis tout à la fois, comment est ce possible ?"


Hiergon fit un pas vers la mystérieuse créature, impatient d'obtenir des réponses et incapable de contenir sa curiosité. Il sortait tellement rarement de tour, et il était si exceptionnel pour lui d'être intrigué de la sorte qu'il ne parvenait même plus a cache sa hâte.

"Et tu m'as appelé "créateur", pourquoi ?" s'enquit-il avant que son interlocuteur n'ait pu répondre à sa première question, continuant de détailler la créature sous toutes ses coutures.
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Foleun
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MessageSujet: Re: Libre | Rien que de la nourriture pour Ver   Lun 28 Juil - 15:43

Ce Créateur ne sait-donc pas ? Tandis que ses affaires terrifient les mortels, lui n'entend pas les suppliques de leur esprit dans leurs songes... Je le sens mais lui ne sent pas sa Création... Une seule de ses jambes posée au sol, l'autre plié en arrière, le Dieu des songes malades se penchee, réfléchissant, ses yeux multiples vagabondant aussi bien sur les roches silencieuses que son aîné Tolväar à l'apparence quelque peu mortelle. Leur ressembler... Alors que sont-ils pour lui ? Mais n'a-t-il pas perçu l'existence de cette entité née de ses songes, y puisant la vie, et de ceux des autres ? Les dents jaunâtres claquèrent doucement. Ce moment de son existence n'avait été que sensations et pulsions... Y faire correspondre des mots, en déterminer le comment et le pourquoi... Jamais exact, jamais. Magie... Energie...

"Foleun est né des songes. Les songes l'ont nourri, les songes l'ont pourri... Mais le Créateur n'en a rien perçu, n'est-ce pas ? Et maintenant Foleun sait trouver, chercher. Séparé des Créateurs tout en croisant leurs échos dans les cauchemars des mortels..." Sa voix enflait et s'apaisait, tandis que ses doigts s'agitait, comme manipulant encore les fils de son physique actuel. "Foleun donne vie à ce qu'ils cachent,  et voit comment ils se détruisent, détestant ce miroir, cette fenêtre de vérité. Là où mon venin les mènent, ils chantent beaucoup, et Foleun aime écouter."

Ses claquements de rire ravis filèrent rebondir sur les parois, se répandre dans le dédale. L'un de ses bras se tendit comme de sa propre initiative vers le groupe des dormeurs agités. Une survivante sanglotait, le sel de ses larmes se mêlant au poison qui couvrait encore sa peau.

"Eldès est forte... Mais Eldès crie quand la maladie est dans son lit, et ronge son étincelle de vie." raconte tendrement le Ver. "Me reconnais-tu, Hiergon Créateur ? Comprends-tu ?"

Un millénaire et demi d'ignorance... Mais il ne comptait pas s'en offusquer. Le Ver n'avait pas moins bénéficier de "l'inspiration" que l'existence de ce Créateur avait insufflé aux êtres doués de conscience, et d'un certain attachement à la conservation de leur santé physique.

Un bruit... Et le Dieu sursaute, alors qu'une petit lame se plante dans son épaule. Mais moins petite pour ce corps que celui, gigantesque, d'un Ver. Foleun réalise que l'un des esprits ne hurlent plus. Oh... Je l'ai délaissé lui...

"Toi... Maudit... Sors de ma... Tête..." dit l'une de ses victimes, le bras encore tendu, luttant pour prononcer chaque mot.
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MessageSujet: Re: Libre | Rien que de la nourriture pour Ver   Mar 29 Juil - 23:38

Tantôt perplexe et dubitatif, tantôt captivé et convaincu, Hiergon buvait les paroles sibyllines du dieu. Car s'était désormais clair il se tenait en face d'un dieu, né de ses propres songes et de ceux de ces confrères du clan du chaos, ainsi que Saphomoth surement. Diaval allait surement trouver cela hilarant. Il pouvait déjà l'entendre hurler de rire qu'il avait conçu un enfant avec Neképech. Si il avait été un peu moins concerné, il aurait surement lui aussi perçu le coté humoristique d'une telle situation. 

Mais pour le moment il était trop intéressé par ce nouveau dieu. Peut être pas si nouveau que ça d'ailleurs. 

Alors qu'il écoutait le dieu, qui se présentait quasiment comme son enfant il compris qu'il maitrisait les rêves. Enfin les cauchemars plus exactement. Ce qui expliquait pourquoi les humains s'étaient endormis à coté d'un ver géant. 
Maintenant qu'il y pensait et que "Foleun", puisque tel était son nom, le lui posait la question, il se demandait en effet comment il avait pu ne pas remarquer sa présence. D'autant plus qu'il en avait entendu parler. Enfermé dans sa tour, reclus dans son laboratoire il n'avait prêté aucune attention à toutes ses rumeur, rapportées par les lakhans. Peut être avait il passé trop de temps à l'écart du Tolväar. 

Mais le fil de ses pensées fut interrompu lorsqu'un poignard vint se ficher dans l'épaule du dieu des cauchemars. 

"Toi... Maudit... Sors de ma... Tête..." gémit un des humains, à moitié redressé, le bras tendu en direction de la divinité toute en chair et en oeil. 

Avant même que Foleun ait pu esquissé un geste, Hiergon tendit une main, ganté de noir, en direction de l'homme. Des mouches jaillirent de sa manche et s'introduisirent à l'interieur du bipède par son orifice buccal.

Celui porta sa main à sa gorge en toussant, tentant en vain d'expulser les drosophiles de son corps. Éternuant de plus en plus violemment, son visage devint rouge et il cracha de la bile. Au bout de quelques secondes il retombait au sol continuant à tousser, un fin filet de bave s'échappant d'entre ses lèvres. 

"Il ne se relèvera pas. Je ne l'ai pas tué cependant. Si je poursuivais ces humains, c'est toi qui les a attrapé, ils sont donc tout à toi."

Les humains lui auraient certes été utiles, mais pour l'instant il préférait largement ne pas se mettre Foleun à dos, ni même prendre le risque de le vexer pour de simples mortels. Il avait encore bien des choses à lui demander.

" Depuis combien d'années parcoures-tu les terres du Tolväar ?" poursuivit-il.
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Foleun
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MessageSujet: Re: Libre | Rien que de la nourriture pour Ver   Mar 12 Aoû - 13:12

Et de sa démarche sautillante Foleun avait suivit avec un siècle de retard l'escadron bourdonnant, se mordillant les ongles d'une main en observant le phénomène. Le Dieu à l'aura verte était toujours là mais l'attention du Ver avait été détournée. Et ses yeux physiques comme mentaux se régalaient de ce qu'ils voyaient. Fascinant... Oui, mouches, mouches qui bourdonnent et l'envahissent... Presque délicat, il piqua de sa dague le résistant inconscient, se concentrant à nouveau sur le maintien des esprits présents dans le monde onirique. Son monde à lui. Toujours vivant, oui... Et maintenant, RÊVE ! Et le mortel rêva. Et les insectes s'y trouvaient. Foleun exulta de ravissement, poussant de petit cris devant le spectacle imaginaire du corps se tordant,  se boursouflant sous la pression des insectes ayant envahi ses chairs. L'humain ne pouvait hurler, même là, la gorge emplie d'une masse bourdonnante. Et le pauvre créature qui ne pouvait voir cela... Mais si, MAIS SI !

Se redressa lentement, d'une manière saccadée, le Ver observa avec un regard tendre l'illusion se faire. La toux de l'homme se changea en étranglement... Et ce qui emplissait ses rêves se transposa à la réalité. Chair infestée.

"Si ses compagnons étaient éveillés pour le voir... Oh que c'est beau, beau, beau !" Chantonnait Foleun en reculant pour laisser Hiergon voir.

L'enfant involontaire était heureux : les Créateurs étaient si distants dans son monde de cauchemar ! Il ne pouvait guère partager avec eux, ne pouvait guère découvrir, révéler leur psyché corrompue... Tous protégés, trop dangereux... Mais en ce jour, il montrait à l'un de ses parents ce qu'il trouvait si jouissif : le résultat de leurs influences mêlées.

"Si le Créateur ne sait pas, le Créateur a en tout cas compris : ne pas tuer, laisser en vie ! Cela est bien, très bien ! Le mortel le rêve, le mortel se souviendra, toujours, des mouches qui l'ont étouffé. C'est beau, merci, merci !" s'exclamait le dieu des cauchemars tout en sautillant, applaudissant, autour de l'illusion crée. "Depuis des siècles ! Des siècles ! Les Créateurs n'ont peut-être pas remarqué Foleun, ne l'ont peut-être pas reconnu, mais lui a toujours apprécié leurs cadeaux."

A faire des cabrioles de joie, le Ver trébucha sur une autre de ses victimes, tombant dans les restes gluant de son propre venin. Sans en être affecté, puisque son esprit s'y trouvait déjà en partie. Si son aura était assez puissante pour que les songes de l'individu n'en souffrent pas, se prolongeant sans interruption, son rire lui se brisa net alors que la lame s'enfonçait davantage dans sa chair. L'illusion qu'il maintenait se brisa. Les chairs du rêveur cessèrent d'être poussées de l'intérieur, sa respiration redevint normal, et le bourdonnement cessa.

"Oups ! Aïe aïe ! Pique, ce que ces armes piquent !" glapit Foleun en se redressant prestement.

Tâtant sa chair, le Dieu se rappela de quoi il était question. Alors la peau frémit, la masse en dessous se tortilla. Tel une créature vivant dans la bout, cette portion du corps du Ver sembla cracher l'arme intruse dans un giclement de liquide noir. Soupirant de soulagement, Foleun n'en jeta pas moins un regard mauvais à l'objet, avant de le frapper d'un coup vif & adroit de l'une de ses jambes de bois. En équilibre sur l'autre, il observa le bout de métal fuser, allant tinter contre l'une des parois lointaines du dédale.

HRP:
 
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Hiergon
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MessageSujet: Re: Libre | Rien que de la nourriture pour Ver   Sam 23 Aoû - 11:20

Hiergon observait le Dieu des cauchemars, fasciné. L’humanoïde semblait…heureux. Sautillant sur place, se tournant vers les mortels endormis, il expliquait avec entrain le songe horrifique perpétuel dans lequel il avait piégé ses victimes. Dans ses propos, il semblait aussi ravi par la maladie que Hiergon l’était par ses cauchemars.

Il y avait donc un nouveau dieu du Tolvaär, enfin pas tant nouveau apparemment. Foleun prétendait exister depuis des siècles. Depuis combien de temps Hiergon n’était-il pas sorti de la Tour ? Plusieurs siècles surement. « Il faut que je sorte plus souvent » songeait le dieu encapuchonné. 
Hiergon ignorait que d’autres dieux pouvaient apparaître, mais en y réfléchissant cela n’était pas si étonnant. Lui-même n’était pas destiné à une telle place lorsqu’il était né, simple bactérie parmi tant d’autres. Cela signifiait peut être qu’il pouvait encore créer d’autres créatures, plus terribles que les précédentes. Que de réjouissantes perspectives.

Ce nouvel être divin teintait l’avenir d’une nouvelle couleur, toujours plus sombre et plus obsucre, pour le plus grand plaisir de Hiergon. Un dieu des Cauchemars. Autant dire qu’il disposait d’un pouvoir quasi-infini, qui n’avait pour limite que son propre esprit. Hiergon d’ordinaire si réservé et taciturne se sentait transporté de joie. Et il en était en plus un créateur. Les niaiseries du genre paternel fier de sa progéniture, n’étaient pas son style. Que ce soit avec ses maladies, ses lakhans ou avec son manticore, il s’appliquait à se comporter en créateur détaché, quasiment indifférent.

Et pourtant il se sentait fier d’avoir participé, bien qu’à son insu, à la création d’une si merveilleuse abomination.
Commençant à faire les cent pas, il réfléchissait à tout ce que la découverte de cet enfant non désiré et pourtant si réussi,  impliquait.

« Là où j’attaque la chair, tu attaques l’esprit. La mouche et le ver. Nous n’aurions pas faire mieux si nous l’avions voulu. Mais contrairement à moi qui suis limité au plan physique, ta seule limite est ton imagination. Saches que je me réjouis d’avoir participé à ta création, Foleun ».

Les mouches volaient en tous sens dans la sombre caverne, trahissant l’excitation du Dieu malade.

« Dire que tu existes depuis des siècles, et que je ne te rencontre que maintenant. Que de temps perdu. J’avais entendu parler de toi mais je n’ai guère prêté attention à ce que je prenais pour de simples rumeurs, colportées par des humains à l’imagination trop fertile. Tu m’en vois navré ».

Hiergon s’approcha des corps endormis, tourmentés par les rêves malsains du Dieu ver.


 « Sais-tu qui sont ces humains, Dieu des cauchemars ? »
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